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Marine Fauthoux : « Je retiens qu’on a perdu d’un point en finale »

JO de Paris - Très déçue après la défaite contre Team USA en finale olympique (66-67), Marine Fauthoux s'est exprimée devant la presse.
Marine Fauthoux : « Je retiens qu’on a perdu d’un point en finale »

Marine Fauthoux avait la mine des mauvais jours après la défaite contre Team USA.

Crédit photo : FIBA
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Marine Fauthoux (1,74 m, 23 ans) a été très responsabilisée dans le dernier carré du tournoi olympique féminin. Relancé dans le cinq majeur à la place de Romane Bernies, la Béarnaise était très frustrée après la défaite d’un point en finale (66-67), contre Team USA. « On a des émotions de fierté, sur le bon match qu’on a finalisé face aux meilleures », a-t-elle commencé, malgré une mine déconfite. « Moi je retiens qu’on a perdu un point en finale ».

« On a eu un plan de jeu très élaboré »

Il s’en est fallu de peu pour que les Bleues réalisent un exploit, celui d’être les premières à priver les Américaines de titre depuis 1992. « Franchement, il y a vraiment plein de petits détails », estime-t-elle au sujet de ce qu’il a manqué. « On laisse beaucoup de rebonds offensifs, c’est un de leurs points forts. A un moment donné, on a fait un écart, mais on les laisse revenir… Après ce sont les meilleures du monde actuellement, il ne faut pas l’oublier. Il y a des petits shoots qui ne rentrent pas à la fin, alors que si on en met un ou deux, le match change je pense. » La défense tricolore est parvenue à tenir les États-Unis, qui tournaient à 90 points par match sur le tournoi avant la rencontre, à seulement 67 points marqués. « On a eu un plan de jeu qui était vraiment élaboré. » Un plan qui passait donc par une défense de fer. « On savait que c’était notre chance numéro une, on a mis ça en place depuis le début de la compétition et on a vu que même face aux meilleures ça tenait. C’est ce qu’on s’est dit à l’après la demi-finale, c’est qu’on avait peur de personne, on n’avait pas peur d’elles, on voulait vraiment gagner ce soir. »

Passées à +10 dans le troisième quart-temps (35-25), les Françaises ont commencé à sentir un sentiment d’urgence chez leurs adversaires. « Quand on a pris l’avance dans le troisième quart-temps, je pense qu’elles n’étaient pas prêtes à ça. Elles ont commencé à s’agacer, on a vu qu’elles râlaient entre elles. Donc dans leurs yeux, j’ai vu qu’elles ont eu un petit peu peur, après elles ont agi. »

Le tir rentré par Marine Fauthoux en fin de deuxième quart-temps a contribué à donner un véritablement sentiment de confiance aux tricolores. « Je sais que moi je suis en capacité à mettre ce genre de shoot à longue distance. J’aime beaucoup ça et si ça a pu réveiller l’équipe, donner de l’envie, tant mieux. Après, il ne sert à rien, on a perdu. Mais c’est vrai que dans cette salle, j’ai l’habitude de prendre ce genre de shoot. Bercy, j’adore jouer ici, j’y avais jamais perdu encore. »

« Je veux l’or »

De quoi lui donner envie d’aller chercher l’or à Los Angeles en 2028 après avoir ramené le bronze de Tokyo en 2021 et l’argent de Paris en 2024. « Je ne veux que ça (sourire). Là j’ai du mal à accepter l’argent. Je sais que, vraiment comme nous a dit Sarah (Michel-Boury, la capitaine), c’est un peu plus tard qu’on se rendra compte que c’est vraiment énorme. Ça va prendre du temps. […] C’est sûr que moi je veux l’or. » Avec un groupe relativement jeune, cet objectif semble réaliste. « On ne sait pas qui sera là dans quatre ans, c’est super long, tout peut se passer, donc c’est vraiment dur de se projeter là-dessus. »

Malgré cette défaite en finale, l’équipe de France a rencontré un large public durant son parcours olympique. Vendredi soir contre la Belgique puis ce dimanche après-midi, les joueuses de Jean-Aimé Toupane ont été suivies par une large audience. « Ce n’était pas forcément le but, mais si on a pu donner une belle image du basket féminin aux Français ou même au monde entier, tant mieux parce que c’est vraiment ce qu’on veut dégager. Mais c’est dur là. »

A Bercy,

Image Gabriel Pantel-Jouve
Gabriel Pantel-Jouve est le fondateur et rédacteur en chef de BeBasket, qu’il anime depuis 2010 (sous le nom de Catch & Shoot). Passé par l’Ecole Publique de Journaliste de Tours, puis deux universités en Amérique du Nord, il a pu développer son expertise sur le basket français, de la Ligue Nationale aux divisions amateurs, durant ces 20 dernières années. En parallèle, il est aussi engagé dans le développement de clubs du côté de Montpellier.

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