Masses salariales en EuroLeague : l’ASVEL et Paris en bas, Monaco dans le ventre mou

Malgré l’investissement d’Aleksej Fedorycsev, l’AS Monaco figure dans le ventre mou des masses salariales de Betclic ELITE
L’EuroLeague est une bataille financière. Les masses salariales nettes des 20 clubs engagés cette saison ont été dévoilées par Basketnews. Entre 5 et 27 millions d’euros pour les effectifs, l’écart est colossal. Et les clubs français ne jouent clairement pas dans la même catégorie que les géants du championnat.
Panathinaïkos et Olympiakos dominent, l’ASVEL ferme la marche
En tête du classement, le Panathinaïkos affiche une masse salariale comprise entre 26,5 et 27 millions d’euros. Une somme qui a récemment augmenté avec l’arrivée de Nigel Hayes-Davis.
Son rival de toujours, l’Olympiakos, suit avec 22 à 22,5 millions. Derrière, on retrouve notamment le Real Madrid (18,5 à 19 millions), l’Anadolu Efes ou encore le FC Barcelone.
Côté français, l’écart est frappant. L’ASVEL est bonne dernière avec un effectif estimé entre 4,5 et 5 millions d’euros. Le Paris Basketball, champion de France en titre, se situe à 8 millions d’euros (18e masse salariale). Quant à l’AS Monaco, il se place entre 13,5 et 14 millions d’euros, au 11e-12e rang, dans le ventre mou du classement.
À noter la performance de Valence : troisième au classement sportif après 28 journées, le club espagnol ne possède que la 13e masse salariale (9,5 millions d’euros). La preuve qu’un budget plus modeste n’empêche pas d’être compétitif, surtout quand on adopte un coaching révolutionnaire.
Les taxes, un facteur déterminant
Les écarts s’expliquent en partie par la fiscalité propre à chaque pays. Par exemple, le budget global du Real Madrid grimperait à environ 40 millions d’euros en tenant compte des taxes liées aux contrats.
Autre élément clé : la “taxe de luxe” mise en place par l’EuroLeague. Les clubs dont la masse salariale dépasse 10 millions d’euros doivent s’acquitter d’une contribution supplémentaire. Ils sont 13 cette saison à franchir ce seuil.
Dans ce contexte, la compétitivité des clubs français interroge. Avec des budgets nettement inférieurs aux cadors grecs ou espagnols, l’ASVEL et Paris tentent d’exister sportivement malgré un désavantage financier évident. Monaco, de son côté, s’est installé dans une dimension intermédiaire, sans atteindre encore les sommets budgétaires du continent.
Classement des masses salariales (net joueurs)
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Panathinaïkos : 26,5-27,0 M€
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Olympiakos : 22,0-22,5 M€
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Hapoel Tel Aviv : 19,5-20,0 M€
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Real Madrid : 18,5-19,0 M€
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Anadolu Efes : 18,0-18,5 M€
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Dubai Basketball : 18,0-18,5 M€
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Fenerbahçe : 16,0-16,5 M€
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Crvena Zvezda : 16,0-16,5 M€
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Partizan : 14,5 M€
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FC Barcelona : 14,5 M€
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AS Monaco : 13,5-14,0 M€
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Milan : 13,5-14,0 M€
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Valence : 9,5 M€
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Maccabi Tel-Aviv : 9,0-9,5 M€
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Bayern Munich : 9,0 M€
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Zalgiris Kaunas : 8,5-9,0 M€
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Baskonia : 8,0-8,5 M€
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Paris Basketball : 8,0 M€
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Virtus Bologne : 7,5-8,0 M€
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ASVEL : 4,5-5,0 M€






















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