Matthew Strazel, sur la situation périlleuse à Monaco : « Ce que l’on souhaite ? Que ce soit clair »

Matthew Strazel et Monaco se sont qualifiés pour la finale de Coupe de France en battant Nanterre.
La victoire en demi-finale de Coupe de France n’épongera pas tous les maux sur le Rocher, loin de là. Mais elle est une étape positive, et bienvenue dans la situation périlleuse à Monaco. « Je suis content qu’on ait réussi à trouver un moyen de l’emporter ici, avec les conditions. Que ce soit l’effectif ou ce qu’on entend autour de nous », a commenté Matthew Strazel, après la victoire à Nanterre mardi (83-88).
Des doutes, il y en a forcément, au vu du contexte inflammable qui entoure la Roca Team depuis – au moins – plusieurs jours, plusieurs semaines voire mois. « Mais ces périodes de doutes arrivent en dehors, assure Strazel. Quand on est sur le terrain, on fait abstraction de tout ce qui se passe. On essaye d’être professionnel et de laisser l’à-côté, à côté du basket. »
Sous les ordres de Sergii Gladyr mardi, comme samedi contre Cholet, l’international tricolore dit « comprendre » le retrait de son coach habituel, Vassilis Spanoulis – dont le départ pourrait toutefois être acté ce mercredi. « C’est quelque chose qu’on peut comprendre parce qu’on est humain. (…) Tout le monde essaye de se mettre à la place de tout le monde, ce sont des situations compliquées pour tout le monde. »
« Le moment de prouver »
Le meneur français le concède : travailler loin du Grec n’est pas favorable à la Roca Team. « De ne pas avoir le coach avec qui on a bossé pendant plus d’un an, c’est un peu compliqué. Mais après, on a des joueurs de haut niveau dans l’équipe, des assistants coachs qui attendent ce genre de moment pour montrer de quoi ils sont capables. (…) C’est le moment de prouver aussi que nous, joueurs, on a du QI et qu’on n’a pas besoin de tout le temps, du moins pendant 40 minutes, d’avoir des consignes sur le banc. Et qu’on peut créer les choses. »
Mardi, la Roca Team n’a pas laissé de place au doute en ne cédant à aucun moment l’avantage au score. Et surtout, en éteignant tout début d’incendie et en ne s’affolant pas dans les moments de tension et lors des assauts nanterriens. Alors que la situation évolue jour après jour, laissant les joueurs parfois dans le flou, Matthew Strazel demande une chose : « Que ce soit clair. Peu importe ce qu’il se passe. Que ce soit clair et qu’on sache. » Encore faut-il que ce soit clair pour quelqu’un en coulisses.
Propos recueillis au Palais des sports Maurice-Thorez (Nanterre),






















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