NBA Europe : la NBA et la FIBA ouvrent la porte à l’EuroLeague… mais préviennent qu’elles avanceront sans elle

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À partir de 5€Essai gratuitAu surlendemain des nouvelles révélations sur les divergences entre clubs de l’EuroLeague, la NBA et la FIBA ont clarifié leur position. Les deux organisations disent toujours souhaiter un rapprochement avec l’EuroLeague afin d’aboutir à une organisation commune du basket européen, mais leur communiqué contient aussi un avertissement : le projet NBA Europe n’est pas conditionné à un accord avec Euroleague Commercial Assets (ECA).
Le message intervient après le rejet de la première proposition américaine par les propriétaires de l’ECA. Plusieurs clubs souhaitent encore négocier avec la NBA dans l’espoir d’obtenir de meilleures conditions, tandis que d’autres défendent plus fermement le modèle actuel. La NBA et la FIBA entendent désormais laisser la porte ouverte à un compromis, sans renoncer à lancer leur propre compétition si les discussions n’aboutissent pas.
NBA Europe : la NBA et la FIBA privilégient encore un accord avec l’EuroLeague
La réponse de la NBA et de la FIBA au rejet de leur première proposition tient en quelques lignes, mais elle précise nettement leur stratégie.
« Un partenariat entre l’EuroLeague, la FIBA et la NBA visant à unifier l’écosystème du basket européen permettrait de libérer l’énorme potentiel de ce sport en Europe, au bénéfice des clubs, des joueurs et, surtout, des supporters », indiquent les deux organisations dans une déclaration commune.
L’objectif affiché reste donc celui d’un accord à trois. Plutôt que de construire immédiatement une compétition parallèle à l’EuroLeague, la NBA et la FIBA continuent de privilégier une solution incluant l’ECA et ses principaux clubs.
Cette position correspond aux discussions actuellement menées avec les propriétaires de l’EuroLeague. Le rejet de la première proposition américaine portait davantage sur ses modalités économiques et sa gouvernance que sur le principe même d’une discussion avec la NBA.
La NBA et la FIBA continueront même sans l’ECA
La deuxième partie du communiqué est toutefois beaucoup plus ferme.
« La NBA et la FIBA restent déterminées à aller de l’avant avec une nouvelle ligue professionnelle masculine en Europe et à contribuer à la construction d’un écosystème du basket plus fort et plus durable, aux côtés de partenaires partageant notre vision de la croissance, des opportunités et des principes fondamentaux du modèle sportif européen. »
Autrement dit, l’association avec l’EuroLeague constitue l’option privilégiée, mais pas une condition indispensable au lancement de NBA Europe.
La NBA et la FIBA confirment ainsi qu’elles sont prêtes à bâtir leur nouvelle compétition avec d’autres partenaires si aucun accord satisfaisant n’est trouvé avec les 13 clubs actionnaires de l’ECA.
Cette formulation augmente mécaniquement la pression sur les propriétaires de l’EuroLeague. Leur décision ne porte plus uniquement sur l’acceptation ou le rejet d’une proposition : elle concerne désormais la possibilité de participer à la construction d’un nouveau projet ou de voir celui-ci se développer parallèlement.
Un message qui intervient alors que l’EuroLeague est divisée
Cette prise de position arrive dans une période de fortes discussions internes au sein de l’EuroLeague. La première proposition de la NBA a été rejetée lors de la réunion organisée ce mardi 6 octobre à Cernobbio. Plusieurs propriétaires souhaitent néanmoins maintenir le dialogue et donner du temps à la NBA pour revoir sa copie.
Le Real Madrid, le Panathinaikos et le Fenerbahçe font notamment partie des clubs cités parmi ceux favorables à la poursuite des négociations. À l’inverse, l’Olympiakos, le FC Barcelone ou encore l’Olimpia Milan se montrent davantage réticents aux conditions actuellement envisagées.
Le propriétaire du Panathinaïkos Dimitris Giannakopoulos a d’ailleurs publiquement appelé à trouver une solution commune et directement critiqué l’attitude de l’Olympiakos, preuve supplémentaire que le sujet dépasse désormais largement la simple validation d’une offre financière.
L’expansion de l’EuroLeague au cœur du calendrier
Le calendrier devient également un élément central des discussions. L’EuroLeague a annoncé après sa réunion de Cernobbio vouloir poursuivre le processus de transformation de ses licences de dix ans en franchises ainsi que son projet d’expansion. Mais aucune décision définitive n’a encore été prise sur l’attribution de nouvelles franchises. Cette attente laisse encore une fenêtre de négociation avec la NBA.
L’arrivée de nouvelles franchises en EuroLeague pourrait en effet compliquer considérablement un éventuel rapprochement avec la NBA Europe, notamment en raison des questions de valorisation et de dilution du capital des clubs déjà actionnaires.
L’ECA doit donc simultanément déterminer la structure de son propre avenir et évaluer ce que pourrait lui apporter une nouvelle proposition américaine.
La NBA Europe n’est plus seulement une hypothèse
La principale nouveauté du communiqué NBA-FIBA réside finalement dans cette confirmation. Le projet NBA Europe ne dépend pas d’un accord préalable avec l’EuroLeague.
Depuis plusieurs années, la NBA et la FIBA travaillent sur une nouvelle compétition professionnelle masculine qui s’inscrirait dans les championnats nationaux et intégrerait une voie d’accès fondée sur les résultats sportifs. Dès mars 2025, les deux organisations avaient publiquement confirmé explorer la création d’une nouvelle ligue européenne.
Le scénario privilégié reste désormais celui d’une unification avec l’EuroLeague. Mais si les propriétaires de l’ECA refusent les futures conditions proposées, la NBA et la FIBA annoncent qu’elles continueront malgré tout.
Le prochain mouvement appartient donc toujours à la NBA, attendue sur une éventuelle nouvelle proposition dans les prochaines semaines (d'ici fin octobre ?). Cette fois, les clubs de l’EuroLeague connaissent aussi l’alternative : en cas d’échec des négociations, la NBA Europe pourrait se construire sans eux.
























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