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Pour la première fois depuis 17 ans, la FFBB perd encore des licenciés… et confirme une stagnation annoncée

La FFBB enregistrait, au 20 novembre 2025 une baisse de 5 746 licenciés par rapport à 2024, soit –1 %. Un recul minime, mais révélateur d’une stagflation désormais installée puisqu'en 2024-2025, la FFBB a compté moins de licenciés que lors de sa saison record, en 2023-2024. Dans cet édito, notre rédacteur en chef Gabriel Pantel-Jouve - également impliqué sur le plan local - analyse les raisons structurelles de cette première inflexion depuis la fin des années 2000.
Pour la première fois depuis 17 ans, la FFBB perd encore des licenciés… et confirme une stagnation annoncée

La FFBB perd des licenciés en 2025-2026, une première depuis 2008-2009

Crédit photo : Léo Eldebert

Éditorial, par Gabriel Pantel-Jouve

La dynamique était déjà visible la saison dernière, elle se confirme désormais sans ambiguïté. Après une première baisse du nombre de licences en 2024-2025 – 747 005 licenciés contre 765 909 l’année précédente (saison record), soit le premier recul depuis 2008-2009 – le basket français connaît une nouvelle érosion en cette saison 2025-2026. Au 20 novembre 2025, la FFBB enregistre 621 530 licences, soit –1 % par rapport au même jour de l’an dernier.

Ce n’est plus un accident, ni un simple contrecoup post-Covid : c’est le signe d’une stagflation installée, le moment où une discipline qui grandissait sans interruption depuis près de 17 ans se heurte brusquement à ses limites structurelles. Et pour quiconque observe de près la réalité des clubs – comme je peux le faire à Montpellier au quotidien – rien de tout cela n’a de quoi surprendre.

Nous avons atteint un plafond de verre que le basket français, dans son modèle actuel, ne peut plus franchir. Manque d’infrastructures, mutation des pratiques sportives, essoufflement du modèle associatif, exigences nouvelles des familles, baisse du bénévolat, fin progressive des dispositifs d’aide (fin d’une pass sport pour une partie de la jeunesse)… Tout converge. Ce –1 % n’est pas une anomalie : c’est le résultat logique d’un système à bout de souffle, et le point de départ d’une remise en question indispensable si l’on veut éviter que la stagnation devienne décroissance.

Le plafond de verre était prévisible

Ce –1 % n’a rien d’une surprise. Le basket français a connu une croissance spectaculaire ces dernières années, jusqu’à devenir la quatrième fédération sportive du pays. À un moment, le système atteint ses limites. La première, évidente pour qui vit dans un club : les infrastructures.

Les gymnases manquent, et ceux qui existent sont saturés, ce qui explique pourquoi les clubs refusent années après années des dizaines de licenciés. Le handball occupe des créneaux, le volleyball aussi, le badminton explose grâce à une pratique loisir compatible avec les modes de vie actuels, sans parler du futsal, de la GRS ou d’autres activités. Dans une salle à un seul terrain, partagée avec quatre ou cinq associations, un club de basket dispose souvent de moins de 10 heures hebdomadaires. C’est intenable pour des structures qui comptent aujourd’hui facilement entre 200 et 300 licenciés.

Des collectivités exsangues, un contexte économique hostile

Les infrastructures ne suivent pas, car les collectivités – principales propriétaires de gymnases – sont dans une situation budgétaire extrêmement tendue.
Inflation, hausse des coûts énergétiques, baisse des dotations de l’État : la construction d’équipements sportifs devient un luxe.

Pendant ce temps, la demande sportive continue d’augmenter. Le décalage est mécanique. Le basket se retrouve donc dans une impasse structurelle, coincé entre croissance de la pratique et stagnation des capacités d’accueil.

Un modèle de clubs en pleine transformation

La stagnation du nombre de licenciés révèle aussi quelque chose de plus profond : la mutation du modèle associatif. Les clubs de 80 licenciés ont quasiment disparu. Aujourd’hui, un club « classique » en compte 200, 300, souvent 400, si ce n’est plus dans les grandes agglomérations.

Cette montée en volume s’est accompagnée d’une professionnalisation contrainte, et d’une dépendance inquiétante aux dispositifs d’aide comme l’alternance ou le service civique. Or ces dispositifs se réduisent progressivement.

Et la réalité, dans les clubs, est simple :

  • les éducateurs compétents manquent,

  • beaucoup d’équipes sont confiées à des personnes très jeunes ou très peu formées,

  • et cela provoque mécaniquement de la perte de licenciés.

Quand une association doit gérer 20 équipes, il faudrait 25 à 30 encadrants, dont au moins une dizaine réellement expérimentés. Aujourd’hui, c’est rarement le cas.

Les statistiques des licences de la FFBB depuis 12 ans
Les statistiques des licences de la FFBB depuis 12 ans

Le sport de demain sera à deux vitesses

Les pratiques évoluent. Le modèle fédéral aussi devra évoluer. On se dirige clairement vers deux offres distinctes :

  1. Une pratique loisir, avec une séance par semaine, quelques plateaux facultatifs, une ambiance conviviale, un apprentissage limité, mais un vrai rôle social et santé. Ce public acceptera de payer une licence « classique » (200 à 300 euros selon les clubs).

  2. Une pratique compétition, plus exigeante, plus coûteuse, plus professionnalisée.
    Avec des éducateurs salariés, formés, capables de gérer les exigences sportives et humaines.
    Ce modèle aura un coût réel : peut-être 800, 1 000 ou 1 500 euros l’année, selon les projets. Ce sera un choix assumé.
    Et pour préserver l’accessibilité, des bourses devront être créées pour les jeunes méritants ou investis (engagement dans le club, arbitrage, coaching des plus jeunes, réussite scolaire…).

Ce n’est pas une dérive élitiste : c’est une adaptation nécessaire à la réalité économique.

La mutation du modèle associatif s’explique aussi par l’évolution des attentes

Il faut également comprendre que la transformation des clubs ne vient pas seulement de l’économie ou des infrastructures. Elle vient aussi, profondément, de l’évolution sociale.

Autrefois, les associations fonctionnaient grâce à des éducateurs bénévoles : instituteurs, retraités, parents impliqués, étudiants disponibles. Ils donnaient du temps, beaucoup de temps, et les pratiquants – enfants comme adultes – n’avaient pas les mêmes attentes.

On acceptait des pédagogies plus dures ou plus passives, des séances parfois improvisées, moins structurées, avec des lacunes sur les plans technique, tactique ou pédagogique. On venait pour jouer, se dépenser, créer du lien. Cela suffisait.

Aujourd’hui, la logique n’est plus la même. Une partie importante des familles et des pratiquants a des aspirations bien plus élevées :

  • un apprentissage de qualité,

  • une progression visible,

  • un message adapté à chaque individu,

  • un encadrement capable de comprendre les besoins moteurs, cognitifs et sociaux,

  • des éducateurs compétents, formés, capables d’expliquer, corriger, accompagner.

Les adultes d’aujourd’hui ont souvent eux-mêmes pratiqué un sport dans leur jeunesse. Ils connaissent les bases, les enjeux, les méthodes. Et ils attendent que leurs enfants bénéficient d’une pédagogie adaptée, moderne, cohérente.

Cette exigence croissante impose mécaniquement un niveau professionnel : des coachs formés, préparant leurs séances, suivant leurs groupes, analysant les progrès, capables d’enseigner, de corriger, de gérer les dynamiques humaines et les pressions environnantes.

Et un professionnel, par définition, doit être rémunéré. Ce n’est plus du bénévolat, c’est un métier. Et comme dans tout métier, la qualité se finance.

Ce glissement est structurel : baisse du bénévolat d’un côté, hausse de l’exigence de l’autre. Résultat : les clubs doivent désormais s’appuyer sur une forme d’adhésion plus forte, plus réaliste économiquement, pour financer les compétences nécessaires. La mutation du sport passe aussi par là. Elle est parfois difficile à entendre, mais incontournable si l’on veut répondre aux attentes d’aujourd’hui.

Des clubs plus grands, plus professionnels, plus coopératifs

Demain, les clubs seront de véritables PME. Directeur sportif, directeur technique, directeur général (ou manager général), chargé de développement, chargé de communication, responsable administratif : cette structuration deviendra la norme pour les grosses structures. Les bénévoles resteront essentiels, mais encadrés, formés, avec des missions précises et limitées dans le temps.

Autre évolution inévitable : la fin des guerres de clochers. Les filières élites devront être mutualisées à l’échelle de pôles urbains ou territoriaux.

Montpellier, pour citer la ville dans laquelle je m’implique au niveau local, n’a pas besoin de plusieurs filières U15-U18-Espoirs élite concurrentes, mais d’une filière mutualisée, au service du territoire, et de leurs clubs.

Ces clubs seuls, à l’échelle d’une commune, doivent se recentrer sur leur véritable cœur de métier : l’école de basket (U5 à U11), l’accueil, la découverte, l’animation, le vivre ensemble. C’est là qu’ils sont les plus efficaces, qu’ils ont le plus d’impact local et qu’ils remplissent pleinement leur rôle social.

À l’inverse, la filière de compétition structurée – pré-formation (U13, U15) puis formation (U18, U21) – doit être mutualisée à plusieurs clubs.
Pour une raison simple :

  • c’est coûteux,

  • énergivore en ressources humaines,

  • très demandeur en créneaux,

  • et cela entraîne les clubs dans des rivalités inutiles, des doublons de projets et une guerre de clochers stérile.

Quand trois clubs voisins veulent chacun une équipe U15 région, une U18 ÉLITE et une filière Espoirs, cela surcharge les salles, épuise les éducateurs, divise les moyens financiers et crée des frustrations. À l’échelle d’un bassin de vie, cela n’a pas de sens.

En revanche, une filière commune, partagée, solide et bien encadrée, permettrait d’assurer un niveau d’exigence élevé, une meilleure qualité d’entraînement, plus de cohérence dans le suivi des joueurs et une optimisation des ressources : salles, coachs, budgets, déplacements.

Ce modèle, certes différent de celui auquel beaucoup sont habitués, sera nécessaire. C’est la condition pour continuer à former correctement des jeunes, éviter l’épuisement des clubs et structurer un basket compétitif équilibré sur l’ensemble du territoire.

Redonner du basket aux villages et aux petites villes

Il reste pourtant un point essentiel : le basket ne doit pas devenir uniquement une affaire de grandes villes et de gros clubs.
On observe aujourd’hui une disparition progressive de clubs dans les petites communes. Les familles se tournent vers des structures plus importantes, mieux organisées, capables de proposer :

  • des équipes garçons et filles dans plusieurs catégories,

  • des équipes premières au niveau régional voire national,

  • des équipes réserves au niveau départemental pour rester accessibles à tous,

  • et des éducateurs plus qualifiés.

Résultat : il y a davantage de licenciés globalement, mais concentrés dans moins de clubs, souvent éloignés des villages et petites villes. Ce mouvement n’est pas propre au basket, il concerne tout le sport associatif. Les clubs deviennent des petites entreprises, avec une gestion lourde, et cela rend plus difficile la survie des très petites structures.

Pourtant, le basket a un atout majeur : il peut se jouer à peu. 3 contre 3, 4 contre 4, soit du jeu libre à 6 ou 8. Là où le football ou le rugby nécessitent des effectifs importants, le basket peut proposer une pratique structurée avec un petit nombre de joueurs.

Vers des clubs territoriaux et un maillage léger de terrains

Il faut donc imaginer un autre modèle :

  • moins de clubs « de ville » isolés,

  • davantage de clubs territoriaux, organisés à l’échelle d’une communauté de communes,

  • avec un projet partagé entre municipalités pour irriguer le territoire.

Concrètement, cela signifie :

  • un club structuré, avec des équipes compétitives et une organisation forte,

  • et autour, dans les villages, des équipements légers : terrains de 3×3, terrains couverts si possible, aires de jeu adaptées.

On peut imaginer du basket-école, des tournées d’animation, des séances ponctuelles encadrées, des événements réguliers pour créer du lien, tout en gardant la pratique libre au quotidien. Les jeunes pourraient jouer près de chez eux, sans forcément être licenciés dans un premier temps, puis rejoindre ensuite le club territorial pour la compétition ou une pratique loisir encadrée.

Les structures couvertes légères, parfois couplées à du photovoltaïque, sont réalistes. Elles ne seront peut-être pas toutes comptabilisées dans les licenciés FFBB, mais elles compteront dans les pratiquants. Et pour l’avenir du basket, cette donnée sera au moins aussi importante.

Imaginer et financer les infrastructures de demain

Si les collectivités ne peuvent plus construire, les clubs devront prendre la main sur une partie des investissements.
Cela passera par :

  • des salles hybrides cofinancées (clubs, partenaires privés, collectivités),

  • des projets intégrant photovoltaïque et écoconception,

  • des espaces polyvalents (musculation, coworking, santé, boutique, escalade) pour amortir le coût,

  • des bâtiments utilisés 7 jours sur 7, de 7h à 23h.

Avec 2 000 à 3 000 utilisateurs (jeunes, adultes, entreprises, basket santé, stages…), ces modèles deviennent viables. Et surtout, ils répondent enfin à la demande réelle, aujourd’hui bridée.

Oui, le million de licenciés est possible

Contrairement à ce que pourrait laisser penser ce –1 %, le potentiel du basket français reste immense malgré la baisse de la natalité et la pluralité de l’offre. Avec une offre mieux pensée, plus globale, capable d’embrasser toutes les pratiques, des métropoles aux petites villes et aux villages, la FFBB pourrait atteindre 1 million de licenciés, voire davantage.

Mais cela exige une vision. Et un courage politique, associatif et local.

Conclusion : ce –1 % n’est pas un recul, c’est un signal

Ce que certains découvrent aujourd’hui était pourtant écrit : la stagnation était inévitable.
Ce –1 % doit servir d’électrochoc, non pas pour regretter la croissance passée, mais pour organiser celle de demain.
Le basket doit muter, se structurer, abandonner certaines habitudes, accepter de repenser son modèle, du club territorial jusqu’aux grandes métropoles.
C’est indispensable si nous voulons que notre discipline – populaire, accessible, moderne – continue d’avancer, et retrouve un jour une dynamique forte de licenciés comme de pratiquants.

Commentaires


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viking92
le titre est un peu étrange : Pour la 1ere fois ..., la FFBB perd ENCORE. Encore et 1ere fois sont antinomiques ici non ?
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gpj11
Non car en 2024-2025 il y a eu une perte de licenciés... mais ce qui est nouveau c'est que cela arrive une deuxième année de suite, confirmant ainsi une tendance.
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viking92
ah oui bien vu. My bad. Merci pour la réponse
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flavor_flav
TROP LONG A LIRE!!!
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coquio86
mais prend le temps de le lire tu le lis en plusieurs jours!!!!!
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vince3469
Je vais apporter un peu ma contribution. Cela fait 30 ans que je joue au basket. J'ai été bénévole, dirigeant, coach... Un peu par la force des choses pour encadrer l'équipe de mon fils, plutôt qu'un parent lambda ne connaissant pas le basket... Dans un petit club de village... Plutôt familial à la base... Le club a grossi, de plus en plus de licenciés (que des jeunes). Les créneaux de gymnase commencent à manquer, les encadrants aussi. Premier constat, obligé de refuser du monde... Et puis le club commence à prendre de l'ambition. Les équipes 1 sont priorisées, à fond la compete, à fond l'individualisme, le collectif au second plan, avec plus d'entraînements,plus de créneaux pour ces équipes. Les équipes 2, où la plupart des enfants sont là pour s'amuser avec les copains, en activités sportives loisirs, bien que stimulés par les matchs de championnat, sont laissées un peu pour compte... Du coup... Ils ont tendance à abandonner, ou vouloir voir ailleurs... Comme pour mon fils... Sauf que... Ailleurs... d'autres clubs de village... Soit il n'y a pas de place, soit... on ne recrute que de l'élite pour les équipes 1... Heureusement, on a réussi à trouver un club... une équipe... À 30 min de route... Alors qu'il y a au moins 10 clubs plus proche... C'est ça ou arrêter. À un moment donné, il faut de la place pour le loisir, juste le plaisir de jouer, jouer ensemble... Avec cette démarche élitiste de tous les clubs, il n'y a plus de place pour la découverte. Il faut commencer sinon en U5... L'élitisme c'est bien, il en faut, mais faut donner avant cela l'occasion aux enfants de découvrir la discipline, se faire plaisir... Surtout dans les villages comme c'est expliqué... Il faut savoir rester à sa place pour grandir. Je ne suis pas étonné que le basket perde des licenciés. On était à 2 doigts de faire -1 licencié... Et vraiment par dépit...
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matt_le_bucheron
C'est le cas dans beaucoup de clubs. On prends 40 jeunes à l'école de basket, et s'il arrive en U 18, à un moment on lui dit qu'il n'y a plus de place.
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alilapointe
Beaucoup de personnes ne prennent plus la licence qui coûte un bras, ne sont plus acceptées dans les clubs fautes de créneaux horaires et encadrement et/ou le timings ne correspond plus à leurs modes de vie ( tout ça c’est dans l’excellent article) et se tournent vers les nouvelles structures multisports pour jouer «  à l’heure » et toucher à d’autres sports sur place pendant les créneaux réservés. On consomme du basket mais on ne s’y attache plus. Pas sûr que les pontes de la fédération anticipe ce nouveau phénomène.
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yo1935
Du a la vision trop élitiste du sport. Beaucoup de gens sont la pour l'aspect social, faire un sport en intérieur et s'amuser. Ces pratiquants sont tout a fait respectables.
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jc87
Article intéressant avec pas mal de sujets de réflexion. Ce qui est certain c'est que la crise du bénévolat est prégnante et pour moi c'est ça le plus grave car l'argent ne fera pas tout..
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yo1935
La base de la pratique de masse en france
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lucho
Excellent article! J’ajouterai juste la mentalité de certains parents qui pensent que leur fils est le futur Wemby, et qui mettent une pression démesurée sur les éducateurs … pour lesquels c’est un loisir et qui arrêtent d’entraîner…
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ici10
Il suffit d’un parent pour créer le bazar
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fanch0210
Excellent article. Merci.
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coquio86
article super intéressant!!!!!
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fussoire38
Bien d'accord sur le constat, mais pour la pratique compétition haut de gamme, qui va pouvoir ou accepter de payer une cotisation à ce prix ? : "Ce modèle aura un coût réel : peut-être 800, 1 000 ou 1 500 euros l’année, selon les projets. Ce sera un choix assumé." L'essentiel: redonnons la place au plaisir de jouer à tout âge ! Au club notre équipe loisirs mélange tout le monde, des ex joueurs chevronnés au joueur presque débutant qui a découvert le basket il y a 2 ans. Cet écart de niveau de jeu n'est pas toujours simple à gérer mais l'ambiance est top, parce qu'on est tous là pour la même chose: se faire plaisir en jouant à notre sport préféré ! Un mot aussi à certains parents: le basket n'est pas une garderie, vous avez le droit, même le devoir, de participer et aider aux événements organisés par le club.
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macroy
Et bien, quel article ! Du beau boulot, bien pensé,fouillé. Félicitations ! Je suis d'accord avec le constat général sur les salles saturées,le basket concurrencé par les autres sports;le manque d'infrastructures. Les clubs qui se professionnalisent par manque-aussi-de bénévolat. Je suis plus dubitatif sur les clubs qui se transforment en PME avec la ribambelle de manager,directeur sportif ect.. Mais oui sans doute pour les grosses structures. Bon, les licences a 800-1000-1500, a voir ! Bien a toi.
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macvsogskull
Parent de 2 gamins qui sont dans le haut niveau (pôle espoir + centre de formation contractualisé) , je rigole quand certains croient que payer des milliers d'euros de licence va attirer des licenciés dans le basket. Mes gamins ont fait jusqu'à 5 sports pour l'un jusqu'en U13 et si le basket était aussi cher ils en auraient jamais fait en Club. Pour ce qu'il est des formateurs, je suis désolé mais ils y'en a extrêmement peu qui méritent leur salaire en France par rapport à ce qu'ils apprennent aux gamins, très peu d'entre eux ont réellement transformé des gamins qui n'étaient pas prédestinés au haut niveau à la base. Pour avoir entraîné en diplômé et en autodidacte, je suis partisan du modèle associatif et non élitiste, en tout cas pour attirer le plus grand nombre de licenciés. Plus le nombre de licenciés sera important, plus l'élite sera alimentée de joueurs de qualité car ça brassera plus large et des profils différents. Pour les moyens, je n'ai pas de solution pérenne mais si l'état et les collectivités préfèrent avoir des gamins obèses, qui traînent, et sont livrés à eux mêmes, libre à eux.
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lounkaoptlb
BRAVO et FELICITATIONS à Gabriel Pantel-Jouve pour cette étude très documentée !
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yo1935
La force du sport en france est le modèle associatif. S il se professionnalise, il y aura baisse de la pratique de masse. J ai des doutes de toute facon sur la qualité des encadrants "pro" quand on voit la reussite au shoot des meilleurs jeunes. Binne ambiance et pas d abus sexuels suffira tres bien a la plupart des clubs sportifs en france
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clairjo
Le genre d'article que j'aime ! Merci pour l'analyse, brestois d'origne ces questions se posent localement et j'ai vu apparaitre depuis quelques années des CTC (coopérations territoriales de clubs) qui permettent à plusieurs clubs de s'associer partiellement ou complètement. C'est une réaction naturelle à la baisse des finances publiques et à la diversité de l'offre sportive comme expliqué dans l'article. En tout cas j'espère qu'on retrouvera un jour un club en élite 2 dans la région (hors Quimper).
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matt_le_bucheron- Modifié
Un bel exemple qui résume bien cet article, la SIG amateur dispose d'une salle de basket (le hall) construite dans les années 60 et complètement vétuste et hors normes. Depuis des années, la municipalité a promis une nouvelle salle dans un autre lieu pour les plus de 500 membres de l'association avec un terrain d'honneur avec de belles tribunes et un second terrain pour les scolaires, entrainements et éventuellement quelques matchs. Résultat : la ville est en train de construire une salle avec uniquement un terrain...et tout ça pour les 500 membres.
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lounkaoptlb
Mr SIUTAT rêvait de clubs de basket uniquement dans les grosses villes....Voici le résultat. De plus les grandes villes ont fait le choix de disciplines médiatisées au détriment du basketball toujours aussi muet sur ce plan. Et ce n'est pas l'EQUIPE TV qui réhaussera le niveau...
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frenchpaul1988
Pour la perte de licenciés, peut-on aussi ajouter qu'il y a eu en 2024 l'effet JO ? Beaucoup de sports ont croulé sous les demandes d'inscription à la rentrée.
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imiso
Les difficultés de l'assise financière de nos clubs se trouvent (pour partie) dans l'empilement de nos instances qui nous aspirent plus d'argent qu'elles ne nous apportent de service. Et oui le bénévolat est un vrai problème. J'ai le souvenir d'un dirigeant d'une de nos instances déclarer que le bénévolat était fini (drôle de discours pour nous accompagner) et que les clubs devaient se professionnaliser. Mais bien des clubs n'en ont pas les moyens. Alors doivent ils disparaitre? Mais il faut se souvenir où ont débuté bien des joueurs de nos championnats de haut niveau.
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simpson60380
Je partage ton constat...👍
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matthieudittp
GPJ président de la FFBB !!
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vbtypokv- Modifié
- vu ce que prend les diffente parties sur la licence c est vraiment beaucoup ,les petits club on deux choix augmenter donc baisse des licencier et oui tout le monde n'as pas les moyens,ou surivre avec peu de moyen et la vous vous pesser des bénévoles - bien souvent le club est une garderie ,ça démoralisé les enfants motivé car il faut s'occuper malgré tout de ceux qui sont là - sans les bénévoles il n'y a pas de club ,et pour avoir été un on fait tout et la fédé n'arrête pas de trouver des raisons pour encore nous pomper de l'argent ,erreur sur emarque,amende diverse . Moi j'ai arrête car c'est devenu une contrainte plus qu'un plaisir ,on était mal considéré entre les. Fédération et les parents ,sans compte les agressions
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papybasket14
Très bon article qui pourrait être presque un programme électoral si les élections à la FFBB ne ressemblaient pas à une farce avec des scores de république bananière !
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mikemuir
Article très intéressant, merci. Manque 2 choses à mon avis : Les exigences du comité/ligue/fédé : par exemple la nécessité d'un BF pour coacher les gamins en D1, spam incessant de la part des 3 instances, on se croirait à avoir affaire à l'administration publique des fois tellement c'est chronophage et ubuesque. Les attentes des parents envers les clubs évoluent, oui ça on a bien compris, les parents "consomment" le sport. Par contre les attentes des parents devraient PRENDRE en compte leurs gamins, les gamins ne veulent plus se faire mal à l'entrainement, à finir sur les rotules. Travailler dur à l'entrainement pour se rendre le match facile ? On a beau leur expliquer ça rentre pas dans leur tête. Alors certes ya encore quelques joueurs qu'en veulent, mais ils deviennent minoritaires. Défense en indiv' en U18 ? C'est trop dur physiquement alors on fait de la zone, dramatique... Par contre pour casser la planche à 3pts ya du monde...
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Image Gabriel Pantel-Jouve
Gabriel Pantel-Jouve est le fondateur et rédacteur en chef de BeBasket, qu’il anime depuis 2010 (sous le nom de Catch & Shoot). Passé par l’Ecole Publique de Journaliste de Tours, puis deux universités en Amérique du Nord, il a pu développer son expertise sur le basket français, de la Ligue Nationale aux divisions amateurs, durant ces 20 dernières années. En parallèle, il est aussi engagé dans le développement de clubs du côté de Montpellier.