Sauvé, l’Élan Béarnais reste en Betclic ÉLITE !

Crédit photo : Sébastien Grasset

La vente de l'Élan Béarnais au groupe Eat4Good a permis au club d'éviter la liquidation judiciaire. Le monument pyrénéen a été accepté en Betclic ÉLITE par la chambre d'appel de la FFBB.

Pour toute une ville, une région, et même pour l’ensemble du basket français qui voyait l’un de ses monuments menacés de disparition, c’est la bonne nouvelle de la soirée ! L’Élan Béarnais évoluera bien en Betclic ÉLITE la saison prochaine puisque la chambre d’appel de la Fédération Française de basket-ball (FFBB) a été convaincue par le projet de reprise présentée par le groupe Eat4Good, représenté par l’ancien secrétaire d’État aux sports, Thierry Braillard.

« Au regard des récentes évolutions du dossier et des garanties apportées quant à la continuité d’exploitation du club, la Chambre d’Appel a décidé de réformer la décision du Conseil Supérieur de Gestion du 11 juillet 2022 et d’émettre un avis favorable à l’engagement du club en Championnat de Betclic Elite pour la saison 2022/2023 », communique la FFBB. « Elle a également saisi la Direction Nationale du Conseil et du Contrôle de Gestion des clubs professionnels de la LNB qui devra procéder à la validation du budget et à l’encadrement de la masse salariale du club pour la saison 2022/2023. »

Et pourtant, Pau a failli mourir…

Soit la fin d’un feuilleton cauchemardesque pour l’Élan Béarnais, passé tout proche de la disparition à cause d’une saison rocambolesque sous le pavillon américain. Aux mains du groupe CSG, basé à Seattle, Pau a renoué avec sa tradition de la gagne mais s’est retrouvé exsangue financièrement, au bord de la cessation de paiement. Le fond a été touché il y a deux semaines, lors d’une réunion très houleuse entre la DNCCG et le club, où les propriétaires américains ne semblaient pas comprendre les exigences du gendarme financier, où ils ne parlaient pas non plus d’une seule voix avec le président français David Bonnemason-Carrère ne parlaient pas d’une seule voix. Malgré sa politique de victimisation, David Otto a fini par comprendre qu’il était le problème. Au dernier moment, il a accepté de vendre le club à Eat4Good, et d’y « perdre beaucoup d’argent ». Comme un résumé de leur passage dans le Béarn en somme…

Toutefois, si CSG a accepté de partir, ce n’était pas qu’à cause du climat d’hostilité générale à leur égard. C’est aussi parce qu’on leur avait fait comprendre que le nouveau projet, soutenu par le maire François Bayrou, présentait toutes les garanties nécessaires au maintien de l’Élan Béarnais en Betclic ÉLITE. Dans l’urgent, le nouvel actionnaire majoritaire, Sébastien Ménard, un supporter du club devenu conseiller municipal à Biarritz, a réussi sa course contre-la-montre. Le plan de reprise présenté par sa société Eat4Good a reçu le feu vert de la chambre d’appel de la FFBB, permettant ainsi tout simplement à l’Élan Béarnais de survivre. Une frayeur qui aurait toutefois largement pu être évitée lorsqu’on se rappelle que le projet Eat4Good était l’option B de l’Agglomération de Pau l’an dernier, mais jugé trop fragile financièrement face aux Américains qui faisaient briller le rêve d’une ère nouvelle dans le Béarn, à grands coup de tokenisation et de parc technologique climatique.

Maintenant, une autre urgence

L’inconséquence des investisseurs de Seattle aura également créé une autre victime collatérale : Orléans, dont le recrutement est en stand-by, dont l’espoir de rester en Betclic ÉLITE s’est désormais envolé. Relégué en Pro B, alors que la reprise approche, l’OLB doit toujours trouver cinq joueurs… Quant à Pau-Lacq-Orthez, une nouvelle urgence démarre : monter une équipe digne de la Betclic ÉLITE, alors qu’une grande partie de l’intersaison s’est déjà écoulée, laissant ainsi filer des joueurs moralement engagés comme Allan Dokossi. La DNCCG décidera si l’EBPLO part avec une masse salariale encadrée mais le club devrait disposer d’un budget estimé aux alentours de 5 millions d’euros. Le coach, Éric Bartecheky, ainsi que cinq joueurs sont déjà sous contrat : Gérald Ayayi, Fabio Milanèse, Giovan Oniangue, Vitalis Chikoko et Enzo Shahrvin. L’EBPLO a indiqué avoir reçu avec « un immense plaisir » la décision de la FFBB. « La préparation de cette prochaine saison va enfin pouvoir débuter et va permettre à l’ensemble du club de se tourner vers l’avenir », ajoute le club. Un avenir qui, au vu de l’été incroyablement mouvementé et des séquelles inévitables, reste encore bien flou et incertain. Mais au moins, maintenant, cet avenir a le mérite de continuer à exister.

Avec Dimitri Voiturin,

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Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

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