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Son amour pour le HTV, son départ pour Bourg, sa philosophie : les confessions de Laurent Legname

Son amour pour le HTV, son départ pour Bourg, sa philosophie : les confessions de Laurent Legname
Crédit photo :

Officiellement annoncée dès le mois de mars dernier, sa signature à Bourg-en-Bresse fut l’un des mouvements les plus marquants de l’été en Betclic ÉLITE. Nouvel entraîneur de la JL, Laurent Legname a accordé un long entretien à Ma(g)ville. L’occasion de revenir sur son parcours, d’expliquer sa philosophie, de justifier sa décision de quitter Dijon pour l’Ain ou de détailler ses ambitions pour la Jeu. En voici quelques extraits choisis.

 Son attachement à Hyères-Toulon

« Le HTV, c’est une partie de ma vie… Ce sera toujours en moi et dans mon cœur. Sans même parler de mes années coaching, j’ai débuté là-bas à 10 ans. Mon père a créé le club en 1970. Tout petit, dès que j’avais deux ans, j’allais au gymnase des Rougières où je courais partout dans la salle avec un ballon dans les mains. C’est là-bas que j’ai pris mes premiers shoots aussi. Après, j’ai fait du foot pendant cinq ans car j’aimais ça. J’avais donc arrêté un peu le basket mais je suivais mes parents qui jouaient tous les deux. Je restais un peu dans le gymnase avec mon ballon. Et puis, à dix ans, j’ai choisi le basket. J’ai fait benjamins, minimes, cadets avec une super génération qui est allée jusqu’en finale du championnat de France. Ensuite, on a gagné le Trophée du Futur en 1998, on est monté en Pro A en remportant les playoffs de Pro B en 2001, on a enchaîné les maintiens dans l’élite sans moyens… Pour nous, c’était extraordinaire et tout ça, ce sont des souvenirs à vie. Et encore une fois, je ne parle même pas des saisons sur le banc de touche ensuite. Toutes ces choses resteront gravées, c’était incroyable à vivre. Basket, hors basket, l’aventure humaine, il s’est passé plein de trucs… Ce que l’on a fait, avoir réussi à amener ce club aussi haut dans une région qui n’est pas basket, c’est incroyable. On en reparle encore parfois. 38 années dans le même club, ça marque. »

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Laurent Legname en 2013 à la tête du HTV, déjà avec Axel Julien à ses côtés
(photo : Sébastien Grasset)

 Sa réussite à Dijon

« On m’avait dit que ça allait être difficile de passer après Jean-Louis Borg, que j’allais avoir beaucoup de pression, que ce serait très compliqué de faire au moins aussi bien. OK mais entraîneur, c’est un métier difficile ! Je ne pouvais pas refuser cette place car si on veut coacher au haut-niveau, il faut passer par des étapes. La pression, on l’a partout. Finalement, six ans après, je pense que j’ai fait le bon choix. Dijon était une époque extraordinaire, je n’aurais jamais pensé vivre tout ça. […] Ce que l’on a accompli avec la JDA est incroyable. Peut-être que les gens le réaliseront un peu mieux dans le futur. Avoir ces résultats-là, sur la durée, avec cette qualité de jeu et cette stabilité… »

Les raisons de son départ pour la JL Bourg

« Ça a été une décision extrêmement difficile à prendre. […] J’ai trouvé le projet de la JL très intéressant. C’est un club qui monte en puissance, à la fois en terme de structures, d’organisation. C’est une ville basket, il y a un vrai public, il y a une histoire. La salle permet aussi de faire pas mal de choses, avec notamment un terrain d’entraînement et de belles installations. Le fait d’avoir l’EuroCup a également joué, c’est une compétition très intéressante. Et je me suis dit qu’après six ans, pour moi, il fallait peut-être aussi que je vois autre chose, un autre environnement, pour progresser. De plus, les moyens financiers sont un peu supérieurs à ceux de Dijon. La JL est un club qui grandit, qui n’est sûrement pas arrivé au bout de ses possibilités. Il y a ce challenge de continuer à le faire progresser. Je sais que certains ont trouvé mon choix bizarre mais en France, il n’y avait pas beaucoup d’autres possibilités. Monaco ? Ils ne prennent que des coachs étrangers. Villeurbanne ? T.J. Parker fait du très bon boulot. Ça réduit d’emblée la liste. Objectivement, il n’y avait pas d’autre choix que Dijon ou Bourg. […] Vis-à-vis de mes filles, je ne voulais pas partir à l’étranger, hormis pour un très grand club. Mais j’avais deux vraies touches, l’une en Allemagne et l’autre en Espagne. Ce n’était pas le Real Madrid ou le Barça car je serais parti sinon (il sourit). Donc je me suis dit que Bourg pourrait représenter une progression dans ma carrière, de passer à un petit stade supérieur en continuant à rester dans le haut du tableau. Je ne sais pas si l’on réussira mais personnellement, ce choix ne me semble pas surprenant. Beaucoup de personnes m’ont aussi dit que c’était une très bonne décision. C’est tout peut-être un peu mieux qu’à Dijon, avec des perspectives intéressantes. »

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Avec ses deux assistants, Gérald Simon et Frédéric Wiscart-Goetz
(photo : Jacques Cormarèche)

 La méthode Legname

« Ce que je peux dire, c’est que ça représente beaucoup de travail, de ma part et de mes assistants. Il y a de la discipline, des règles, simples mais sur lesquelles je ne déroge pas. Cela concerne tant la vie de groupe que le basket, offensivement et défensivement. Même si à l’intérieur de ça, en attaque, c’est assez libre. Après, il y a la notion de ne pas tricher. Je suis intransigeant sur le fait de se donner à fond en permanence, entraînement ou match, d’être tout le temps à 200%. À partir du moment où les mecs ne trichent pas, j’accepte les erreurs. J’échange aussi beaucoup avec les joueurs, individuellement ou collectivement. Je dis toujours la vérité en face, il y a un discours de franchise avec tout le monde, peu importe le statut. C’est très difficile de décrire une méthode mais je crois que c’est l’ensemble de tous ces éléments. […] La base de mon jeu, c’est la dureté défensive, l’intensité et l’agressivité que l’on peut mettre de ce côté du terrain. Ensuite, il y a des défenses collectives que je mets en place, sur le pick and roll ou le post-up, qui sont le fruit de répétition. Les joueurs découvrent cela, ils ne sont pas habitués, il peut y avoir des erreurs et parfois, ça ne marche pas. En attaque, il y a aussi des règles avec différentes étapes, pas de hourra-basket en priorité. Le collectif prime sur les individualités, je dis toujours aux joueurs que c’est dans le collectif qu’ils vont s’exprimer. »

Retrouvez l’intégralité de l’entretien sur le site de Ma(g)ville

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