Antoine Diot, une éclaircie dans la nuit

Crédit photo : Infinity Nine Media / Alexia Leduc

À créditer de 21 d'évaluation en 18 minutes contre Fos-Provence, Antoine Diot a signé son meilleur match depuis décembre 2021. La preuve qu'il peut encore être un élément utile pour l'ASVEL, alors qu'il est pourtant souvent tenu à l'écart du terrain.

Il y a dix jours, lors du succès de l’ASVEL contre Vitoria (87-61), ils étaient tous les deux assis derrière le banc villeurbannais, en civil, à l’image de leur début de saison où ils n’avaient aucune responsabilité dans les matchs qui comptent. Depuis, Paul Lacombe a trouvé un échappatoire : il est parti à Strasbourg et a disputé 32 minutes dimanche après-midi à Bourg-en-Bresse. « Ça devait faire trois ans que je n’avais pas joué autant », souriait-il après coup. « Mais je suis satisfait parce que j’ai un vrai rôle. » Parallèlement, Antoine Diot retrouvait aussi les joies du terrain. Le champion d’Europe 2013 est lui toujours à l’ASVEL mais a profité de la faible opposition fosséenne (94-65) pour dépasser la barre des 15 minutes pour la première fois de la saison.

« Je ne vis pas très bien non plus le fait de ne pas trop jouer »

Malgré un déficit physique, Antoine Diot possède toujours un QI basket largement supérieur à la moyenne (photo : Lilian Bordron)

Surtout, les spectateurs de l’Astroballe ont eu droit à une version vintage du meneur international : des offrandes à Youssoupha Fall, de l’adresse longue distance, des anticipations défensives (12 points à 5/6, 3 rebonds, 6 passes décisives et 3 interceptions pour 21 d’évaluation en 18 minutes. Une vraie bouffée d’oxygène pour l’un des plus gros CV du championnat, réduit à la portion congrue depuis son Final Four exceptionnel en juin 2021 (15 points, 3,5 rebonds et 6,5 passes décisives). Régulièrement blessé au mollet, le Bressan est devenu surnuméraire à Villeurbanne : seulement 21 minutes au total lors des playoffs la saison dernière (deux apparitions seulement), quatre bouts de matchs pour l’instant en EuroLeague. À tel point qu’un départ aurait pu être une option cet été, mais que son contrat, courant jusqu’en 2024, a finalement prévalu. « Je ne vis pas très bien non plus le fait de ne pas trop jouer, parce que nous sommes des compétiteurs et on a envie de jouer », a-t-il déclaré dimanche en conférence de presse, dans des propos relayés par Le Progrès. « Ce genre de match, plutôt abouti, fait donc du bien ! C’est comme ça et je vais redoubler d’efforts pour prouver que j’ai ma place sur le terrain et être prêt quand il le faut. »

Ou une belle façon de prouver à T.J. Parker qu’il est encore capable de saisir une main tendue, moins de 72 heures après avoir regardé le déplacement à Bologne depuis sa télévision. Si l’entraîneur lyonnais vante constamment son attitude et son professionnalisme, il ne s’appuie que trop peu sur lui dans les matchs tendus en raison de ses limites physiques et athlétiques. Reste que cette soirée face aux BYers a constitué une belle éclaircie, son meilleur match statistique depuis une défaite contre Limoges le 27 décembre dernier (18 points, 6 passes décisives et 5 interceptions). Mais sera-t-elle seulement suivie d’un lendemain ?

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Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

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