Avant de défier Cholet, Hugo Besson raconte la Turquie, Manisa et la reconstruction à Tofas

Hugo Besson s’affirme cette saison au Tofas Bursa
Adversaire de Cholet Basket lors du play-in de la Ligue des Champions (BCL), Hugo Besson (1,95 m, 24 ans) aborde cette série avec un mélange d’excitation et de recul. Né à Angers, non loin de Cholet, l’arrière français retrouve la France après plusieurs saisons à l’étranger. Avant le premier acte à Bursa, il a pris le temps d’évoquer son cheminement personnel, marqué par des contextes parfois très compliqués, mais aussi par une capacité à rebondir qui l’a conduit aujourd’hui à s’imposer dans l’un des championnats les plus relevés d’Europe.
Un clin d’œil du destin face à Cholet Basket
Né à Angers, Hugo Besson n’a pourtant que très peu de souvenirs liés à l’Anjou. Comme il l’a expliqué à Ouest-France, il n’y a passé que « les deux premières semaines de [sa] vie », à la toute fin de la saison où son père évoluait à Angers BC. La suite de son enfance et de sa formation s’est déroulée dans le Var, avant un départ vers le centre de formation de l’Élan Chalon, qu’il a intégré à l’âge de 15 ans.
Cette confrontation face à Cholet Basket n’en reste pas moins particulière. L’arrière de Tofas Bursa parle d’un « petit clin d’œil du destin », tout en rappelant que le Maine-et-Loire demeure une place forte du basket français. Rejouer contre Cholet, et potentiellement à la Meilleraie, renvoie aussi à ses souvenirs de jeunesse, lorsqu’il affrontait régulièrement CB en Espoirs avec Chalon.
La Turquie, un championnat qui pousse à se dépasser
Après des passages en Nouvelle-Zélande, en Serbie puis en Italie, Hugo Besson s’est installé en Turquie, un championnat qu’il considère aujourd’hui comme l’un des plus exigeants qu’il ait connus. À Ouest-France, il a expliqué que « de toutes les ligues » où il a évolué, c’est en Turquie que « le niveau est le plus élevé », soulignant la densité d’étrangers et l’intensité physique imposée chaque semaine.
Un contexte qui lui correspond, puisqu’il estime y être « très performant dans l’un des meilleurs championnats en Europe ». Cette saison encore, ses statistiques en Basketbol Super Ligi (BSL) et en BCL confirment son rôle majeur dans la rotation de Tofas Bursa.
Manisa, une saison difficile malgré la meilleure réussite individuelle
Son premier passage en Turquie, à Manisa, a toutefois laissé un goût amer. Comme il l’a raconté au Courrier de l’Ouest, la saison a été marquée par de lourds problèmes extra-sportifs, avec notamment « cinq à six mois de retard » dans le versement des salaires. Une situation pesante, qui aurait pu freiner beaucoup de joueurs.
Pourtant, Hugo Besson insiste sur sa capacité à avancer malgré tout. Il rappelle avoir réalisé « la meilleure saison de [sa] carrière » sur le plan individuel, figurant parmi les bons scoreurs du championnat turc et de la BCL. Une preuve, selon lui, qu’il a « toujours réussi à performer peu importe le contexte », même dans des conditions très éloignées de l’idéal.
Tofas Bursa, la stabilité après les turbulences
Après l’expérience déplaisante à Manisa, l’idée de rester en Turquie ne l’enthousiasmait pas. Il a d’ailleurs confié au Courrier de l’Ouest avoir dit à son agent qu’il était « très fermé à la Turquie ». L’arrivée du projet Tofas a toutefois changé la donne. Le club de Bursa lui a présenté un cadre structuré, avec des infrastructures de très haut niveau et surtout une gestion saine, sans « jamais de retard de salaire », un élément déterminant dans sa décision.
À Tofas, son rôle est clair. Il fait partie des principales options offensives dans une équipe dense, capable de défendre fort et d’enchaîner les séries. L’ambiance dans la salle de Bursa, souvent pleine, l’a également marqué, avec un public capable de devenir « vraiment assourdissant » en quelques instants.
Une série serrée en perspective face à Cholet
Face à Cholet Basket, Hugo Besson s’attend à une confrontation équilibrée. Il connaît la difficulté de jouer à la Meilleraie, qu’il décrit comme « une salle atypique » où « ça respire le basket ». De son côté, Tofas Bursa a déjà prouvé sa capacité à renverser des situations compromises, notamment en BCL, grâce à des passages offensifs très rapides.
Entre attache régionale, expérience accumulée à l’étranger et ambition européenne, l’arrière français de 24 ans aborde ce play-in avec une maturité forgée par les épreuves, prêt à jouer un rôle central dans une série qui s’annonce disputée.



























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