Avec James Dickey, la JL Bourg première équipe à afficher complet

Crédit photo : BG Göttingen

Décevante onzième de Betclic ÉLITE cette saison, la JL Bourg a bouclé son recrutement estival en embauchant le pivot James Dickey.

À peine une semaine après avoir décroché son neuvième titre de champion de France, Frédéric Fauthoux va pouvoir pleinement profiter de ses vacances. La JL Bourg est devenue la première équipe à afficher complet pour la saison 2022/23, même si l’intérêt prononcé à l’égard de Boris Dallo suggère qu’une surprise de dernière minute n’est pas à écarter dans l’ossature JFL.

Après avoir signé quatre Américains inconnus des joutes tricolores, le club bressan a poursuivi sur la même lignée avec son pivot en embauchant James Dickey (2,09 m, 25 ans), décrit comme « un big man atypique » par son ex-coach Roel Moors. « C’est un joueur très spécial et un bon rebondeur. » Si bon qu’il figure en haut du classement des meilleurs rebondeurs de l’histoire de sa fac de Greensboro (1 060 prises), devant une référence comme Kyle Hines, qui y a pourtant effectué un cursus complet (2004/08).

Diplômé en 2020, le natif de Raleigh a partagé ses deux premières saisons professionnelles entre trois clubs européens : la Hongrie, pour un exercice rookie accompli dans un championnat mineur (12,8 points à 57%, 13,1 rebonds et 3,1 passes décisives), avant de rater le grand saut vers l’Allemagne (6,6 points à 50% et 6,1 rebonds en 7 rencontres avec Göttingen), puis de se relancer en Israël (8,6 points à 57%, 7 rebonds et 1,4 contre en 22 matchs avec l’Hapoel Haïfa). Peut-être a-t-il d’ailleurs pu se renseigner là-bas sur Bourg-en-Bresse puisque l’un de ses coéquipiers se prénommait Kadeem Allen, meneur de la JL en 2020.

Un défenseur réputé

Extrêmement intense et énergique (ce qui était aussi l’une des caractéristiques premières de son prédécesseur JaCorey Williams, mais n’en a pas fait une terreur pour autant), mais encore un peu léger en terme de poids et maladroit aux lancers-francs (54/105 en Hongrie) pour pousser la filiation avec Williams, James Dickey est surtout réputé pour ses qualités défensives. Ce qui lui a notamment valu le trophée de meilleur défenseur de la Southern Conference (NCAA) en 2018. « La défense, cela a commencé au collège », racontait-il à Carolinian UCG en 2018. « Je n’ai jamais été un scoreur, mais j’étais grand. J’essayais de trouver quelle était ma spécialité, et j’ai compris que j’étais un bon contreur, alors je me suis accroché à cela. » À l’université, cela n’a évidemment pas suffi pour déloger Kyle Hines de son statut de meilleur contreur de l’histoire des Spartans (2e avec 222, contre 349 pour l’intérieur milanais) mais cela lui vaut désormais un ticket en EuroCup.

Particulièrement mobile et athlétique, il semble complémentaire de Pierre Pelos et Alexandre Chassang, qui va donc continuer l’aventure en Bresse alors qu’il ne faisait pas partie des plans du coach à la base. Alors qu’un mini-marathon attend les Burgiens (au moins 53 matchs officiels), le fait que cela ne soit pas un pivot très référencé pourrait également profiter à Kevin Kokila. Attendu comme le troisième poste 5, le jeune francilien peut espérer obtenir un peu de temps de jeu dès la première de ses trois années de contrat. C’est l’objectif de Frédéric Fauthoux, qui se dit évidemment ravi de l’arrivée de Dickey.

« James a été mon gros coup de cœur sur ce poste. Nous avons des joueurs sous contrat qui ont des qualités offensives certaines, et je ne souhaitais pas les brider. Avec la signature de Kevin que nous allons accompagner dans son développement, il nous manquait un profil extrêmement précis pour le basket actuel, à savoir un joueur de course, vite en pied et vite au cercle. C’est la qualité première de James, qui est encore un jeune joueur en plein développement, mais très enthousiaste et engagé. Avec son envergure de 2m20 et ses qualités de course et de saut, il va nous permettre de disposer d’un jeu intérieur avec plusieurs profils complémentaires. »

Des stars de 2021 aux inconnus de 2022 :
changement de stratégie à la JL

Après une saison 2021/22 en forme d’accident industriel, marqué par un recrutement raté, tant en terme de complémentarité que sur les qualités intrinsèques des joueurs, même avec des noms reconnus en France, la JL Bourg a donc changé son fusil d’épaule. Au lieu d’aller casser sa tirelire pour obtenir une star comme C.J. Harris, qui incarne surtout au final l’échec du mercato 2021, le club de l’Ain est parti en quête de gros coups, une stratégie sûrement forcée par la somme conséquente allouée au licenciement de Laurent Legname. L’expérience de Frantz Massenat (30 ans) semble sécuriser la mène, mais les quatre autres Américains, tous âgés de 24 et 25 ans, professionnels depuis 2019 et 2020, auront beaucoup à prouver. À défaut de garanties, et la JL a payé pour savoir que cela n’existait pas vraiment, cela donne néanmoins la possibilité d’obtenir de belles surprises (comme Jordan Floyd, décrit comme un mini Ja Morant par son ex-coéquipier Kim Tillie ?). Sur le papier, en revanche, l’ossature JFL reste de grande qualité avec des joueurs réputés du championnat de France, trois internationaux, mais la nécessité pour eux d’oublier un exercice 2021/22 traumatisant, sportivement et même parfois sur le plan humain. Pour ces survivants tricolores, comme pour le club, 2021/22 sera véritablement placé sous le signe d’une nouvelle ère.

L’effectif de la JL Bourg version 2022/23 :

  • Frantz Massenat – Hugo Benitez
  • Axel Julien – Jordan Floyd
  • James Palmer – Maxime Courby
  • Isiaha Mike – Pierre Pelos
  • James Dickey – Alexandre Chassang – Kevin Kokila

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Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

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