Avec un Nando De Colo magistral, l’ASVEL vient à bout du Partizan Belgrade

Crédit photo : Infinity Nine Média/Julie Darbon

Après son exploit majuscule à Barcelone, l’ASVEL a signé une seconde victoire consécutive à domicile face au Partizan Belgrade (91-87) et a enfin trouvé la bonne carburation. Les hommes de T.J. Parker enchaîneront ce jeudi face à l’Olympiacos.

« Il vient de rappeler à tout le monde qui est Raoul », lâchait le commentateur David Cozette sur Skweek. Il restait alors 9 secondes de jeu, Nando De Colo était sur la ligne des lancers-francs et réussissait un 2/2 pour donner deux points d’avance à l’ASVEL face au Partizan Belgrade (89-87, 39’). Si son début de saison était en demi-teinte, Nando De Colo a retrouvé toute sa superbe lors des deux derniers matchs d’EuroLeague d’abord en donnant la victoire à l’ASVEL à Barcelone, puis en signant une masterclass (32 points dont 11/15 aux tirs et 6/8 à 3-points et 4/5 aux lancers-francs, 2 rebonds et 3 passes décisives pour 30 d’évaluation en 27 minutes de jeu) à l’Astroballe sous les yeux de son boss et ami Tony Parker.

Parker Jackson-Cartwright
Sur un tir à 3-points de Parker Jackson-Cartwright, les Villeurbannais ont failli virer en tête à la pause. (Photo : EuroLeague)

Avec cette victoire, l’ASVEL a montré qu’elle était sur le chemin de la guérison malgré une victoire qui a été longue a se dessiner. Dès les première minutes, l’équipe serbe confirmait son potentiel en se reposant sur son jeu collectif pour atteindre la fin du premier quart-temps sur la même ligne les Villeurbannais (25-25, 10’). Un véritable bras de fer était alors lancé mais Youssoupha Fall écopait de sa deuxième faute en trois minutes et partait s’assoir sur le banc. C’est à ce moment-là que Mathias Lessort (15 points et 8 rebonds) a impacté la défense lyonnaise et a permis au Partizan de ne pas sombrer malgré les fulgurances de Jonah Matthews et Nando De Colo pour rentrer aux vestiaires de justesse avec un petit point d’avance, alors que l’ASVEL aurait pu basculer en tête sur tir à 3-points de Parker Jackson-Cartwright, qui fut finalement refusé (47-48). « Globalement nous avons fait un bon match », déclarait T.J. Parker en conférence de presse. « Nous avons joué face à une équipe qui était très agressive, très physique et avec beaucoup de talent offensif. Ça s’est vérifié sur le premier quart-temps où nous avons pris beaucoup trop de points. Cependant, notre troisième quart-temps a été vraiment très bon et je pense que c’est à ce moment que nous avons réussi à faire la différence. »

Le patron Nando De Colo et le soldat Matthews 

Jonah Matthews
Jonah Matthews a été le fidèle lieutenant de Nando De Colo ce soir pour mener l’ASVEL à la victoire. (Photo : Infinity Nine Media/Julie Darbon)

Face à la plus faible défense d’EuroLeague, l’ASVEL a shooté à 78 % à 2-points (22/28), et à 44 % à 3-points (11/25) avec « seulement » un total de 12 ballons perdus, bien loins des chiffres affichés cette saison lors des précédentes rencontres. « Nous avons joué un basket simple que j’aime bien produire mais parfois il y en a un peu trop », avouait le coach villeurbannais. « Je m’adapte à l’équipe que j’ai, je simplifie et je pointe. Je souhaite vraiment développer ce jeu de drive and kick (il répète). Nous le faisons beaucoup mieux maintenant avec moins de système. » Une tactique qui a vraisemblablement marché en plus d’avoir eu un bon Jonah Matthews (14 points) et un Nando De Colo étincelant en seconde période – notamment dans le troisième quart-temps – pour montrer la voie aux siens. En huit minutes, il a inscrit 11 points pour poser les premiers jalons d’un succès précieux (73-66, 30’ plus gros écart du match). S’il y a eu une révolte des Serbes dans l’ultime quart-temps. Les hommes de T.J. Parker n’ont pas flanché dans le dernier quart, même lorsque Youssoupha Fall commettait sa troisième et quatrième faute, en neuf seconde. L’ASVEL a tenu bon malgré un faible pourcentage aux lancers-francs et pouvait exulter lorsque Alex Tyus interceptait la gonfle dans les mains de James Nunnally à deux secondes de la fin pour valider un précieux succès (91-87).

À l’épreuve de l’Olympiacos jeudi

Si cette deuxième victoire consécutive n’a pas été volée et que les efforts des Rhodaniens sont récompensés après un début de saison très contrasté. « Il y a quelques temps, c’est un match que nous n’aurions pas gagné et on se le répète encore et encore », confiait T.J Parker. « Quand tous les joueurs sont là, des ajustements sont possibles mais quand il y a des absents on s’adapte. Actuellement, nous sommes au complet, nous faisons de la vidéo, nous travaillons et sur le terrain nous développons du beau basket. » Pour autant, l’ASVEL est-elle enfin guérie ? Les Lyonnais le sauront ce jeudi, puisqu’ils vont passer un sérieux test à l’Astroballe avec la réception de l’Olympiacos, qui n’a perdu qu’à quatre reprises cette saison en EuroLeague.

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Qui a écrit ce papier ?

Théo Tetard

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