« Ce n’est pas le basket qui me fait rêver » : 48 heures après son miracle européen, la JL Bourg étouffe Boulazac

Will Cherry et les Bressans ont assuré l’essentiel contre Boulazac
« Ce n’était pas le match de l’année », a soufflé Frédéric Fauthoux, dans ce qui ressemble, en revanche, à la litote de la soirée. Mais non, on ne s’est clairement pas régalés à Ékinox. Loin de là.
« C’est quand même mieux quand il y a aussi des paniers, non ?! »
Ce JL Bourg – Boulazac extrêmement haché a presque renvoyé les Périgourdins à leurs vieux souvenirs de Pro B, lorsque le basket ressemble plus à un combat de tranchées qu’autre chose. « Je dis chapeau à Bourg pour avoir livré un match avec autant d’intensité 48 heures après une rencontre européenne », applaudit Alexandre Ménard.
Oui, mais l’intensité, ça lui fait une belle jambe à Frédéric Fauthoux… « Les gens n’attendent pas que ça. Moi, ce n’est pas le basket qui me fait rêver. C’est quand même mieux quand il y a aussi des paniers, non ? »

Or, ce vendredi, la JL Bourg s’est surtout attelée à empêcher le BBD d’en marquer, insufflant une énorme pression physique sur la ligne arrière et ciblant le poste 4, avec cinq fautes plus que rapides pour Ousman Krubally (17 minutes) et surtout Cyrille Eliezer-Vanerot (10 minutes). « On n’a pas profité de notre fraîcheur physique », regrette l’intérieur francilien. « Au contraire, ce sont eux qui nous ont le plus embêtés offensivement, on a eu du mal à développer notre jeu. Parfois, ça ne ressemblait pas à grand chose en attaque. La JL a mis beaucoup de pression sur les montées de balle. Quand il reste 14 secondes de possession et qu’on n’a pas fait la première passe de notre système… »
« On ne pouvait pas faire plus »
Pour le résumer clairement, les Bressans ont fait ce qu’il fallait pour gagner (73-70), avec les moyens du bord : c’est-à-dire avec deux joueurs phares en moins (Adam Mokoka et Will McDowell-White), et seulement 48 heures d’intervalle suite à son succès miraculeux en EuroCup. Un calendrier resserré, alors que Gravelines-Dunkerque – Saint-Quentin aurait très bien pu être placé ce vendredi, que ne digérait toujours pas Frédéric Fauthoux, qui s’inquiétait également de l’état physique d’un joueur, « sur la table du docteur », peut-être Kevin Kokila.
« C’est impossible de produire un vrai spectacle, pour les gens qui viennent nous voir, avec si peu de repos », martèle le sélectionneur. « La LNB a envie qu’on soit une entreprise de spectacle pour remplir les salles. Donc on doit aussi faire des beaux matchs. Là, c’était très physique, très intense mais on ne pouvait pas faire plus. »
Cela a pourtant suffi pour maîtriser Boulazac, et le score final (73-70) ne dit pas tout de la marge qui existait réellement en fin de rencontre (73-59, 38e minute). « Si près, si loin, encore une fois », résume Alexandre Ménard. Lui aussi a sûrement préféré d’autres matchs… Au hasard, celui de dimanche dernier à Paris.
























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