« Je n’avais aucune idée de ce dont il parlait » : quand Timothé Luwawu-Cabarrot comprend enfin le conseil de David Lighty

Depuis qu’il a dû se résoudre à quitter la NBA, Timothé Luwawu-Cabarrot n’a pas vécu que des moments faciles en Europe. Au contraire, même. Un retour douloureux à Milan où sa relation avec Ettore Messina n’a pas été fluide, une saison particulièrement mitigée avec l’ASVEL puis une première chaotique à Vitoria.
Mais tout a changé cette saison. Au retour d’un EuroBasket, certes gâché par ses deux tirs ouverts dans le corner raté dans le money-time contre la Géorgie, mais où il a su assumer avec succès un rôle de soldat dans l’ombre, à l’image de sa défense étouffante sur Mateusz Ponitka contre la Pologne, TLC fait feu de tout bois avec Baskonia.
Premier meilleur marqueur de Liga Endesa, quatrième en EuroLeague, l’Azuréen a pris une autre dimension cet automne. Au-delà des chiffres offensifs, l’international français fait surtout preuve d’une sérénité remarquable dans le jeu, loin, par exemple, de son passage à Villeurbanne, où il était capable de perdre jusqu’à huit ballons par match, pas vraiment aidé par ses décalages fréquents à la mène.
« Ses mots m’ont frappé cette saison »
Une maturité nouvellement acquise qui l’a justement fait replonger dans ses souvenirs rhodaniens. Au micro du site de l’EuroLeague, Timothé Luwawu-Cabarrot a évoqué l’influence de David Lighty, de sept ans son aîné, côtoyé en 2023/24 à l’ASVEL.
« Il a été incroyable. Les vétérans comme lui ne parlent pas beaucoup, mais quand ils te conseillent, c’est toujours ultra-précis et juste. Il me répétait qu’il fallait que je sois patient. Que quand le moment serait venu, le jeu ralentirait pour moi et que je pourrais tout faire sur le terrain. Sur le coup, je n’avais aucune idée de ce dont il parlait. Parce que je voulais tout réussir immédiatement, mais je n’étais pas prêt.
Ses mots m’ont frappé cette saison. J’ai repensé à cette discussion, et c’est vraiment ce qui est en train de m’arriver. J’ai atteint une certaine maturité et maintenant, je comprends ce qu’il voulait dire par « le jeu va ralentir ». Maintenant, je vois les espaces. Je vois comment mon défenseur me défend. Comment les équipes s’organisent défensivement contre moi. Et bien qu’elles aient un plan de jeu complet pour me stopper, le jeu a ralenti. Il avait raison. »


























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