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Le « déplacement catastrophique » de la SIG Strasbourg : « On est arrivé à 1h du matin en minivan »

Coupe de France - Avec l'interruption du trafic sur la ligne TGV entre Strasbourg et Paris, la SIG n'est arrivée dans la capitale qu'au milieu de la nuit, en minivan. Vraiment pas l'idéal pour préparer une finale, comme l'a martelé Paul Lacombe.
Le « déplacement catastrophique » de la SIG Strasbourg : « On est arrivé à 1h du matin en minivan »

Paul Lacombe et les Strasbourgeois n’avaient plus d’énergie dans le money-time

Crédit photo : Lilian Bordron
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Vendredi, Bourges, Basket Landes et Dijon se sont tous entraînés pendant 1h15 sur le parquet de l’Accor Arena en veille de match. Mais pas la SIG Strasbourg, désireuse de disposer d’un créneau plus long que les seules 75 minutes allouées par la fédération, qui a donc décidé de rester au Rhénus pour effectuer les dernières répétitions en début d’après-midi. Les Alsaciens devaient arriver à Paris sur les coups de 19h, en TGV. Sauf que le train a rapidement été annoncé avec deux heures de retard, avant d’être tout bonnement supprimé en raison d’une rupture de caténaire au niveau de Châlons-en-Champagne sur la ligne à grande vitesse.

« À un moment donné, on n’avait rien », admet Massimo Cancellieri. Vu qu’il n’y avait plus que des mauvaises options à ce moment-là, entre prendre la route ou attendre le matin, les Strasbourgeois ont trouvé des minivans à louer pour avaler les 500 kilomètres d’autoroute. Alors que les Dijonnais sont arrivés sur les coups de midi, eux ont débarqué à Paris à 1h du matin. Le parallèle avec le 0-15 des quatre dernières minutes (de 70-68 à 70-83) n’est pas si incohérent à faire. Et si le technicien italien s’est montré assez peu loquace à propos de cet incident, pour ne pas dire gêné, Paul Lacombe a lui beaucoup appuyé dessus, à la fois en zone mixte puis en conférence de presse.

 

Paul Lacombe :
« On ne s’est pas donné toutes les chances »

« Je suis dégoûté ! Pour moi, on ne s’est pas donné toutes les chances. On a eu un déplacement catastrophique et on le paye ce soir. On est arrivé hier à 1h en minivan pour préparer le match le plus important de notre saison… Vous avez tous vu qu’on s’est écroulé à la fin, on était à égalité et on s’est pris 10 points d’un coup. Pourquoi veut-on toujours arriver à l’avance, prêt, tranquillement ? Pour récupérer, avoir de l’énergie ! Là, on a pu donner tout ce qu’on avait pendant 32-35 minutes, et voilà… Je ne vais pas commencer à me cacher derrière, je n’ai pas été bon en deuxième mi-temps. Mais quand tu vois ma première et ma deuxième, je n’avais plus d’énergie, je n’avais plus rien, parce que je me suis couché à 1h30 du matin hier, ce que je n’ai pas l’habitude de faire.

Je n’incrimine personne, c’est la faute à personne, mais on aurait pu faire mieux aussi. Les gars ont été super mais on n’avait pas 40 minutes dans les jambes. Je suis dégoûté pour ça parce qu’on est à 5 minutes de la Coupe de France, encore plus dégoûté de ne pas avoir eu l’impression de me battre avec toutes les armes que j’aurais pu avoir. On est bien pendant 35 minutes, on contrôle le match, on est dans le plan de jeu et comme par hasard, plus d’énergie. C’est la faute à pas de chance, mais pas que…

Mon discours fait très faible car vous allez peut-être avoir l’impression que je m’en sers comme excuse. Mais tous ceux qui font du sport savent à quel point les conditions de voyage sont importantes ! Toutes les équipes arrivent plus tôt, dans un confort, un contexte : on arrive, on se pose, on a nos routines et on ne l’a pas fait nous. Peut-être qu’on dira que c’est faible et que je me cherche des excuses. Mais Dijon a été très bon, a fait le match qu’il fallait, il faut rendre à César ce qui appartient à César. Je sais que ça fait rageux et je dirais la même chose si j’étais dans l’autre équipe. Dijon mérite sa victoire. Il y a certes la qualité de la JDA, OK, mais j’ai vraiment la sensation de ne pas m’être battu avec toutes mes armes. Je suis vraiment dégoûté. »

Propos recueillis à l’Accor Arena,

Image Alexandre Lacoste
Alexandre Lacoste est arrivé sur BeBasket en 2011, lorsque le site se prénommait encore Catch & Shoot. Amateur de portraits et de reportages, généralement au plus près des équipes de France lors des compétitions internationales, il aime chercher des angles originaux et des sujets qui vont au-delà du simple résultat sportif.

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