Malgré un Justin Robinson stratosphérique pour remplacer Hifi, l’Olympiakos vient à bout de Paris

Evan Fournier réussit son meilleur match de la saison avec 18 points et des paniers clutch
C’était une affiche qui était tombée par deux fois dans les mains des Parisiens la saison dernière. Mais cette année, une donnée est venue troubler les retrouvailles avec l’Olympiakos : l’absence de Nadir Hifi. Le leader parisien s’est blessé au dos avant le match, et n’a pas pu tenir sa place pour la première fois de la saison en EuroLeague. Alors forcément, aller battre l’Olympiakos chez lui dans ces conditions relevait quasiment de la mission impossible.
Pourtant, un homme a bien essayé de faire mentir les probabilités. Forcément responsabilisé en l’absence d’Hifi, l’autre porteur de balle principal Justin Robinson a tout donné et termine avec… 35 points pour 39 d’évaluation. En feu complet en début de match, il a fini le premier quart-temps à 5/6 derrière l’arc, comme touché par la grâce.
Mais dans un match à haut-rythme et avec énormément de 3-points (37 pour Paris, 32 pour l’Olympiakos), les hommes de Francesco Tabellini se sont fait prendre à leur propre jeu et n’ont pas pu rivaliser en termes de talent avec les Grecs. Ils n’ont pas à rougir de leur prestation, mais s’inclinent finalement de 12 points (98-86). Meilleur marqueur de son équipe, Evan Fournier (18 points) a fait mal aux Parisiens avec son meilleur match de la saison.
Robinson marche sur l’eau
« On aurait pu mieux faire » indiquait le coach Francesco Tabellini après la rencontre, au micro de l’EuroLeague TV. Et pour cause, son équipe était dans le match pendant longtemps. Ils ont même remporté les premiers et troisièmes quart-temps. Les Parisiens ont commencé en small-ball, tirant énormément en première intention. « Ils ont très bien commencé en réussissant beaucoup de tirs. Justin Robinson a fait un match incroyable, il était dur à stopper » a reconnu Evan Fournier, toujours motivé à l’idée de jouer le club de sa ville de naissance.
Avec 17 points sur ses 6 premières minutes, Robinson a mis son équipe sur les rails. Le staff de l’Olympiakos a bien essayé de lui assigner en défense Tyson Ward (contre son ancienne équipe), Frank Ntilikina ou le DPOY 2024 Thomas Walkup… Sans succès. Le meneur américain termine avec 35 points à 7/17 aux tirs (dont 7/10 à 3-points), 2 rebonds, 4 passes décisives et 5 pertes de balle en 28 minutes, pour… 39 d’évaluation. Il avait un grand sourire après certaines actions, se demandant ce qui lui arrivait.
Justin Robinson came out scorching hot in Q1! 🔥
15 PTS on 5/6 from beyond the arc for @5Alive_ in less than 7 min 😱@ParisBasketball pic.twitter.com/Qi98rT5sCs
— EuroLeague (@EuroLeague) November 21, 2025
Des détails cruciaux
Mais cela n’a pas suffi pour aller chercher la victoire. Francesco Tabellini a regretté « certains tirs ouverts ratés quand le match était serré », « les rebonds offensifs qui ont fait la différence [18 pour l’Olympiakos, 14 pour Paris] » et aussi « quelques erreurs défensives notamment sur pick-and-roll. » Des détails qui coûtent cher contre une équipe du niveau de l’Olympiakos. Le tempo très haut de ce match était de toute façon propice aux erreurs des deux côtés du terrain. D’où aussi les 19 pertes de balle parisiennes.
On notera les bons matchs de Yakuba Ouattara (13 points), Jeremy Morgan (13 points, 5 passes décisives) et Mouhamed Faye (9 points, 8 rebonds). Il aura en revanche manqué de spécialistes défensifs dans les dernières minutes pour stopper les paniers clutch d’Evan Fournier et Sasha Vezenkov. Ce résultat creuse en tout cas encore un peu plus l’écart entre les deux équipes, puisque l’Olympiakos monte 2e tandis que Paris descend 13e.
We fought until the very end but it wasn’t enough tonight
Gotta bounce back in Dubaï next week 😤 pic.twitter.com/00yunYAkoJ
— Paris Basketball (@ParisBasketball) November 21, 2025

























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