William Pfister raconte l’improbable retour de la SIG Strasbourg : « On pensait déjà un peu au panier-average ! »

La joie de William Pfister après l’épatante victoire alsacienne à Bourg
William, que vous inspire ce scénario un peu fou à Bourg ?
On sait que ce n’est jamais fini dans le basket jusqu’à ce que le buzzer retentisse. C’est encore une preuve qu’il faut tout donner jusqu’à la fin. On l’a fait et ça nous a permis de renverser la situation. Je suis hyper fier de l’équipe, tout le monde est content. Surtout dans ces conditions, en étant diminué (par les absences de Marcus Keene et Abdou Ndoye) : tout le monde a dû apporter et on a montré beaucoup de caractère. C’est un bel exemple de résilience et de travail.
Sur ce dernier temps-mort à 54 secondes de la fin, à -7, pensiez-vous encore à la victoire ? Ou juste à préserver un peu le panier-average ?
Forcément qu’on pensait un peu au panier-average. Je ne suis pas dans la tête de tous mes coéquipiers, il y a sûrement des mentalités différentes mais notre capitaine Jean-Baptiste Maille y croyait, il nous a encore motivés. On marque un 3-points, perte de balle de la JL et on en remet un. Derrière, le match est complètement relancé.
Qu’est-ce que Jean-Baptiste disait ?
Il a fait du JB quoi ! Il nous a criés dessus. Il nous a dit de ne rien lâcher jusqu’à la fin et qu’on pouvait le faire.
« On veut aller chercher l’Europe ! »
Comment avez-vous surmonté les absences de vos deux maîtres à jouer, Marcus Keene et Abdoulaye Ndoye ?
On a déjà joué un match comme ça à Chalon où on a rapidement été diminués. Mais on voit qu’on a des armes un peu partout, beaucoup de talent aussi. Du coup, on se surpasse un peu et c’en est encore un autre exemple. On a été dominants au rebond, comme à Chalon. Dès qu’on domine le rebond, ça nous met dans de bonnes conditions.
Mike Davis Jr termine avec 31 points…
En plus, dans le vestiaire, il n’était pas content de son pourcentage. Après, s’il en met 30 et qu’on gagne, ça ne me dérange pas (il sourit). C’est un super joueur offensif, qui peut marquer de n’importe où sur le terrain. C’est bien de l’avoir dans son équipe !

Cela fait deux saisons que la SIG n’a plus joué les playoffs et vous voici dans le Top 4 du championnat quasiment à mi-parcours… Vous êtes l’une des grandes surprises du début de saison.
Je ne sais pas si on sera la surprise mais on sait de quoi on est capables. On sait les joueurs qu’on a. Dans nos têtes, on veut chercher l’Europe. Pour l’instant, on est là où on veut être plus ou moins. On va continuer à faire le maximum pour continuer de créer la surprise, si vous voulez l’appeler comme ça, mais surtout pour gagner des matchs.
« Le travail de l’ombre ? Je prends ça à cœur ! »
Récemment, Nicolas Lang a mis en lumière votre travail, disant que c’était grâce à des joueurs de l’ombre comme vous, capable de poser des bons écrans, que la SIG était si performante…
C’est ce que j’essaye de faire à tous les matchs : donner de l’énergie, faire les petits efforts qu’on ne voit pas forcément (dans les statistiques), mettre mes coéquipiers dans les bonnes conditions pour qu’ils puissent avoir le meilleur tir possible. C’est un travail que je prends à cœur, que j’aime bien faire et qui aide à gagner des matchs.
Après un long cycle de cinq ans à Saint-Quentin, comment vivez-vous personnellement ce début d’aventure ?
Je suis très content d’être à Strasbourg. On fait une belle saison, je m’y plais beaucoup et j’ai hâte de voir ce que l’on va pouvoir faire.
Mardi soir, vous allez affronter Paris à l’Adidas Arena dans les mêmes conditions…
On a engrangé de la confiance à Bourg. Sauf que Paris est un match qui arrive très rapidement. Il va falloir qu’on arrive à reposer tout le monde car il y a eu des gros temps de jeu. Il faudra que tout le monde soit à 100% pour aller au combat.
Propos recueillis à Bourg-en-Bresse,
























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