Nando De Colo : « Si j’en veux à l’ASVEL ? Bien sûr ! »

Nando De Colo est parti frustré de son expérience villeurbannaise
Le 30 juin 2022, la France du basket avait été secouée par un séisme : le retour de Nando De Colo en Betclic ÉLITE, direction l’ASVEL. Une signature complètement inattendue à l’époque, qui avait permis à Tony Parker de rêver grand. « En 2023, j’espère qu’on pourra remporter le premier titre EuroLeague de l’histoire avec l’ASVEL », tweetait alors le président villeurbannais.
Merci @NandoDeColo d’avoir cru en notre projet. On rentre dans une nouvelle ère.. En 2013, on a gagné ensemble le 1er titre de champions d’Europe de l’histoire de l’équipe de France. En 2023, j’espère qu’on pourra remporter le premier titre euroleague de l’histoire avec l’ASVEL.
— Tony Parker (@tonyparker) June 30, 2022
Moins de quatre ans plus tard, le constat d’échec est flagrant. Avec Nando De Colo, l’ASVEL n’a jamais fait mieux que 15e de l’EuroLeague et n’a eu « que » la Leaders Cup 2023 à ajouter à son armoire à trophées.
« Le projet initial était bien loin de la réalité »
Depuis qu’il a pris la poudre d’escampette pour le Fenerbahçe Istanbul en début d’année, l’Arrageois n’a eu de cesse de montrer sa frustration face au bilan sportif de ses trois ans et demi dans le Rhône, où il était cependant très épanoui humainement, disposant notamment d’une belle relation avec son coach Pierric Poupet. « Il n’y avait pas d’objectif bien défini par la direction », nous-a-t-il dit en février. « L’année dernière, on n’a pas fait une seule finale et pourtant tout le monde nous avait dit que la saison était plutôt pas mal », nous répétait-il récemment. Insupportable pour un compétiteur de sa trempe.
Mais à l’heure de revenir à la LDLC Arena ce jeudi, et d’être honoré pour ce qui sera sans doute son dernier match sur le sol français, Nando De Colo a réservé ses mots les plus virulents au micro du Progrès. « Il y a eu beaucoup de choses qui ne se sont pas passées comme prévu, le projet initial était bien loin de la réalité », a-t-il notamment déclaré, avant de glisser un petit tacle. « Quand on n’est pas accompagné comme on devrait l’être on se retrouve vite sans ressources. »
« Pas mal de problèmes dans l’organisation »
De quoi susciter à notre confrère Luc Paganon une question : « En voulez-vous à l’ASVEL ? » Et la réponse est sans équivoque. « Oui, bien sûr ! Quand je rejoins l’ASVEL, je la rejoins avec les ambitions qu’on me dit clairement, les yeux dans les yeux. On s’en sort la première saison avec une Leaders Cup et une finale de Coupe mais à partir de là, c’est très compliqué. (…) Je savais très bien qu’en signant à l’ASVEL, je n’allais pas gagner l’EuroLeague ! Mais il y avait des objectifs qui me permettaient d’être motivé, comme celui de viser les play-offs. Mais après mon arrivée, il y a eu pas mal de problèmes dans l’organisation et cela s’est ressenti dans les résultats sportifs. »























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