Contrairement à d’autres Français évoluant en NCAA, Yves Pons et Joël Ayayi, Olivier Sarr (2,10 m, 21 ans) a fait le choix de ne pas inscrire son nom pour la Draft 2020. Yves Pons, son camarade de la génération 99, expliquait à Envergure que le Toulousain n’avait pas eu les retours espérés de la part de l’UAC (Undergraduate Advisory Committee) pour pouvoir sauter le pas.
« Je voulais me tester, a-t-il expliqué à ESPN. J’ai demandé à l’UAC. Puis j’ai parlé à mon coach (Danny Manning) et il m’a convaincu de rester et avoir mon diplôme. Il avait des plans pour moi, j’allais faire de belles choses en ACC, avec l’équipe et individuellement, bien sûr. C’était fin avril, le coach devait rester. Mais 24/48 heures avant la date limite (pour s’inscrire à la Draft), il a été viré. Je n’ai pas eu la possibilité de m’ y inscrire. »
Être « redshirt » n’est pas une option
Du coup, l’intérieur a inscrit son nom sur le « transfer portal », la plateforme dédiée aux joueurs NCAA souhaitant changer d’universités. Après trois saisons chez les Wake Forest Demon Deacons, il pourrait ainsi terminer son cursus NCAA ailleurs. Sa cote, après une solide saison junior (13,7 points à 52,7% de réussite aux tirs, 9 rebonds, 0,9 passe décisive et 1,2 contre en 27 minutes), est élevée et il devrait être sollicité par bon nombre de programme en quête d’un intérieur de premier rang. Cependant, Olivier Sarr n’est pas fermé à l’idée de rester à Wake Forest pour sa saison senior.
« C’est une décision difficile à prendre. Je veux donner une chance à Wake Forest en écoutant ce qu’ils ont à me dire. J’entre sur la plateforme des transferts parce que je veux connaître toutes les options. Je souhaite pouvoir choisir mon coach, pas en avoir un choisi pour moi. »
ESPN poursuit en indique que les Kentucky Wildcats cherchent à intégrer un fort intérieur. Cependant, si transfert il y a, ce sera pour jouer dès la saison prochaine. Si ce n’est pas possible d’être transféré sans devoir connaître une saison de « redshirt » (certains joueurs transférés ne sont pas éligibles pour évoluer en compétition sur la première saison dans leur université), Olivier Sarr pourrait même faire le choix de passer professionnel et ainsi quitter la NCAA. « Je peux devenir pro, jouer une saison en EuroLeague, quelque part pour être prêt pour la NBA. Il n’y a pas moyen de faire une année sans jouer », affirme-t-il.

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