« On m’appelle Loydinski ! » : les débuts fracassants de Jordan Loyd le Polonais à l’EuroBasket

Pour son premier match dans un championnat d’Europe, Jordan Loyd a marqué 32 points contre la Slovénie !
« Est-ce que j’ai un nom polonais ? », se marre Jordan Loyd dans les couloirs de la Spodek Arena de Katowice. « Les gars de l’équipe m’appellent Janik. Chez moi, on m’appelle Loydinski. » Jordan Loyd ou Janik Loydinski, peu importe au final, le Monégasque a été adopté en l’espace d’une soirée par ses nouveaux supporters.
Les débuts les plus flamboyants depuis 1995
Avec 32 points (à 7/8 à 3-points), Jordan Loyd a signé la quatrième meilleure performance offensive de l’histoire pour un débutant à l’EuroBasket. Sachant que les trois dernières remontent presque à l’ancien temps : 36 points pour l’Allemand Mike Jackel en 1985, 35 pour le Lituanien Arturas Karnishovas en 1995 et 34 pour son nouveau compatriote polonais Edward Jurkiweicz en 1969.
JORDAN LOYD IS AUTOMATIC (5 triples in 15 mins) ⚙️🦾#EuroBasket x @KoszKadra pic.twitter.com/VYS1lCeHeG
— FIBA EuroBasket (@EuroBasket) August 28, 2025
« Je ne le savais pas mais je ne pouvais pas rêver d’une meilleure première », savourait le MVP de la finale de Betclic ÉLITE. « C’est l’une de mes meilleures performances en carrière mais je ne suis pas venu pour scorer le plus possible, je suis surtout venu pour gagner. Ça reste sympa de laisser son empreinte dans les livres d’histoire. Après, on ne commence jamais une rencontre en se disant qu’on va être en feu mais j’ai rentré deux shoots assez rapidement et je suis allé avec le flow ensuite. »
De quoi faire chavirer les 9 337 spectateurs de la Spodek Arena, qui ont offert à Loyd « l’une des meilleures ambiances de (sa) vie », et ses nouveaux partenaires comme Dominik Olejniczak, longtemps son adversaire en France avec Gravelines-Dunkerque et Saint-Quentin. « C’est génial d’être enfin son coéquipier », glisse l’ancien pivot picard. « Il faut dire que c’est un super mec et qu’il s’est très bien intégré. Et sur le terrain, son talent nous aide beaucoup. »
La Pologne en avait bien besoin après la retraite internationale d’A.J. Slaughter, son naturalisé depuis 2015. « Je ne saurais pas trop dire comment l’occasion de jouer avec la sélection polonaise s’est présentée », glisse le nouveau chouchou du public local. « Mais la fédération parlait avec mon camp depuis quelques années, et ça s’est fait comme ça. Ce n’était pas un coup de tête non plus. » Son grand ami Mateusz Ponitka, depuis leur époque commune au Zénith Saint-Pétersbourg, a également joué un rôle crucial dans l’obtention de ce passeport.
Et bientôt un peu de vodka ?
Une nouvelle expérience au sein d’une carrière bien remplie, qui l’a déjà emmené en finale de NBA ou d’EuroLeague. « Je n’avais honnêtement jamais prévu de jouer pour une équipe nationale. Mais l’opportunité est venue. J’ai 32 ans et je me suis dit que ce serait une bonne expérience car j’ai beaucoup de basket derrière moi, mais je n’avais jamais fait ça. J’ai été accueilli comme un Polonais et je veux leur rendre avec de la sueur et du sang sur le parquet. » Mais sept 3-points par match feront aussi l’affaire… Et s’il veut célébrer comme un Polonais, il faudra aussi bientôt se plier aux coutumes locales. « Je n’ai pas encore goûté à la vodka ! Il va falloir que j’attende la fin du tournoi pour ça. »
À Katowice,


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