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Timothée Vergiat et David Morabito savourent après le choc remporté à Orléans (90-75)

ELITE 2 - Auteur de 15 points pour son retour après une blessure à la cheville, Timothée Vergiat a largement contribué au succès de l’ADA Blois à Orléans (90-75). En conférence de presse, l’arrière blésois et son coach David Morabito sont revenus sur une soirée intense et riche en enseignements.
Timothée Vergiat et David Morabito savourent après le choc remporté à Orléans (90-75)

Timothé Vergiat monte au panier lors de la victoire de Blois à Orléans ce dimanche 11 janvier

Crédit photo : Tuan Nguyen

Quelques minutes après la victoire de l’ADA Blois face à Orléans (90-75), dans un choc très attendu d’ÉLITE 2, l’arrière Timothée Vergiat et le coach David Morabito ont livré leur analyse. Entre ambiance exceptionnelle, première mi-temps compliquée et domination défensive après la pause, les Blésois ont assumé leur statut dans un championnat toujours aussi dense.

Pour Timothée Vergiat (1,88 m, 27 ans), ce déplacement à Orléans ne ressemblait à aucun autre : « C’est forcément l’un des matchs qu’on coche dans le calendrier, on l’attendait celui-là. En plus, le classement faisait que c’était encore plus un choc. »

L’arrière a aussi insisté sur le cadre : « Cette salle est magnifique, remplie de supporters des deux équipes. » (10 150, un record pour une rencontre d’Élite 2)

Pas totalement remis physiquement d’un coup reçu à la cheville face à Antibes le 19 décembre dernier, l’ancien joueur du Pôle France a néanmoins tenu à être présent pour cette rencontre : « Je n’étais pas forcément à 100 %, mais je voulais jouer ce match-là. Ça me fait vraiment plaisir de gagner ici. »

Un « risque » qui a valu le coup, puisque le médaillé d’argent 3×3 aux Jeux Olympiques 2024 a inscrit 15 points, second meilleur total de son équipe derrière Talis Soulhac et ses 25 unités.

 

Parfois grimaçant durant la rencontre, le revenant a tenu à rassurer sur son état : « Il y a Max (Maxime Sconard, 10 points, 5 rebonds, 4 passes sur la rencontre) qui m’a un peu fauché la cheville qui est encore fébrile, mais ça va. C’est un match difficile à rater et je ne regrette pas d’avoir forcé un peu pour le disputer. »

Plaisir, émotions et gestion de la pression

Souriant et détendu sur le parquet, le Blésois revendique cet état d’esprit : « Il ne fallait pas se mettre une pression démesurée. On n’est qu’en janvier, ce n’est pas un match à la vie à la mort. Si on ne prend pas du plaisir sur ces matchs-là, on n’en prend jamais. C’est pour ça que je fais ce sport-là, c’est les émotions qu’on vient chercher. »

Un plaisir en partie dû à ses supporters, qui, même dans une salle acquise en grande partie à Orléans, ont su se faire entendre : « Ils étaient plus éparpillés que l’année dernière, mais ils ont réussi à faire plus de bruit que les supporters d’Orléans. À la fin, on n’entendait qu’eux. »

Une première mi-temps manquée, une réaction collective

Blois a longtemps souffert avant de prendre le contrôle : « On était soft en première mi-temps, on s’est fait manger au rebond. Ils ne proposaient pas grand-chose offensivement, mais se nourrissaient de leurs rebonds offensifs et de leurs contre-attaques. 45 points encaissés, c’est beaucoup trop. » Malgré les bévues, l’écart limité à la pause a servi de déclic : « On n’était qu’à -5 à la mi-temps alors qu’on n’était pas dedans du tout. Ça nous a boostés, parce qu’on s’est dit que si on jouait à notre niveau, on pouvait créer l’écart. »

La clé, encore une fois, est venue de la défense : « Le basket, c’est une histoire d’intensité. Quand on est présents et investis, derrière on est en rythme. C’est passé par notre défense. »

David Morabito : « Le chemin m’importe plus que la finalité »

De son côté, le coach David Morabito a tenu à relativiser l’importance du résultat : « Ce n’était pas un match décisif. Je l’ai dit avant, je le redis après. Peu importe le résultat, je garde ma ligne de conduite. Le chemin m’importe plus que la finalité. »

Face au co-leader, le coach blésois a surtout retenu la progression de son groupe : « Pour une jeune équipe, pouvoir matcher comme ça Orléans, c’est intéressant dans la progression. »

Le technicien varois a détaillé l’évolution du match : « Réduire Orléans à néant pendant 40 minutes, c’est impossible. Il faut les réduire par séquences. On a mieux réussi en seconde qu’en première. »

« Rien ne m’étonne avec lui »

Interrogé sur Talis Soulhac (1,88 m, 19 ans), MVP de la rencontre avec 25 points, le coach en poste depuis février 2024 s’est montré très élogieux sur son joueur de 19 ans : « C’est un joueur incroyable, et un garçon incroyable. Tout ce qui lui arrive est mérité. Ce qu’il fait à son âge, il n’y en a pas beaucoup qui l’ont fait. »

Le coach a rappelé ses performances, y compris en Coupe de France contre la JL Bourg, lundi dernier : « C’est de l’ÉLITE 2, pas de la Betclic ÉLITE, mais le niveau est très élevé. Il a montré qu’il avait les épaules pour tenir la pression, et il l’a déjà fait lundi contre une équipe de Betclic ÉLITE. »

Une semaine forte et un championnat ouvert

Enfin, l’entraineur du désormais seul leader a replacé cette victoire dans un contexte plus large : « C’est l’une des plus belles semaines, parce que ce qu’on a fait lundi est historique pour le club », avant de rappeler la densité du championnat : « Il y a Roanne, je ne condamne pas Pau. Il y a plein d’équipes, ce n’est pas un championnat à deux têtes. »

Au-delà du résultat, le natif de Fréjus a conclu : « Celui qui vous dit que cette salle n’est pas magnifique est un menteur. Orléans et Blois peuvent être fiers de rassembler un tel engouement. »

Propos recueillis par Alexandre Sanson, à CO’Met,

Commentaires


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chorale58
Timothé, quand est-ce que tu rentres à la maison ? 😉
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