EuroCup : quand la réglementation de la FIBA Europe pousse le BLMA à aligner… sa team manager

Le BLMA a du s’adapter au règlement assez strict de l’EuroCup féminine
Lattes-Montpellier a frappé fort jeudi soir en Pologne, s’imposant largement à Lublin (67-43) lors du match aller des quarts de finale de l’EuroCup. Une performance sportive majeure, qui place le BLMA en position plus que favorable avant le retour à domicile. Mais derrière cette réussite collective se cache une incongruité réglementaire qui en dit long sur les contraintes pesant encore sur le basket féminin européen.
Une apparition à 41 ans en EuroCup
Sur la feuille de match, un nom a surpris : Charlotte Toffano, 41 ans, a officiellement fait sa première apparition en EuroCup. Non pas en tant que joueuse cadre ou renfort médical, mais pour une raison bien particulière. Figure appréciée du club, Charlotte Toffano est en réalité la team manager de l’équipe professionnelle du BLMA.
Toujours privé de sa capitaine emblématique Romane Bernies – du déplacement mais en arrêt -, blessée depuis le début de l’année 2026 (fracture de la côte), Lattes-Montpellier ne disposait pas de dix joueuses opérationnelles pour ce déplacement en Pologne. Or, la réglementation de la FIBA Europe impose impérativement la présence de dix joueuses sur la feuille de marque, y compris à l’extérieur.
Une règle rigide dans un contexte économique fragile
Plutôt que d’emmener en pleine semaine de cours une jeune espoir vouée à ne pas entrer en jeu dans un match couperet où chaque point compte, et ainsi augmenter le coût d’un déplacement déjà très onéreux, le club héraultais a donc choisi une solution pragmatique : qualifier administrativement une membre de la délégation déjà prévue sur place afin de répondre aux exigences réglementaires. C’est ainsi que Charlotte Toffano s’est retrouvée sur la feuille de match, avant de prendre part à la présentation des équipes.
Une situation cocasse qui interroge, tant les déplacements en EuroCup sont lourds et coûteux pour des clubs dont l’économie reste fragile. Le contraste est d’autant plus frappant qu’en La Boulangère Wonderligue, la scène nationale autorise les équipes à se contenter de neuf joueuses à l’extérieur, contre dix à domicile.
Retour plus serein à Lattes
Pour le match retour, l’entraîneur Valéry Demory pourra cette fois s’appuyer sur les espoirs du club à domicile pour compléter l’effectif. Et pourquoi pas même leur offrir du temps de jeu. Avec 24 points d’avance avant d’aborder la manche retour, le sort de ce quart de finale pourrait être rapidement scellé, ouvrant la voie à une demi-finale continentale attendue depuis 2019.
Une petite histoire de feuille de match, sympathique et anecdotique en apparence, mais révélatrice des réalités économiques et réglementaires qui entourent encore le basket féminin européen.
























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