Recherche
Logo Bebasket
Recherche
Logo Bebasket
  • À la une
  • Mon actu
  • Matchs
  • Frenchies
  • Pro Basketball Manager
  • Mes joueurs
  • Scouting
  • Records
  • Équipe de France
  • Interviews
  • CONTACTEZ-NOUS

ITW Axelle Merceron, première saison pleine en Espagne : « J’aime la pression, j’aime prendre mes responsabilités »

Axelle Merceron vit une saison charnière avec Spar Gran Canaria. Pour sa première expérience à l’étranger, la Française s’est imposée comme l’une des joueuses majeures de la Liga Femenina Endesa, assumant un rôle central qu’elle n’imaginait pas forcément en arrivant.
ITW Axelle Merceron, première saison pleine en Espagne : « J’aime la pression, j’aime prendre mes responsabilités »

Cette saison, Axelle Merceron cumule 18,4 points, 8,6 rebonds et 2,1 passes décisives de moyenne.

Crédit photo : Spar Gran Canaria

À 22 ans, Axelle Merceron (1,89 m, 22 ans) découvre le très haut niveau espagnol… et s’y impose à grande vitesse. Arrivée à l’été 2025 à Spar Gran Canaria, elle est devenue, en l’espace de quelques mois, l’option offensive numéro un de son équipe. Après 18 matchs disputés en Liga Femenina Endesa, elle compile 18,4 points à 48,9% aux tirs, 8,6 rebonds et 2,1 passes décisives en 37 minutes de moyenne. Un changement de statut radical, qu’elle raconte avec lucidité et franchise.

Un rôle majeur inattendu dès la première saison

Quand elle signe aux Canaries, Axelle Merceron ne se projette pas immédiatement comme une pièce maîtresse. « Vraiment pas. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit à ce point-là, dans le scoring et dans les statistiques », reconnaît-elle.

Si elle savait qu’en tant que joueuse étrangère, son rôle serait plus important qu’en France, l’ampleur des responsabilités l’a surprise. « Petit à petit, je prends conscience des choses et je m’y fais », explique-t-elle, consciente d’être passée dans une autre dimension.

PROFIL JOUEUR
Poste(s): Ailier
Taille: 189 cm
Âge: 22 ans (25/04/2003)

Nationalités:

drapeau-france-carre.jpg
Stats 2025-2026 / Liga Femenina Endesa
PTS
18,4
#1
REB
8,6
#2
PD
2,1
#46

37 minutes par match, un nouveau corps à construire

Ce changement de rôle s’est aussi traduit physiquement. Jouer presque l’intégralité des rencontres n’allait pas de soi. « L’année dernière, je n’étais même pas capable de tenir 25-30 minutes », confie-t-elle. L’été a donc été décisif, avec un gros travail de préparation cardio.

« Maintenant, je sais que je vais jouer 35-40 minutes. Je dois gérer mon effort, me donner à 100%, mais savoir aussi quand me reposer un peu ».
Au-delà de l’aspect physique, c’est surtout la liberté offensive qui l’a fait grandir : « Je tire beaucoup plus, je prends beaucoup plus mes responsabilités, et c’est quelque chose qui me plaît ».

Un saut dans l’inconnu hors du terrain

Changer de pays, de culture et de championnat n’a pas été sans heurts. « Quand je suis arrivée, c’était très bizarre. J’ai vraiment fait un saut dans l’inconnu », se souvient-elle. La barrière de la langue a été le premier obstacle. « Je pensais être bilingue en anglais, mais pas du tout. Les premières semaines, c’était compliqué ».

La présence de Caroline Hériaud, puis de Marie Mané, a facilité l’adaptation. Aujourd’hui, Merceron apprend même l’espagnol. Les habitudes quotidiennes ont aussi demandé un temps d’ajustement : « Les horaires, surtout. Ici, je finis l’entraînement à 21h. En France, c’était maximum 18h ». Heureusement, le cadre aide : « Il fait toujours beau, le soleil, ça aide forcément ».

En 19 rencontres disputées, Gran Canaria a remporté 3 victoires. Crédit photo : Spar Gran Canaria
En 19 rencontres disputées, Gran Canaria a remporté 3 victoires. Crédit photo : Spar Gran Canaria

Deux mondes différents entre le basket masculin et féminin

À Gran Canaria, les sections féminines et masculines sont complètement distinctes. « On n’est pas du tout dans les mêmes conditions. Eux jouent dans une aréna de 5-6 000 places. Nous, c’est un gymnase, avec 50 ou 60 personnes, entrée gratuite », explique-t-elle.

Parfois, les contraintes sont très concrètes : « Quand il pleut, on ne peut pas s’entraîner parce que la salle glisse ». Une réalité qui rappelle que la professionnalisation du basket féminin reste très inégale.

« J’aime la pression » : apprendre à être leader

Devenir l’option offensive principale à seulement 22 ans a été un apprentissage. « C’était vraiment la première fois que j’avais ce rôle-là en pro », confie-t-elle.

Accompagnée par ses coéquipières plus expérimentées, elle a rapidement pris goût à cette responsabilité : « J’aime la pression. J’aime prendre mes responsabilités en fin de match ».

Un statut gratifiant, mais lourd à porter quand les résultats ne suivent pas toujours. « Quand on perd souvent, c’est un peu moins facile », admet-elle, dans un contexte où le club lutte pour le maintien.

Les joueuses françaises en Espagne

Pour Axelle Merceron, l’un des grands attraits du championnat espagnol réside dans le statut accordé aux joueuses étrangères. « Avoir le statut de joueuse étrangère, ça change énormément », explique-t-elle. Les attentes sont immédiates : « On nous demande d’endosser des responsabilités, et derrière, on doit les assumer sur le terrain ».

La concurrence y est également plus forte et permanente. « On doit toujours être au niveau, notamment en tant qu’étrangère », souligne-t-elle, dans une ligue où rien n’est acquis. « C’est un championnat qui bouge beaucoup », ajoute Merceron, évoquant une instabilité qui oblige les joueuses à s’imposer rapidement.

Un contexte plus exigeant qu’en France, mais également formateur, où la responsabilité et le temps de jeu peuvent accélérer la progression — à condition de répondre présent.

Un jeu plus rapide et un tir à 3-points omniprésent

Sur le terrain, les différences avec la France sont nettes. « Ça court beaucoup plus vite », résume-t-elle.

Mais c’est surtout l’adresse extérieure qui l’a marquée : « En Espagne, ça shoote dans tous les sens, à trois points, en première intention (…) il y a beaucoup plus de joueuses spécialisées dans le tir ».

Un style de jeu qui demande une adaptation défensive constante et une lecture du jeu plus rapide.

Créativité, confiance et polyvalence en progression

Individuellement, Axelle Merceron se sent en pleine évolution. « J’ai progressé sur ma créativité, des choses que je n’osais pas faire avant », explique-t-elle.
Main gauche, jeu au poste, mais aussi désormais au poste 3, avec des prises d’écran et plus de responsabilités extérieures.

Elle insiste aussi sur son tir à 3-points : « Je n’ai pas encore un très bon pourcentage, mais j’ose beaucoup plus. Ça peut être un point clé pour la suite ».

Équipe de France et avenir : rester ouverte

Passée par les équipes de France jeunes, Merceron ne ferme aucune porte. « Je reste ouverte, forcément. Mais ce sont des choses que je ne contrôle pas », tempère-t-elle, consciente de la densité du vivier français.

Pour la suite de la saison, l’objectif est clair : « Collectivement, on veut jouer le maintien. Individuellement, continuer sur cette lancée et profiter de cette opportunité ».

Quant à l’avenir, la jeune joueuse ne se projette pas trop loin : « J’ai beaucoup apprécié le championnat espagnol, mais je ne me ferme aucune porte ».

En Espagne, Axelle Merceron a trouvé bien plus qu’un nouveau championnat. En assumant très vite un rôle majeur, le Français a franchi un cap dans sa carrière, gagné en confiance et élargi sa palette. Une saison fondatrice, qui servira de base solide pour la suite de son parcours, quel que soit le chemin qu’elle choisira.

ARTICLE PREMIUM

Vous accédez à un contenu PREMIUM.

S'abonner à BeBasket c'est :

Suppression définitive de la publicité (bannières & pop ups)
Accéder à des articles et interviews exclusives
Accéder au groupe BeBasket Premium sur WhatsApp
Gagner du temps en lisant les résumés d'articles
Pour rappel si vous êtes un lecteur assidu de BeBasket et souhaitez-vous abonner pour bénéficier d'une navigation SANS AUCUNE PUBLICITÉ c'est possible dès 5€. C'est aussi le moyen de contribuer au financement d'un média indépendant de qualité couvrant toute l'actualité du basket Français.

Commentaires


Veuillez vous connecter afin de pouvoir commenter ou aimer
Connexion