Après l’affaire Kawhi Leonard, le nouveau deal de LeBron James interroge

Le contrat de LeBron James avec Polymarket relance les questions sur le salary cap en NBA, peu après les sanctions infligées à Kawhi Leonard.
Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.
À partir de 5€Essai gratuitLa NBA vient à peine de refermer le dossier Kawhi Leonard que celui de LeBron James (2,03 m, 41 ans) alimente déjà les discussions outre-Atlantique. La superstar des Philadelphia 76ers a en effet conclu un accord d’un montant de 15 millions de dollars avec la plateforme de prédictions Polymarket, après avoir accepté cet été un contrat NBA de deux ans et 8 M$. Soulevant une fois de plus la question d’un potentiel contournement du salary cap.
"It's almost like you're a performer when you come here… like you're on stage playing the game of basketball."
To begin his HISTORIC Year 24, LeBron James opens his Sixers-era at Madison Square Garden 🍿
📅 76ers/Knicks, Oct. 20, NBC and Peacock pic.twitter.com/hX4xAtu5T0
— NBA (@NBA) September 16, 2026
Le rapprochement est en effet tentant. LeBron James touchera seulement 3,88 millions de dollars en 2026-2027, après avoir privilégié une équipe capable de jouer le titre plutôt qu’une rémunération beaucoup plus importante. Quelques semaines plus tard, son nouvel accord commercial lui rapporte presque quatre fois son salaire annuel en NBA.
C’est précisément cette différence entre rémunération sportive et revenus extérieurs qui a poussé l’insider NBA Brett Siegel (ClutchSports) à s’interroger sur les conséquences d’un tel montage, même s’il ne considère pas l’accord actuel comme contraire au règlement.
Polymarket will pay LeBron James $15 million per year for his endorsement deal—more than three times as much as he'll make from the 76ers this season, sources told FOS.https://t.co/8jod5LfWHw pic.twitter.com/qhYfYlq9Vj
— Front Office Sports (@FOS) September 16, 2026
« À ma connaissance, cela n’interfère avec aucune règle de la convention collective, mais à l’avenir, ces accords parallèles pourraient directement conduire à des contrats plus petits pour aider à libérer de la masse salariale, ce qui, en théorie, ressemble à un contournement du salary cap », a-t-il écrit.
L’hypothèse évoquée est simple : un joueur pourrait accepter volontairement une importante réduction salariale auprès d’une franchise s’il sait qu’un contrat publicitaire indépendant compensera une partie de la somme abandonnée. Le problème réglementaire apparaîtrait notamment si la franchise intervenait directement ou indirectement dans l’obtention de ces revenus.
LeBron James' new Polymarket commercial with Rajon Rondo, Sue Bird, Spike Lee, Richard Sherman, Derek Jeter, Eli Manning, and other Hollywood stars 👀
(via @KingJames)pic.twitter.com/9a1ge6Dg6S
— ClutchPoints (@ClutchPoints) September 8, 2026
C’est justement ce que la NBA a reproché aux Los Angeles Clippers. À l’issue de son enquête sur Kawhi Leonard, la ligue a conclu que la franchise avait facilité plusieurs contrats publicitaires entre son joueur et des entreprises avec lesquelles elle entretenait des relations commerciales. Les Clippers ont notamment perdu cinq choix de premier tour de Draft et reçu une amende de 30 millions de dollars.
Le cas LeBron James est donc, en l’état actuel des informations disponibles, très différent. Partenaire officiel de la NHL et de la MLB, Polymarket ne semble en revanche n’avoir aucune relation commerciale avec la NBA ou les Sixers, bien que des négociations existent entre la firme et la grande ligue.
L’accord de LeBron James, qui prévoit que le natif de l’Ohio endosse un rôle d’ambassadeur de la marque et se limite à des actions promotionnelles sur le foot U.S., ne constitue donc pas, à ce stade, un nouveau dossier Kawhi Leonard (2,01 m, 35 ans). Il illustre en revanche une zone que la NBA pourrait devoir surveiller : celle de stars capables de renoncer à plusieurs millions de dollars de salaire tout en générant parallèlement des revenus commerciaux très supérieurs à leur contrat sportif. Une situation qui poserait problème dans le cas où ces accords seraient initiés ou facilités par leur franchise. Ce qui ne semble pas être le cas à ce stade concernant LBJ.





























Commentaires (1)