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La course aux JO : Batum et Coulibaly, le grand écart des générations dans l’aile

Équipe de France - Qui seront les postes 3 de l'équipe de France aux Jeux olympiques 2024 ? Nicolas Batum et Bilal Coulibaly partent avec une longueur d'avance. Mais Isaïa Cordinier n'est pas loin et Timothé Luwawu-Cabarrot ressort la tête de l'eau.
La course aux JO : Batum et Coulibaly, le grand écart des générations dans l’aile
Crédit photo : FIBA

D’ici les Jeux olympiques de Paris, la rédaction de BeBasket va vous proposer divers rankings, poste par poste, afin de se faire une meilleure idée de qui pourra guider l’équipe de France vers une médaille à Bercy.

Après les meneurs et les arrières, place aux ailiers. Sur la dernière campagne, le staff en avait convié trois dans un premier temps : Nicolas Batum (en poste 3/4), Terry Tarpey et Yakuba Ouattara. Le meneur/arrière Frank Ntilikina forfait, Vincent Collet et ses assistants avaient fait appel à un joueur au même profil que ces deux derniers, Isaïa Cordinier. Malmenés par les 3 and D du Canada (Dillon Brooks et Luguentz Dort), qui ont imposé un impact physique de très haut-niveau, les Français ont semble-t-il regretté leur choix de ne pas avoir disposé d’un joueur en mesure de ne pas reculer face à eux.

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Voici notre ranking des postes 3 début décembre :

1. Nicolas Batum, Philadelphie Sixers (NBA)

Nicolas Batum a appelé de ses vœux à descendre dans la rotation de l’équipe de France, pour prendre un rôle à la Rudy Fernandez en sélection d’Espagne, lors des Jeux olympiques de Paris. Mais un problème subsiste : est-ce qu’un autre poste 3 est prêt à lui succéder au plus haut-niveau international ? Peut-être que Bilal Coulibaly ou même Isaïa Cordinier (qui avait démarré aux côtés d’Evan Fournier sur les matches de classement au Mondial) peuvent être promus dans le cinq majeur et permettre au capitaine des Bleus à se cantonner à un rôle de 10-15 minutes en sortie de banc. Surtout si Batman venait à être utiliser en rotation sur le poste 4. Ce qui peut fonctionner si seulement quatre intérieurs autres sont convoqués (Yabusele en 4, Wembanyama en 4/5, Gobert et Lessort en 5) en plus de Batum. Toutefois, au sein de sa nouvelle équipe de Philadelphie, Nicolas Batum a retrouvé le rôle de poste 3 titulaire. Toujours astreint à des missions de stoppeur défensif et facilitateur en attaque, le Normand est productif dans une équipe compétitive (6,9 points à 60% de réussite aux tirs, 4,1 rebonds et 1,6 passe décisive en 25 minutes). De quoi penser que sur une compétition relativement courte (un maximum de six matches) il puisse prolonger cette mission en Bleus.

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2. Bilal Coulibaly, Washington Wizards (NBA)

C’est l’une des bonnes surprises françaises de ce début de saison en NBA. Bilal Coulibaly joue et plutôt bien chez les Washington Wizards. Souvent en bout de chaîne ou dans le dos de la défense, celui qui s’était montré à l’aise balle en main (en tant qu’arrière voire meneur) en deuxième partie de saison 2022-2023 avec les Metropolitans 92 s’illustre sur le poste 3, posant même régulièrement des écrans porteurs. Profitant des larges espaces créés par les mangeurs de ballon que sont Jordan Poole (15,3 tirs par rencontre) et Kyle Kuzma (19,3 tirs), le rookie français saisit les opportunités (8,2 points à 51,9% de réussite aux tirs en 26 minutes), montre des progrès sur le tir extérieur (43,5% à 3-points sur 2,6 tentatives par rencontre) et abat un travail colossal en défense (3,8 rebonds, 0,7 contre et 1,1 interception). Parfois, son intensité défensive dénote au sein d’une équipe d’une faiblesse abyssale (3 victoires et 16 défaites).

« Je suis très content de ses débuts, disait Vincent Collet il y a deux semaines sur le plateau de NBA Extra. Ça correspond à Bilal. Lorsqu’il intègre une équipe à un niveau plus élevé, il va toujours observer et s’approprier ce qu’il faut faire pour être utile à cette équipe. Il l’avait très bien fait chez les Metropolitans 92 et il recommence cette saison. Je pense que ça va bien se passer. Non seulement il est déjà bien, mais je pense qu’il va continuer à monter. Le seul bémol c’est que son équipe est quand même très faible et que dans beaucoup de matches à la mi-temps la messe est déjà vite et on va un peu trop tôt dans le garbage time. Mais c’est peut-être une opportunité que pour l’instant il a su saisir. »

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3. Isaïa Cordinier, Virtus Bologne (Serie A / EuroLeague)

Convoqué de dernière minute à la Coupe du monde 2023, Isaïa Cordinier avait raté de peu son entrée contre le Canada en première mi-temps. Absent ou presque des rotations face à la Lettonie, il était réapparu intense et concerné sur les matches de classement. De quoi lui faire gagner des points aux yeux du staff. D’autant plus qu’il confirme sur ce début de saison au sein d’une Virtus Bologne qui surprend en EuroLeague (7 victoires et 4 défaites). Dans le style adapté pour Luca Banchi, un coach avec une approche très défensive, l’Azuréen s’éclate (9,2 points à 50,9% de réussite aux tirs, 3,1 rebonds et 2,9 passes décisives en 23 minutes après 17 matches de Serie A et EuroLeague). Capable de défendre très agressivement sur les meneurs/arrières, cet ailier de petite taille peut être assigné au créateur n°1 de l’équipe adverse. Il a besoin de stabiliser son tir extérieur (29,6% à 3-points sur 2,7 tentative par rencontre en EuroLeague) pour passer un cap.

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4. Timothé Luwawu-Cabarrot, ASVEL (Betclic ELITE / EuroLeague)

C’est le grand gagnant du changement de coach à l’ASVEL. Depuis l’arrivée de Gianmarco Pozzecco, Timothé Luwawu-Cabarrot retrouve de l’impact. Il reste sur deux sorties à 20 points en EuroLeague contre le Bayern Munich et le FC Barcelone. De quoi lui faire regagner du crédit pour l’équipe de France. Très bon back-up lors des Jeux olympiques 2021, il avait été beaucoup moins bon à l’EuroBasket 2022 alors qu’il était attendu comme l’ailier titulaire. Surtout, son comportement avait déplu. Résultat, il n’a pas été convoqué pour la Coupe du monde 2023. D’autant plus que son retour en Europe, à Milan, s’est avéré décevant. A la relance à l’ASVEL, il semble revivre. Au point de revenir en Bleu ? La fenêtre internationale de février pourrait être le tremplin nécessaire.

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5. Ousmane Dieng, Oklahoma City Thunder (NBA / G-League)

C’était l’un des regrets de Vincent Collet, de ne pas avoir pu évaluer Ousmane Dieng lors de la Coupe du monde. Convoqué en tant que partenaire d’entraînement, le Lot-et-Garonnais a décliné l’invitation pour cause de blessure. Qui sait ce qu’il serait advenu de sa présence à la Coupe du monde s’il avait été là ? Aurait-il pu être présent à Jakarta suite à la blessure de Frank Ntilikina ? On ne le saura jamais. Quoi qu’il en soit, sa deuxième saison en NBA était très attendue après ses progrès affichés à la Summer League. Mais, bien que dans la rotation du Thunder en tant que poste 4/5 en début de saison, l’ancien pensionnaire du Pôle France est désormais avec Oklahoma City… en G-League. S’il s’y exprime, le niveau de jeu est bien loin du niveau international et on doute de son retour dans la rotation d’OKC au vue des résultats actuels du Thunder (deuxième à l’Ouest), une franchise bien pourvue sur ses postes.

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6. Terry Tarpey, AS Monaco (Betclic ELITE / EuroLeague)

Héros de l’Euro 2022, Terry Tarpey n’a pas pu bénéficier de l’effet de surprise lors de la Coupe du monde 2023. Lancé en deuxième mi-temps contre le Canada, il s’est lui même fait impacter physiquement, au point de donner un panier plus la faute dans la raquette. Son intégration au sein de l’une des meilleures équipes d’Europe, l’AS Monaco, doit lui permettre de continuer à avancer, à 29 ans. Mais pour le moment, le New Yorkais s’illustre essentiellement en Betclic ELITE avec la Roca Team. La concurrence semble avoir pris une longueur d’avance sur lui.

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7. Nicolas Lang, Limoges CSP (Betclic ELITE)

Toujours aussi adroit et juste dans ses choix, Nicolas Lang a sans doute laissé passé le train de l’équipe de France A. Probablement un peu juste physiquement pour le très haut-niveau sur son poste 3/2, ce très bon basketteur technico-tactiquement restera probablement un très bon joueur du championnat de France.

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8. Yakuba Ouattara, AS Monaco (Betclic ELITE / EuroLeague)

Sélectionné pour la Coupe du monde afin de lui confier des missions similaires à celles de l’AS Monaco, il a très peu vu le parquet dans les matches qui comptent. Sur son profil, Isaïa Cordinier lui est passé devant dans la hiérarchie.

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9. Axel Bouteille, Bahcesehir Koleji (BSL / FIBA Europe Cup)

Dans un basket instinctif, Axel Bouteille tourne à 17,3 points par match en BSL et 16 points en FIBA Europe Cup. Cependant, si son équipe du TT Ankara était compétitive en EuroCup la saison passée (finaliste), sa nouvelle formation du Bahcesehir Koleji est 12e de BSL et ne dispute que la modeste FIBA Europe Cup. Ainsi, les performances du Varois ne seront sans doute pas suffisantes pour monter plus haut dans ce ranking.

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10. Juhann Begarin, Nanterre (Betclic ELITE)

Poste 3/2 athlétique qui s’exprime essentiellement en transition, Juhann Begarin a fait le choix de quitter Paris pour rejoindre Nanterre à l’intersaison. Hormis un gros carton en Coupe de France contre Limoges, le Guadeloupéen peine à s’installer dans le collectif de Pascal Donnadieu pour le moment (9,1 points à 45,6% de réussite aux tirs, 3,6 rebonds et 1,7 passe décisive en 23 minutes). Son tir extérieur manque encore de fiabilité (27,9% à 3-points sur 3,3 tentatives par match).

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11. Zaccharie Risacher, Bourg-en-Bresse (Betclic ELITE / EuroCup)

Attendu très haut à la Draft NBA 2023, Zaccharie Risacher confirme match après match, aussi bien Betclic ELITE qu’en EuroCup. Après 22 rencontres, le fils de Stéphane et Sandrine Risacher tourne à 11,6 points à 54,3% de réussite aux tirs en moins de 23 minutes, en plus de 3,6 rebonds et 1 passe décisive par rencontre. Surtout, depuis fin octobre il n’est descendu sous la barre des 10 points qu’à deux reprises (7 points face à Roanne, 9 contre le TT Ankara), en 11 rencontres ! Sa régularité prouve qu’il progresse, lui qui a mis en place un impressionnant programme d’entraînement pour franchir des paliers. Toutefois, l’été 2024 sera celui de sa Draft. Pendant la préparation, il devra se rendre outre-Atlantique. Et surtout, il lui faudra certainement encore un ou deux étés pour se renforcer et atteindre le plus haut niveau international.

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spider36
A quand les mêmes prospectives avec l'EDF féminine ?
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lou_grand
Même souci que sur les postes 1 et 2. La sélection a trop longtemps été verrouillée. Conséquence : maintenant qu'il faut remplacer De Colo, Batum et Fournier, on n'a pas grand monde, en apparence. Vraiment dommage d'être obligé de se prendre le mur pour apporter des changements ! Grande différence avec l'Espagne qui sait gérer ses anciens... Ce sera moins difficile à l'intérieur avec Wemby et Yabu sur le poste 4 ; Gobert, Fall, Lessort sur le poste 5. Wemby peut très bien jouer 3 par ailleurs.
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djokeric
Batum est au dessus. Cordinier aussi mais c'est un 2 à la Virtus. Bellinelli joue 3, et ça marche très bien comme ça, il a passé un cap et est aujourd'hui d'après moi le meilleur arrière français. Bref, en 3 Tarpey est excellent en edf, il devrait y être, Coulibaly a son mot à dire aussi. Étant donné que l'edf a comme meilleure arrière d'excellents rôles players des 2 côtés du terrain il faut à tout prix que Collet recrée une identité défensive autour de Gobert pcq puisqu'il n'y a pas de cadors sur les postes 1 et 2, il y aura forcément un déficit à la création.
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da_yeti
Je pense aussi que Cordinier n'est pas évalué à sa juste valeur. Il est, comme tu dis, le meilleur arrière français sur ce début de saison.
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da_yeti
Oui, il faut définir l'identité de l'équipe avant la sélection. Si on veut une identité défensive, on ne pourra pas avoir un effectif aussi vieux que l'été dernier.
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da_yeti
Coulibaly fait un début de saison surprenant, mais sans garanti pour le niveau international encore. Il est à tester dès cet été pour préparer l'avenir mais je ne comprends pas qu'il soit classé devant Cordinier et TLC qui répondent à des responsabilités en Euroleague
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leon_21
Hello BeBasket, La démarche est intéressante, la suite est prévue ? Et même question que Spider36, l'équivalent pour les féminine est il dans vos brouillons ?
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