Young Star Game 2026 : notre projection des 20 sélectionnés, qui pour succéder à Noah Penda ?

Meilleur rebondeur d’ELITE 2, encore U22, Narcisse Ngoy est éligible pour participer au Young Star Game 2026
Qui seront les 20 sélectionnés pour le Young Star Game 2026 ? Pour rappel, l’événement est réservé aux joueurs nés en 2004 et après (U22), automatiquement éligibles pour la Draft NBA 2026. Entre Betclic ELITE, ELITE 2, NM1, Pôle France et championnat Espoirs, le vivier est dense. À l’approche du rendez-vous francilien, BeBasket a tenté l’exercice délicat de la projection, en tenant compte des performances, des statuts… et des incertitudes liées au calendrier.
Les incontournables de Betclic ELITE
Adam Atamna (1,95 m, 18 ans) s’impose naturellement comme l’un des visages de cette génération. L’arrière shooteur de l’ASVEL a été désigné meilleur espoir de la première partie de saison de Betclic ELITE par BeBasket et reste sur une prestation à 24 points contre Le Portel. Seule interrogation : sa disponibilité, en fonction du parcours villeurbannais en Coupe de France, et en fonction le report d’ASVEL – Bourg.
Même incertitude pour Hugo Yimga-Moukouri (2,04 m, 17 ans). L’ailier de Nanterre, au profil physique et au potentiel NBA évident, fait partie des références U22 du championnat mais pourrait être retenu par le calendrier si son club se hisse en demi-finale de Coupe.
Derrière eux, plusieurs profils semblent difficilement contournables. Aaron Towo-Nansi, déjà étincelant lors de la première édition, continue sa progression à Cholet. Nathan Soliman, considéré comme le plus gros prospect actuel du basket français, reste attendu après une première apparition timide l’an passé.
La Betclic ELITE apporte également son lot d’évidences : Mohammad Amini à Nancy, Mouhamed Faye au Paris Basketball, Soren Bracq à Gravelines-Dunkerque, Marc-Owen Fodzo Dada au SLUC, Bastien Grasshoff au Mans ou encore Louka Letailleur au BCM constituent un socle solide et cohérent pour le Young Star Game. Christopher Ebunangombe du Portel doit également être mentionné.
Les références d’ELITE 2, un vivier incontournable
Impossible de bâtir une sélection sans regarder du côté de l’ELITE 2, où plusieurs jeunes ont pris une dimension majeure cette saison.
Talis Soulhac (1,88 m, 19 ans) s’avance comme la référence. Auteur de 14,2 points de moyenne sur la phase aller, le meneur a frappé fort lors du centrico à Orléans avec 25 points devant près de 10 000 spectateurs. Longtemps freiné par des soucis de santé en début de saison, il a clairement changé de statut.
Maxence Lemoine confirme tout son potentiel à La Rochelle, avec un sens du panier rare chez les arrières français. François Wibaut s’installe lui aussi parmi les valeurs sûres, malgré un contexte collectif plus délicat à Pau dernièrement. Appelé en dernière minute l’an passé, Killian Malwaya profite d’un rôle élargi pour franchir un cap, tandis que le poste 4 shooteur Jonas Boulefaa impressionne par sa maturité alors qu’il est encore U19.
À Vichy, Illan Pietrus vit enfin une première vraie saison professionnelle intéressant, pendant qu’Ilane Fibleuil reste une curiosité à Orléans. Enfin, Mohamed Sankhé apporte une vraie présence intérieure à la JAV comme il l’avait fait l’été dernier en équipe de France U19.
Le Pôle France et la NM1 bien représentés
Au-delà de Nathan Soliman, le Pôle France devrait logiquement placer d’autres éléments. Yaël Masdieu-Reynaert (1,90 m, 17 ans), vice-champion d’Europe U18, s’affirme déjà en NM1 par son volume de jeu et sa capacité à organiser. Matthys Mahop (1,93 m, 17 ans), autre membre du Pôle, affiche lui aussi une production statistique solide dans un contexte exigeant.
En NM1, Yanis Mbuy (1,82 m, 18 ans) s’invite naturellement dans les débats. Le meneur d’Orchies combine responsabilité et efficacité, notamment en Coupe de France, où il a su se montrer à son avantage.
Espoirs : des profils à surveiller
La question du championnat Espoirs se pose forcément. Jahel Trèfle, blessé, pourrait manquer l’événement. Maïdy Douglas (1,94 m, 19 ans), meilleur marqueur d’Espoirs ELITE avec Nanterre (21,5 points de moyenne), apparaît comme une alternative crédible, surtout en cas d’indisponibilité d’Adam Atamna ou d’Hugo Yimga-Moukouri. Le jury pourrait être tenté de surfer sur l’attention portée aux performances d’Oscar Wembanyama (2,03 m, 18 ans). Mais cela semblerait encore prématuré à notre sens. Surtout si cela évince d’autres espoirs à sa place, comme Julien Wilamowski de Cholet Basket.
En ELITE 2, le très jeune Sacha Defoundoux (né en 2008) représente un pari séduisant, tant son impact en Espoirs ELITE 2 interpelle malgré un temps de jeu encore limité à l’échelon supérieur.
Les grands gabarits, toujours scrutés, même chez les U22
Comme souvent dans ce type d’événement, les intérieurs attirent l’œil. Narcisse Ngoy (2,14 m, 21 ans), meilleur rebondeur d’ELITE 2 avec Poitiers, coche toutes les cases. Yanis Tonnellier (2,14 m, 21 ans), discret mais en progression constante à Chalon, offre un autre profil de pivot moderne à fort potentiel.
Les U22 confirmés, entre production immédiate et projection à moyen terme
Derrière les profils déjà installés dans la hiérarchie médiatique, plusieurs U22 réalisent une saison suffisamment consistante pour prétendre, eux aussi, à une place dans les 20. À commencer par Mathys Kangudia (1,88 m, 21 ans). L’arrière/meneur de Nantes est l’un des joueurs les plus productifs de toute l’ELITE 2 cette saison. Capable d’assumer un volume offensif important (plus de 16 points de moyenne en championnat). Son profil de scoreur colle parfaitement à l’esprit du Young Star Game.
Deuxième chouchou débloqué : Mathys Kangudia. https://t.co/ucfJ3LaX2I pic.twitter.com/LyQLF4GnFq
— Enzo – La Relève Basket (@larelevenba) November 30, 2024
Autre valeur sûre : Guillaume Grotzinger (1,84 m, 21 ans). Ancien MVP du championnat Espoirs, le meneur de Champagne Basket a pleinement confirmé son statut en ELITE 2. Avec plus de 14 points et près de 4 passes décisives par match, il s’impose comme un créateur fiable, capable d’organiser mais aussi de sanctionner. Sa lecture du jeu et son vécu à haut niveau chez les jeunes en font un candidat naturel, d’autant plus que ce type d’événement valorise souvent les profils capables de faire jouer les autres.
Romain Parmentelot (1,90 m, 21 ans), lui, est sans doute l’un des meneurs les plus difficiles à contenir du championnat. À Denain, il assume un rôle offensif majeur et affiche une agressivité constante vers le cercle. Ses performances en Coupe de France ont été également très bonnes : il a dépassé les 20 points de moyenne (contre deux équipes de NM1 cependant).
Dans un registre différent, Maël Hamon-Crespin (2,06 m, 21 ans) s’impose comme l’un des postes 4 shooteurs les plus fiables parmi les jeunes français. Sa capacité à étirer le jeu, avec près de 13 points de moyenne, en fait un profil très recherché dans le basket moderne. Même sans volume athlétique spectaculaire, son efficacité offensive et sa lecture du jeu pourraient séduire un staff en quête d’équilibre dans la sélection.
Du côté de Poitiers, la paire Aurèle Brena-Chemille / Imanol Prot incarne parfaitement cette génération de joueurs polyvalents et responsabilisés. Brena-Chemille, meneur responsabilisé, apporte de l’agressivité et de la polyvalence défensive, tandis que Prot se distingue par sa taille et surtout son tir pour un poste 3. Deux profils complémentaires qui pourraient tirer leur épingle du jeu selon les besoins de l’effectif final.
🧬 Pur enfant du cru, Imanol Prot se révèle avec Poitiers en ÉLITE 2 !
🧐 Gros plan sur l'explosion du nouveau leader inattendu du PB86.
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— BeBasket (@Be_BasketFr) October 30, 2025
Sur les lignes arrières, Lucas Demahis-Ballou (1,90 m, 21 ans) à Aix-Maurienne et Alexandre Bouzidi à Vichy incarnent également cette catégorie de meneurs jeunes mais déjà responsabilisés. Sans être les plus médiatisés, ils gèrent un volume de jeu important et affichent une vraie maturité dans la conduite collective. Des profils parfois sous-estimés, mais qui prennent tout leur sens dans un événement où la compréhension du jeu est essentielle.
Autrement, Loïs Grasshoff (1,99 m, 21 ans) mérite une mention particulière. Prêté par Le Mans à Aix-Maurienne, l’ailier athlétique apporte une dimension physique et défensive rare parmi les jeunes. Capable de courir, de défendre sur plusieurs postes et de sanctionner à 3-points, le facteur X surprise de la finale de Leaders Cup 2025 peut aussi être appelé pour ce Young Star Game.
Enfin, Melvin Ajinça a déjà été drafté et occupe un rôle à l’ASVEL. On doute dès lors de sa présence pour ce match.
Autant de profils qui illustrent la profondeur exceptionnelle de la génération U22 cette saison. Et qui rendent la mission du jury d’autant plus complexe : au-delà du talent brut, il faudra trancher entre exposition médiatique, projection Draft et performances immédiates.
Une équation complexe pour n’en retenir que 20
La richesse du vivier rend la tâche du jury particulièrement complexe. Entre contraintes de calendrier, équilibres de postes et volonté de mettre en lumière les prospects les plus exposés à la Draft, tous les critères entreront en jeu. Une chose est sûre : le Young Star Game 2026 s’annonce dense, relevé, et riche en enseignements.
























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