« Comme le premier jour d’école », Marine Johannès savoure son retour au New York Liberty

Marine Johannès retrouve New York pour sa 5e saison en WNBA.
L’attente a pris fin pour les fans du Barclays Center. Après des semaines de spéculations liées à son statut d’agent libre « réservée », Marine Johannès (1,78 m, 31 ans) a paraphé un nouveau contrat avec le New York Liberty. Un engagement assorti d’une revalorisation salariale notable à 277 000 dollars, permise par la nouvelle convention collective (CBA).
L’intéressée, qui s’est présentée au média pour la première fois de la saison américaine, l’accueille avec philosophie : « Pouvoir vivre son rêve tout en ayant un bon salaire, c’est quelque chose de différent pour nous [Européennes] ».
Une rentrée des classes sous le signe de la nouveauté
Tout juste sortie d’une longue saison nationale et européenne avec Galatasaray, l’arrière tricolore n’a pas caché son plaisir de retrouver New York. « Je suis vraiment heureuse. C’est bien de revoir tout le monde », a-t-elle confié aux micros des journalistes, dans une conférence retransmise sur YouTube. Malgré ses quatre saisons précédentes au club, Johannès décrit ce retour avec une certaine fraîcheur : « Aujourd’hui, c’était un peu comme le premier jour d’école. On est excitée, il y a beaucoup de nouvelles choses, mais c’est vraiment intéressant ».
Cette nouveauté est principalement tactique. Sous l’égide du nouveau coach Chris DeMarco, le Liberty installe un système « positionless » basé sur le mouvement et l’interchangeabilité. Un schéma qui semble taillé sur mesure pour l’instinct de la Française. « La façon dont il veut que nous jouions est vraiment intéressante et différente de ce que j’ai connu avant », explique-t-elle, soulignant l’importance du spacing et de l’implication de chacune : « Tout le monde peut être le meneur de jeu. Nous devons connaître toutes les positions sur le terrain ».
La « French Connection » au Liberty
Cette saison, Marine Johannès ne sera pas la seule à porter l’accent français dans le vestiaire new-yorkais. Elle est rejointe par Pauline Astier (1,79 m, 24 ans), venue tenter sa chance avec un contrat pour le camp d’entraînement, et Marine Fauthoux (1,74 m, 25 ans), qui bénéficie d’un statut particulier de « joueuse de développement ». Johannès a d’ailleurs révélé avoir échangé avec Astier sur cette opportunité dès la dernière fenêtre FIBA avec l’équipe de France.
Le coach Chris DeMarco compte sur l’intelligence de jeu de son trio tricolore pour une intégration express. Si Marine Fauthoux termine actuellement sa rééducation après une rupture des ligaments croisés, elle observe déjà avec attention le rôle que pourrait tenir sa partenaire de sélection. « J’adore son énergie et la personne qu’elle est. C’est une superstar pour moi, sans aucun ego », a d’ailleurs glissé Fauthoux à propos de son aînée.
Le coach Chris DeMarco compte sur l’intelligence de jeu de son trio tricolore pour une intégration express. Si Marine Fauthoux termine actuellement sa rééducation après une rupture des ligaments croisés, elle observe déjà avec attention le rôle que pourrait tenir sa partenaire de sélection. « J’adore son énergie et la personne qu’elle est. C’est une superstar pour moi, sans aucun ego », a d’ailleurs glissé Fauthoux à propos de son aînée.
Un rythme déjà trouvé pour Marine Johannès
Physiquement, « MJ » arrive lancée. Malgré l’enchaînement des matchs en Europe, elle se dit prête : « Je me sens en bonne santé, je me sens bien. J’ai un bon rythme actuellement car nous avons joué beaucoup de matchs ces derniers mois ». Elle a tout de même pu s’octroyer six jours de repos en France avant de traverser l’Atlantique, un passage nécessaire pour recharger les batteries mentales.
Alors que la WNBA gagne en popularité, Marine Johannès se fait également l’ambassadrice d’un sport en pleine explosion, estimant que la France est plus que prête à accueillir un match de saison régulière de la ligue américaine : « Je pense vraiment que nous sommes prêts. Paris est un bon endroit […] Tout le monde suit la ligue désormais ». En attendant une éventuelle délocalisation, c’est bien à Brooklyn que la magicienne compte continuer d’électriser les foules.

























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