Draymond Green sur Victor Wembanyama : « C’est dingue qu’il n’ait pas reçu d’amende ! »

Draymond Green a critiqué la non sanction de la NBA envers Victor Wembanyama face aux Wolves.
Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.
À partir de 5€Essai gratuitVictor Wembanyama n’a reçu aucune sanction après son geste sur Naz Reid lors du Game 4 face à aux Timberwolves. Une décision qui fait débat outre-Atlantique, au point de provoquer la colère de Draymond Green qui a ajouté son grain de sable lundi. Habitué des sanctions disciplinaires en NBA, l’intérieur des Warriors estime que la ligue a manqué de cohérence dans ce dossier.
Une décision incompréhensible
Dans son podcast, Draymond Green n’a pas évité l’affaire dont tout le monde parle. Le quadruple champion NBA n’a pas caché son incompréhension face à l’absence totale de sanction pour Victor Wembanyama après son coup de coude sur Naz Reid, d’autant que les règles stipulent qu’une faute flagrante 2 entraîne systématiquement une amende. L’ailier fort s’est appuyé sur altercation survenue au premier tour pour justifier son avis.
« Je ne suis pas quelqu’un qui veut voir les joueurs suspendus, parce que je trouve ça nul, mais des standards ont été établis. Il y a déjà eu des amendes. Julius Randle et Nikola Jokic viennent d’être sanctionnés pour beaucoup moins que ça. Donc c’est dingue qu’il n’ait pas reçu d’amende ! »
Selon lui, le traitement réservé à Wembanyama crée une incohérence dans l’application des règles. Draymond Green met même en avant un certain favoritisme concernant le Français. « Et si la situation était inversée et que Naz Reid avait mis KO Wemby ? Il y aurait des amendes. Il y aurait des suspensions… Qu’il n’y ait pas d’amende, c’est insensé… ». Sur son compte X, le choix de second tour de la draft 2013 ironisait sur la réaction des fans s’il avait été l’auteur de ce coup. « Vous m’avez demandé d’arrêter ma carrière pour moins que ça ».
On peut penser qu’après avoir privée les Spurs de leur meilleur joueur durant trois quart-temps au match 4, la NBA n’a pas souhaité le priver de tout le Game 5, d’autant que ce dernier attire beaucoup de spectateurs. De là à dire que la ligue traite différemment les superstars et les joueurs plus « lambdas »… Il n’y a qu’un pas. Toutefois, si même Jokic n’a pas évité une amende, c’est étonnant que le franchise player des Spurs y ait échappé. Le comportement irréprochable du Frenchy depuis son arrivée outre Atlantique a dû largement jouer dans cette décision.
Draymond says the Wolves need to get their lick back on Wemby after he avoided suspension:
“What if the shoe was on the other foot and Naz was taking out Wemby? There would be fines. There would be suspensions… For there not to be a fine is crazy… After watching their coach… pic.twitter.com/vGlKNXa0it
— Legion Hoops (@LegionHoops) May 12, 2026
Des représailles côté Minnesota ?
Mais surtout, le natif du Michigan s’inquiète du précédent créé. En décidant de ne pas sanctionner Wemby, l’association dirigée par Adam Silver laisse libre court à tous les comportements dangereux pour le reste de la série, voire pour le reste des Playoffs. Si ce coup de coude ne vaut pas de matchs en tribunes, pourquoi un geste similaire réalisé par un autre joueur en vaudrait un ?
Après la rencontre, le coach des Spurs Mitch Johnson avait défendu son joueur en expliquant que celui-ci devait parfois “se faire justice lui-même”. Une déclaration qui a particulièrement fait réagir Green, fidèle à son ton provocateur.
« Ce que je dirais aux Minnesota Timberwolves après avoir entendu Mitch Johnson dire qu’il était content que Naz Reid ait pris ce coup de coude, c’est : “Très bien, tout est permis.” Pas de suspension, pas d’amende, donc c’est open bar. Qui va arriver ce soir ou demain et faire la même chose à Wemby ? Qui va lui mettre un coup de coude au visage ? C’est ce que je dirais. Parce que visiblement, il n’y a ni amende ni suspension pour ce genre d’action. »
Mis en difficultés par les arrières texans au match 4, et pas la domination rookie de l’année 2024 lors de la rencontre précédente, les protégés de Chris Finch ont du pain sur la planche. Et devront trouver d’autres solutions que la force ou le vice pour limiter l’impact de Victor Wembanyama ce mardi (2h00 du matin).
































Commentaires (9)