Le Portel veut « retrouver un peu de rigueur et de discipline » avec son nouvel entraîneur Arnaud Ricoux

Comment ouvrir un nouveau chapitre, après le départ d’un entraîneur emblématique à qui tout ou presque était confié ? C’est en tout cas la question que tente de résoudre Le Portel depuis cet été, et la fin du mandat d’Eric Delord à la tête des Maritimes. Son premier successeur, Kenny Grant, devait entamer un nouveau cycle au club. Sans succès. Les blessures à répétitions ou encore le recrutement décevant ont entraîné Le Portel dans une spirale négative. Après 17 matchs, dont le dernier contre Paris qui a coûté le poste de Kenny Grant, l’ESSM n’a aucune victoire officiellement comptabilisée.
C’est dans ce contexte pesant sur les troupes que Arnaud Ricoux doit tenter de redresser la barre, à commencer par un déplacement sur le Rocher ce dimanche (16 heures, en direct sur DAZN). Ancien assistant de Girard, l’entraîneur est revenu dans La Voix du Nord sur l’état général du club, et sur la respiration qu’il essaie d’y insuffler.
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« Personne ne va être Eric Girard »
Pour Arnaud Ricoux, la maladresse du Portel a d’abord été de ne pas véritablement tourner la page Eric Girard l’été dernier. “La première erreur commise, mais c’est le passé et ça ne sert à rien d’y revenir, ça a été de ne pas mettre en place une façon différente de travailler avec le nouveau coach car personne ne va être Eric Girard.” Plus qu’un entraîneur, le désormais retraité était un manager, avec un pouvoir décisionnel relativement important. Tout un fonctionnement devait donc subir une refonte.
Désormais assis sur le banc stelliste, Arnaud Ricoux veut y imprimer sa patte, sans s’éloigner du cycle précédent. “Je ne suis ni Eric ni Kenny. Je suis moi. J’ai vu des choses avec Eric qui ont marché, il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne plus”, explique-t-il paradoxalement. Une correction a déjà été ciblée : “essayer de retrouver un peu de rigueur et de discipline. C’est ce qu’attendent les joueurs”.
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Jouer « sans abdiquer »
Si les résultats doivent se ressentir sur la durée de la seconde partie de saison, l’entraîneur sait qu’un déplacement à Monaco n’est pas idéal. Mais le contenu intéressera davantage : “on s’en fiche du score mais au moins, on joue et on ne se laisse pas dominer. Si c’est plus fort, c’est plus fort, mais sans abdiquer. Et quand on rentre au vestiaire, on a joué avec nos armes mais on est fiers. La fierté, c’est essentiel et c’est ce que les gens attendent”.
Reste désormais à voir si la petite semaine de travail à sa disposition aura déjà donné des fruits à Monaco, où il attend une réaction des joueurs stellistes après la correction infligée par Paris. De l’amour propre, pour un groupe qui laissait “l’impression qu’on ne donne rien” après les faillites collectives.

























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