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Les sanctions confirmées, Adam Silver met en garde les 30 franchises NBA

Adam Silver a fermé la porte à tout allègement des sanctions infligées aux Los Angeles Clippers dans l'affaire Kawhi Leonard. En frappant durement Steve Ballmer et sa franchise pour contournement du salary cap, le patron de la NBA entend surtout avertir les 29 autres équipes : les règles financières de la ligue ne peuvent pas être contournées.
Les sanctions confirmées, Adam Silver met en garde les 30 franchises NBA

Adam Silver confirme les lourdes sanctions des Clippers et adresse un avertissement aux 30 franchises NBA sur toute pratique frauduleuse.

Crédit photo : © Kirby Lee-Imagn Images
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La NBA ne reviendra pas sur les sanctions infligées aux Los Angeles Clippers. Une semaine après l’annonce de l’une des plus lourdes condamnations de l’histoire de la ligue, Adam Silver a profité de la réunion du Board of Governors mardi pour refermer définitivement le dossier sur le plan disciplinaire. Derrière le cas de la franchise californienne, le commissioner veut surtout installer un précédent suffisamment dissuasif pour les 30 organisations NBA.

« La sanction est définitive », a simplement déclaré Adam Silver. Une précision lourde de conséquences pour Steve Ballmer et les Clippers, privés de cinq choix de premier tour de Draft consécutifs entre 2029 et 2033 et condamnés à verser 30 millions de dollars.

Le propriétaire est par ailleurs suspendu de toutes les activités de la franchise et de la NBA pendant un an. Gillian Zucker, présidente des opérations commerciales, a reçu la même sanction, tandis que Lawrence Frank, président des opérations basket, est écarté pendant six mois.

Les Clippers avaient pourtant un précédent auquel se raccrocher. En 2000, les Minnesota Timberwolves avaient en effet perdu cinq choix de premier tour après avoir contourné le salary cap dans le dossier Joe Smith (1er choix de la draft 1995). Deux sélections leur avaient ensuite été restituées après leur acceptation des sanctions et leur coopération avec la ligue.

Cette possibilité semble désormais écartée pour Los Angeles alors que Steve Ballmer a annoncé avoir payé l’amende et accepté les sanctions, tout en maintenant certains désaccords avec les conclusions de l’enquête. Une « coopération » qui ne devrait donc pas lui permettre de récupérer une partie du capital de Draft confisqué.

Pour Adam Silver, l’enjeu dépasse largement le futur sportif des Clippers. Le salary cap et le système de rémunération négocié avec le syndicat des joueurs constituent une pièce centrale de l’équilibre économique et compétitif de la NBA.

« L’objectif ultime de ce type de sanctions est de s’assurer que les autres équipes n’adoptent pas ce genre de comportement à l’avenir », a expliqué le dirigeant.

Le signal envoyé aux propriétaires est donc particulièrement clair. Avec 5 premiers tours retirés, une amende record et la suspension pendant un an du propriétaire le plus fortuné de NBA, la ligue montre qu’une puissance financière considérable ne protège pas d’une sanction susceptible d’affecter une franchise pendant plusieurs saisons.

Kawhi Leonard passe entre les gouttes

Cette fermeté envers les dirigeants contraste avec le traitement réservé à Kawhi Leonard. Au cœur des arrangements examinés par l’enquête, l’ancien joueur des Clippers a écopé d’une amende de 700 000 dollars. Mieux, son contrat n’a pas été annulé et la NBA n’a pas bloqué son transfert vers les Toronto Raptors, finalisé lundi.

L’enquête indépendante menée par le cabinet Wachtell, Lipton, Rosen & Katz avait conclu que les Clippers avaient notamment facilité plusieurs opportunités commerciales entre Leonard et des entreprises travaillant avec la franchise. Selon ses conclusions, Ballmer, Zucker et Frank portaient une responsabilité directe dans différentes violations des règles contre le contournement du salary cap.

En trouvant parallèlement un accord avec Leonard et la NBPA sur les sanctions, la NBA a aussi limité le risque d’une longue contestation du dossier. Les sanctions sont considérées comme définitives et contraignantes pour les différentes parties.

La NBA refuse de faire de Steve Ballmer un paria

Malgré l’ampleur des mesures prises, Adam Silver ne souhaite pas installer durablement le propriétaire des Clippers en marge de la ligue. Le commissionner a apprécié son changement de ton après des premières réactions beaucoup plus offensives venues de l’organisation.

Ballmer s’est excusé auprès des supporters, des salariés des Clippers et des autres propriétaires NBA pour les conséquences de l’affaire, tout en acceptant la décision de la ligue. Silver estime ainsi qu’il n’existe aujourd’hui aucune raison empêchant le milliardaire de retrouver son statut de propriétaire en règle une fois sa suspension terminée.

La NBA ne cherche donc pas à exclure Steve Ballmer. Elle veut en revanche que l’épisode serve de leçon à l’ensemble des écuries de l’Association. Dans une ligue où les valorisations des franchises et les revenus atteignent des niveaux sans précédent, Adam Silver a surtout rappelé aux 30 propriétaires que leur puissance financière ne leur permettait pas de franchir certaines limites.

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