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Et si les Bleues vice-championnes du monde préparaient leurs prochains tournois… aux Etats-Unis ?!

EQUIPE DE FRANCE - Au sortir d'un Mondial 2026 achevé sur une médaille d'argent historique, l'équipe de France féminine doit composer avec un calendrier international en conflit direct avec la WNBA. Alors pour rassembler ses cadres plus tôt, le staff tricolore étudie des solutions logistiques inédites.
Et si les Bleues vice-championnes du monde préparaient leurs prochains tournois… aux Etats-Unis ?!

Les Bleues pourraient-elles se réunir aux Etats-Unis à l’avenir ?

Crédit photo : Cécile Thomas
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Le défi fou de « faire équipe en même pas 24 heures » pour la Coupe du monde 2026 pourrait-il ne pas se répéter avant les prochaines échéances des Bleues ? Alors que l’épopée argentée des Françaises à Berlin vient tout juste de se clore, le sélectionneur national Jean-Aimé Toupane a évoqué, au détour d’un bilan éminemment positif malgré la déception de la finale face à Team USA, la recherche de solutions pour contrecarrer la disponibilité tardive des joueuses WNBA.

Si le casse-tête autour de leur présence n’est évidemment pas résolu, le staff tricolore pourrait notamment aller auprès des joueuses de WNBA, au lieu d’attendre qu’elles ne le rejoignent en prépa à l’INSEP ou ailleurs par exemple.

Volonté partagée d’assurer la continuité du groupe

Sur le terrain comme en dehors, la volonté de préserver la cohésion de ce collectif fait l’unanimité chez les Bleues. Moins de 24 heures après la finale mondiale, Marine Johannès insistait sur la nécessité d’entretenir ce vécu commun : « Il faut vraiment continuer à rester ensemble. On va avoir des fenêtres et ensuite le championnat d’Europe l’été prochain qui vont nous réunir encore une fois. Comme disait le coach, c’est avoir du vécu tous ensemble et rester ensemble, et aussi être fières de ce qu’on a fait sur cette compétition ».

Même son de cloche du côté de l’intérieure Dominique Malonga, dont le rôle en sélection s’est déjà considérablement affirmé, en attendant de faire passer un palier supplémentaire au secteur intérieur. « Ce groupe a très bien fonctionné. À titre personnel, je sais que l’équipe de France est toujours une priorité et je vais faire en sorte de pouvoir toujours être présente au moins pour les grands événements ». Mais les joueuses pourront-elles avoir le moyen de cette ambition ?

WNBA – EuroBasket : un casse-tête de calendrier dès 2027 ?

Car concrétiser ce désir de continuité se heurte à la réalité d’un calendrier contraignant. Lors de la Coupe du monde 2026, pas moins de 8 des 12 joueuses retenues dans l’effectif français évoluaient en WNBA. Pas de souci pour autant, malgré leur arrivée tardive au rassemblement : la ligue américaine avait aménagé une pause dans son championnat pour permettre la tenue du rendez-vous mondial. Mais le scénario sera déjà plus complexe pour l’EuroBasket 2027.

Programmé du 16 au 27 juin 2027 en Belgique, Finlande, Lituanie et Suède, le tournoi européen se déroulera en plein cœur de la saison régulière WNBA. Une collision directe qui soulève de vives interrogations sur la disponibilité des Tricolores évoluant aux États-Unis. Les franchises accepteront-elles de libérer leurs joueuses pour une compétition continentale, qui ne concerne de facto pas les Américaines ? L’enjeu pour les Bleues est pourtant primordial : la France devra impérativement décrocher une place dans le top 6 européen pour valider son billet pour le Tournoi de Qualification Olympique (TQO) de février 2028, étape indispensable en vue des Jeux de Los Angeles.

Une préparation aux États-Unis, solution envisagée

Face à ces difficultés récurrentes pour libérer les joueuses de leurs engagements américains, Jean-Aimé Toupane entend faire preuve d’agilité – une fois de plus. Faisant le bilan depuis Paris, le sélectionneur a d’abord posé un constat fataliste, mais positif, de la situation : « Vouloir modifier des éléments impossibles à changer est une perte d’énergie. Notre démarche consiste à poursuivre notre travail en renforçant notre concentration sur la continuité et la fidélisation du groupe. Nous faisons face à une collision directe entre le calendrier WNBA et les compétitions internationales. En France, nous sommes victimes de notre excellence avec 12 à 13 joueuses évoluant en WNBA, ce qui fait de nous la seule nation derrière les États-Unis dans cette situation. Des nations comme l’Espagne n’ont que deux ou trois joueuses concernées, ce qui leur permet de préparer leurs campagnes avec 8 à 10 éléments disponibles sur plusieurs semaines ».

Avant de laisser une brèche : « Nous réfléchissons donc activement aux moyens de nous adapter à cette nouvelle donne ». Relancé sur ce point, Jean-Aimé Toupane a livré la piste d’une délocalisation partielle du travail de préparation : « Aucune équation n’est insoluble, c’est à nous de nous adapter. Nous pourrions par exemple envisager d’organiser des sessions d’entraînement directement aux États-Unis ou d’accentuer le suivi individuel. Mon travail consiste à identifier des leviers d’optimisation et à transformer les contraintes en opportunités ».

« Ne pas travailler les uns contre les autres » avec la WNBA

Dans ce dialogue permanent avec les états-majors américains, le statut grandissant des Françaises au sein de leurs franchises respectives pèse de plus en plus lourd dans les négociations. Sans engager de bras de fer, les joueuses font valoir leur volonté de porter le maillot national, réaffirmant que l’équipe de France demeure leur priorité, à l’image de Dominique Malonga qui érige l’EDF en « priorité ». Bien que la décision finale se trouve entre les mains des franchises américaines.

Un travail de terrain également appuyé par la diplomatie de la Fédération Française de Basketball. Avant le tournoi mondial, la General Manager Céline Dumerc rappelait la philosophie adoptée côté français : « On ne va pas travailler les uns contre les autres, on va travailler les uns avec les autres et chacun respecte son domaine de compétences et d’action. Les franchises nous laissent assez libres, tout en étant en lien aussi. Je pense que les franchises sont contentes d’avoir des joueuses à l’international, qui vont disputer la Coupe du monde. » Cette concertation s’est concrétisée par des déplacements du sélectionneur Jean-Aimé Toupane aux États-Unis, accompagné du DTN Alain Contensoux, pour échanger directement avec les franchises et impliquer les joueuses en amont.

Malgré ces efforts logistiques et l’engagement affiché par l’ensemble des acteurs, le calendrier s’annonce particulièrement dense entre les fenêtres de qualification, l’EuroBasket 2027 et le TQO de 2028. Une part d’incertitude continue donc de planer sur les prochains rassemblements des vice-championnes du monde, à l’heure de projection vers l’avenir : « Il y a encore beaucoup de matchs de qualifications, beaucoup de choses à venir. On va continuer à travailler. C’est étape par étape. »

Image Arthur Puybertier
Arthur Puybertier est le journaliste rookie de BeBasket. Il suit de près l’actualité du basket, de la Nationale 1 jusqu'à la NCAA, NBA et WNBA ! Il analyse le jeu et les transferts avec une solide culture sportive et un regard éclairé sur les enjeux du sport. Cette saison, il couvrira également l'Euroleague et la Betclic ELITE depuis l'Adidas Arena et le Palais des Sports Maurice Thorez, pour vous faire vivre l'actualité au plus près.

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