Marine Johannès, déçue mais déjà déterminée pour 2027 : « Rester ensemble pour les fenêtres FIBA et l’EuroBasket l’an prochain »

Marine Johannès a pris la parole devant la presse, moins de 24 heures après la médaille d’argent mondiale
Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.
À partir de 5€Essai gratuitLa déception est encore fraîche chez les joueuses de l’équipe de France féminine. Naturellement, avec moins de 24 heures de recul, elle se lit sur les visages, fermés sur le podium de la salle de conférence de presse improvisée à l’hôtel où elles logent une dernière fois ensemble. Néanmoins, les filles de Jean-Aimé Toupane, conduites par la capitaine Gabby Williams, sont entrées dans l’histoire tricolore. Première finale de Coupe du monde féminine depuis que la France joue au basket, avec une médaille d’argent historique elle aussi, bien qu’amère.
Naturellement peu bavarde, Marine Johannès (1,78 m, 31 ans) est l’une de celles qui a tout de même su, ou pu mettre des mots sur les sentiments qui traversent le groupe, mais aussi sur la suite à envisager – en Bleu comme en WNBA.
« Jamais évident de terminer une compétition sur une défaite »
« Je pense juste qu’il y avait beaucoup de déception après le match comme tout le monde l’a dit, tout le monde l’a vu », a-t-elle d’abord introduit. « C’est jamais évident de terminer une compétition sur une défaite, même si on termine deuxième et qu’on peut être fière de ce qu’on a fait. Mais terminer comme ça, c’est jamais facile. Des fois, on n’a pas forcément les mots sur le coup. »
C’est dans la défaite qu’on apprend. Voilà un proverbe beaucoup revenu dans les coursives de l’hôtel des Bleues à Paris. Passées tout près de l’or mondial, les Françaises doivent se servir de la dernière quinzaine comme une base de travail et de cohésion, pas comme une finalité à un chapitre argenté. « Il faut vraiment continuer à rester ensemble. On va avoir des fenêtres et ensuite le championnat d’Europe l’été prochain qui vont nous réunir encore une fois. Donc voilà, comme disait le coach, c’est avoir du vécu tous ensemble et rester ensemble, et aussi être fières de ce qu’on a fait sur cette compétition », souligne la Normande.
« Fières de ce qu’on a fait et repartir chacune de notre côté »
Avant d’envisager les prochaines fenêtres internationales, le groupe s’accorde un dernier moment de sororité à Paris, pour ancrer à jamais le souvenir de ce parcours historique dans les mémoires, voire commencer à le conscientiser pour de bon : « Céline [Dumerc] nous a organisé un beau restaurant sur une péniche. C’est un moment pour nous réunir, nous dire au revoir, être encore une fois fières de ce qu’on a fait et repartir chacune de notre côté sans oublier les 15 derniers jours. »
Car pour plusieurs internationales évoluant outre-Atlantique, la transition vers les playoffs WNBA ne laisse aucun répit : « J’avoue que ce n’est pas simple. On en parlait entre nous, reprendre l’avion dès ce mardi pour le bout du monde, c’est jamais évident. Surtout après le résultat et la campagne qu’on a faite. Il va falloir vite changer d’esprit, car certaines ont match dès vendredi. On aurait toutes aimé avoir quelques jours de repos, que ce soit en famille ou en vacances. Mais c’est le jeu, et ça fait partie de notre carrière. »
Depuis Paris, XV° arrondissement…




























Commentaires (0)