Le petit soleil, « la décortiquée du cerveau », le caméléon : Romane Berniès présente les vice-championnes du monde
Vice-championne du monde 2026, l'équipe de France a écrit l'histoire du basket tricolore en ramenant la première médaille mondiale depuis 1953. Romane Berniès présente les douze argentées de Berlin.
Dans le vestiaire de l’équipe de France samedi, après la qualification des Bleues pour la finale de la Coupe du monde, Romane Berniès n’avait plus de voix : le résultat d’un nouveau match passé debout sur le banc, à encourager en permanence, à s’égosiller sur chaque panier, à agiter la serviette lors de chaque action positive.
Heureusement, on l’avait vue la veille, lorsque ses cordes vocales étaient encore intactes. La capitaine de Lattes-Montpellier, qui était l’un des piliers du vestiaire tricolore, avait pris plus de 30 minutes pour présenter toutes ses coéquipières. Qui, à l’époque, espéraient encore devenir championnes du monde, mais qui resteront finalement comme celles qui ont brisé 73 ans de disette sur la scène mondiale avec une médaille d’argent.
Romane Berniès au milieu de ses coéquipières sur le podium de Berlin (photo : Cécile Thomas)
#0 Carla Leite
« À la base, quand elle ne connaît pas trop, elle peut aussi être réservée. On en avait toutes conscience et on a fait en sorte de bien l’intégrer, d’être là pour elle. Si elle est là, ce n’est pas un hasard : elle fait une saison incroyable en WNBA ! On avait aussi envie qu’elle se sente bien en dehors pour que ce soit le cas aussi sur le terrain. Son rôle n’est pas simple non plus : elle a tous les ballons à Portland mais elle a compris l’état d’esprit de l’équipe, où tout le monde est au service du collectif.
En dehors, elle s’émancipe un peu plus. On arrive à découvrir la vraie Carla, qui est fun… Qui est carrément fun même ! Je m’entends très bien avec elle, j’aime bien la taquiner, c’est quelqu’un qui blague beaucoup. Je suis heureuse de passer une vraie compétition avec elle car on ne l’avait vue que sur des courtes périodes en équipe de France. Quand elle est à l’aise, elle est vraiment drôle ! »
« Ça fait un bail qu’elle est là, Valou ! Elle fait toujours un travail incroyable. On a franchement de la chance de l’avoir. Je préfère tout le temps l’avoir dans mon équipe : elle veut gagner, elle sait gagner. Elle a toujours eu cette mentalité : quoi qu’il arrive, c’est la gagne, la gagne !
Valou, je la connais depuis qu’on est toutes petites. On est de la même région, on était au Pôle Espoirs ensemble. Elle était déjà certes très bonne sur le terrain mais elle a aussi pris beaucoup d’assurance en dehors. Elle s’est toujours ouverte, elle n’a jamais eu peur de parler, de montrer l’exemple, d’emmener les gens avec elle.
Elle se sent bien dans ce groupe, elle est respectée. Et elle est bien rigolote… mais à sa manière aussi ! Elle est maman, comme Marième : ce sont des filles avec qui on peut avoir de vraies discussions sur d’autres sujets que le basket. Elle sait s’adapter, c’est un caméléon.
Si c’est Gabby qui a officiellement le titre de capitaine maintenant, Valou est tout comme dans tout ce qu’elle fait au quotidien. C’est aussi une leader, elle nous montre le chemin. Elle prend la parole dès qu’il le faut. Sur le papier, elle n’est peut-être plus capitaine mais c’est chouette de l’avoir et son rôle reste le même. »
« Jaja, elle est chill ! Je ne sais pas comment le dire autrement. Elle n’est pas aussi sérieuse qu’on peut le voir dans ses attitudes. Elle est ouverte, elle peut rigoler. Peut-être qu’on ne le voit pas comme ça mais quand on est entre nous, ce n’est pas la dernière pour déconner. Après, elle est très focus : Jaja sait où elle veut aller donc tout ce qu’elle fait au quotidien est drivé par cela, par cette envie de l’excellence. Elle est très carrée dans tout ce qu’elle fait, elle sait pourquoi elle le fait, elle sait où elle veut aller. C’est incroyable de voir ça, c’est différent : dans la mentalité française, on n’a pas trop l’habitude. De son côté, elle affiche cela et démontre sa confiance.
J’ai parlé avec elle de ses débuts aux États-Unis. Elle me disait : « C’est vrai que j’étais focus sur moi car j’avais envie de réussir : je n’étais pas juste en WNBA pour être là ! » Maintenant, on voit le rôle qu’elle peut avoir là-bas. De l’extérieur, les gens voient sûrement à quel point elle est focus mais ils ne voient pas la Jaja du quotidien, qui peut être très drôle. Encore tout à l’heure (vendredi midi, ndlr), à l’entraînement, elle nous a bien fait rire. Elle sort des petites vannes de temps en temps, elle sait amuser la galerie. Elle aussi a réussi à trouver sa place et les autres ont accepté sa personnalité. On a compris qui elle était. Il y a des moments, on sait qu’on peut aller déconner avec elle. D’autres fois, on sait que c’est son moment, qu’il ne faut pas la perturber. »
« Elle n’a que 20 ans… Délire ! C’est un peu comme Leïla dans le sens où elle est arrivée très jeune. Au début, ce n’était peut-être pas simple de trouver sa place, de se sentir à l’aise. En plus, Dom n’est pas très extravagante mais depuis les Jeux, elle s’est super bien développée, d’un point de vue basket déjà. Elle fait partie des meilleures joueuses mondiales. Tout ce qui s’est passé aux États-Unis lui a donné beaucoup de confiance. Elle sait qu’elle a un rôle plus prépondérant en revenant en équipe de France. Cela lui a donné de l’assurance en dehors. Comme Leïla, elle se sent elle-même, pleinement respectée. Elle est beaucoup plus ouverte qu’avant, même si elle l’était déjà, moins réservée plutôt.
Dom est quelqu’un de très intelligent aussi. Pour avoir déjà discuté avec elle, j’aime beaucoup ses conversations. Parfois, elle est un peu dans sa bulle mais tout le monde apprécie sa personnalité. C’est vraiment fou qu’elle n’ait que 20 ans. Elle ne fait pas du tout son âge ! Avec Dom, c’est plus tranquille, on ne va pas s’envoyer des piques mais elle est très ouverte. Elle amène toujours de la bonne humeur. Ce n’est pas elle qui prendra la parole en premier mais elle est toujours positive, toujours là pour les autres, avec un petit moment gentil. »
« Je la sens épanouie, à son apogée. J’ai connu Gabby lors de sa première saison française (en 2019/20 à Lattes-Montpellier, ndlr) et elle a tellement évolué en tant que joueuse. Elle a gagné en assurance au cours de toutes ces années.
Quand on était au BLMA, l’équipe de France était déjà quelque chose qu’elle avait en tête ! On en parlait ensemble, mais elle savait qu’elle était bloquée par Bria (Hartley) sur le 5×5. Elle me disait : « Peut-être que j’irais au 3×3 ! » Elle avait réellement envie de représenter l’équipe de France. Elle revendiquait à fond le fait d’être Française. Ensuite, son histoire avec les Bleues a démarré un peu timidement : c’était une fille du banc qui a pris du galon. C’est super beau de voir toutes les étapes qui l’ont amenée à devenir capitaine de cette équipe.
Je lui ai dit : je suis super fière de son parcours ! Je pense qu’elle l’est aussi. Maintenant, c’est même une All-Star WNBA donc elle fait partie des meilleures joueuses mondiales. C’est pour ça qu’elle est à son apogée. C’est incroyable pour nous de l’avoir ! Elle est passée par toutes les étapes donc elle connaît tous les rôles dans une équipe. Elle respecte tout le monde et c’est ce qu’elle transmet comme message : tout le monde est très important dans ce groupe.
Elle nous a aussi insufflé cette mentalité américaine, le fait d’être sûres de nous. Quand elle dit que la culture a changé, elle a raison : maintenant, on n’a plus peur de dire qu’on veut gagner et on l’assume ! On sait où l’on veut aller et on le voit à nos réactions après les matchs (pas de joie trop expressive après les qualifications, ndlr). On est dans cet état d’esprit, on dit haut et fort qu’on a de grandes ambitions, on n’a plus peur de gagner.
Ce passage de flambeau de Valou à Gabby a été naturel. C’est super pour nous car elle est un leader par l’exemple sur le terrain. Elle n’est peut-être pas vocale à outrance en dehors, mais elle fait passer les bons messages quand il le faut.
En dehors du terrain, Gabby n’est pas très extravagante… Quoique, ça dépend des moments : parfois, elle peut être vraiment rigolote, un peu fofolle, mais elle est généralement plus réservée. Pour avoir eu la chance de la côtoyer au quotidien, elle est intéressée par tout donc on peut évoquer beaucoup de sujets. Elle est très engagée sur beaucoup de sujets donc c’est vachement intéressant. En compétition, elle est dans sa bulle au quotidien, elle lit beaucoup mais ce n’est pas la dernière pour rigoler. Elle est plus posée.
D’une arrivée anonyme au BLMA à son statut de star du sport français ? Son évolution est incroyable. Elle a travaillé pour cela. Je peux en témoigner car je l’ai vue faire pendant un an. Elle a beaucoup bossé pour en arriver là où elle est. Ça s’est fait naturellement et elle mérite tout ce qui lui arrive. Mais si on me l’avait dit il y a sept ans, je ne sais pas si j’y aurais cru, si on aurait pu le prédire. Maintenant, elle est là où elle doit être et fait partie des meilleures joueuses mondiales ! »
« Badou, c’est un petit soleil ! Elle est tout le temps de bonne humeur. Elle a ce rôle de maman, elle fait le lien avec la nouvelle génération. Elle s’entend très bien avec les jeunes aussi mais qui ne s’entend pas bien avec elle ? C’est vraiment quelqu’un de super humainement. Elle est vraiment toujours positive. Tout le monde se sent à l’aise d’aller vers elle parce qu’elle a de l’empathie pour tout. Au-delà de ce qu’elle fait sur le terrain, elle est essentielle pour nous, extrêmement importante pour le groupe.
On aime bien l’embêter car elle est très bon public. Tout le monde adore lui mettre des petites piques car elle ne le prend jamais mal. Une souffre-douleur ? Oui, mais dans le bon sens du terme. Elle sait que c’est toujours bienveillant ! Marine aime beaucoup la taquiner. Dès qu’il y a un petit truc, on aime tous faire une vanne pour Badou.
Un exemple : quand Cap’s (Céline Dumerc) nous remettait nos accréditations avant la compétition. Dès qu’elle disait un nom, on applaudissait, on faisait du bruit pour rien. On s’est toutes un peu passé le mot : « Quand c’est Badou, on dit rien ». C’est des trucs de merde comme ça et quand c’était au tour de Badou, tout le monde s’est tu (elle rigole). Ce sont des petits trucs comme ça au quotidien parce que Badou est notre soleil. »
« Marine, ce n’est plus un secret. Il faut arrêter avec la Marine timide, elle n’est plus timide ! Les gens peuvent le voir avec les insides de la FFBB : Marine est la première en tête là-haut (elle met sa main en l’air, ndlr). Elle aime trop déconner, elle fait tout le temps des vannes, au-dessus de la plupart d’ailleurs. Marine, c’est fini ça, elle n’est plus timide, ce n’est pas possible ! Ce n’est vraiment pas la dernière, au contraire. On a besoin d’elle car elle met de la bonne humeur. Elle s’entend bien avec tout le monde, elle est facile à vivre.
On la connaît depuis un moment déjà, ce n’est pas une surprise. Je vois réellement l’évolution qu’elle a eue par rapport au groupe ces dernières années. Elle se sent complètement à l’aise avec toutes les filles de l’équipe, c’est aussi pour ça qu’elle performe car elle a besoin de ça. Cela lui donne cette force qu’elle a. Elle est incroyable sur le terrain, mais elle l’a toujours été !
Si elle devient aussi régulière (entretien réalisé vendredi, avant la demi-finale, ndlr), c’est parce qu’elle se sent vraiment bien. Elle prend plus de leadership vocal, chose qu’elle ne faisait pas avant. Pourtant, on la poussait à le faire car elle était légitime, mais elle n’était pas vraiment à l’aise. C’est super pour le groupe qu’elle soit plus leader : on en a besoin, elle nous porte ! Marine est là depuis très longtemps (première sélection en 2015, ndlr), elle a l’habitude du haut niveau. Je ne suis pas surprise de son niveau, ça me fait simplement plaisir. Il n’y a rien d’anodin ! »
« Mimi n’est pas la plus extravagante. Il faut apprendre à la découvrir et pour ça, j’ai eu la chance de jouer avec elle à Montpellier (de 2020 à 2024, ndlr). Au fur et à mesure, elle a pris confiance dans ce groupe, s’est installée et a trouvé sa place : maintenant, elle s’ouvre naturellement. Peut-être pas celle qui fera le plus de bruit mais tout le monde l’apprécie car elle est ouverte, sociable et on peut facilement parler avec elle. Ce que j’aime avec Mimi, c’est le fait qu’on puisse avoir de vraies conversations avec elle, sur plein de sujets. Je le dis comme ça mais elle est très « décortiquée du cerveau ». Migna s’intéresse à beaucoup de choses : elle est déjà dans le monde de l’entrepreneuriat, elle a sa propre association, elle développe pas mal de choses, elle a beaucoup d’idées. J’aime son regard sur le basket, ses analyses. Elle s’intéresse à tout et c’est donc super enrichissant de parler avec Mimi.
Sportivement, je suis vraiment super heureuse pour elle. Elle a réussi à trouver sa place en équipe de France et elle performe. Elle va peut-être rentrer sur de courtes séquences mais on sait qu’elle va défendre dur : elle est dans son petit corner à 3-points et dès qu’on la sert, c’est dedans ! Elle a compris le projet de jeu de Jean-Aimé Toupane et son rôle. Elle est super utile pour nous, réellement. Tout le monde est ravi de l’avoir dans l’équipe. Elle fait ce qui lui est demandé, et très bien même. Elle est moins vocale que certaines mais c’est un exemple dans l’acte : elle est toujours à fond, toujours à l’écoute, c’est vraiment quelqu’un d’irréprochable. »
« Ah bah Ami, je peux vous dire que ce n’est pas du tout la dernière non plus ! C’est le boute-en-train, le soleil, la joie de vivre incarnée. Il y a des filles qu’elle connaissait plus que d’autres mais elle a trouvé sa place dans l’équipe. Déjà, l’année dernière, elle n’était pas partie avec nous à l’Euro mais tout le monde avait adoré sa personnalité : toujours une vanne, toujours un truc.
C’est rafraîchissant, vraiment ! Ça fait du bien de la voir car il n’y a jamais de mauvais moment. Quand il y a des situations un peu down, elle est toujours là pour sortir la blague qui va faire rire et amuser la galerie. C’est capital d’avoir des personnalités comme ça. D’un point de vue basket, elle est encore super jeune donc je pense qu’elle va continuer à prendre du galon. Mais elle est déjà essentielle, à sa manière, dans ce groupe-là. »
« Le réservoir est tellement incroyable en équipe de France. Il y a bon nombre de filles qui sont restées à la maison, alors qu’elles auraient mérité d’être dans cette équipe. C’est pour ça que je suis tellement reconnaissante d’avoir cette chance, peu importe le statut que l’on me donne. J’ai eu un rôle nouveau, particulier (12e joueuse, ndlr), mais c’est OK : les choses ont été dites et claires d’entrée. Je l’ai accepté sans souci, et je n’ai rien à redire là-dessus puisque la qualité des joueuses devant moi est indéniable. Je n’ai aucun problème pour le reconnaître. Mon rôle est important sur des choses autres, j’essaye de le faire au mieux.
Mon attitude sur le banc, c’est quelque chose que j’ai en moi. Ce n’est pas surjoué, ce n’est pas fait parce qu’on me le demande : c’est naturel chez moi et c’est sûrement pour ça que le staff m’a choisi. Je le fais parce que j’en ai envie et que je pense à l’équipe. Je m’occupe d’amener de la bonne humeur sur le banc, de toujours être là pour les autres, d’aller toucher deux – trois mots aux joueuses qui ont un moment un peu down, de véhiculer le bon message, de toujours amener de la positivité, de maintenir l’équipe unie. Je sais que c’est important, donc je m’attelle à bien le faire, comme les filles qui jouent s’attellent à bien faire les choses sur le terrain. »
« La personne de confiance du vestiaire ! Un point ancré pour tout le monde : tu peux aller la voir à tout moment et elle sera toujours là pour toi. Elle amène en permanence une bonne énergie. C’est essentiel d’avoir quelqu’un comme Romy dans une équipe. »
Après la demi-finale, Romane Berniès n’avait plus de voix… (photo : Cécile Thomas)
#71 Leïla Lacan
« Lélé prend de plus en plus de place. Ça fait maintenant un petit moment qu’elle est là mais elle a gravi les échelons. Par exemple, lors des JO de Paris, elle était encore jeune (20 ans), et elle s’affirme sur et en dehors du terrain depuis. À la base, elle est introvertie mais elle se sent maintenant très à l’aise dans le groupe. Elle peut réellement être elle-même. En vrai, elle n’est pas du tout timide !
Elle est pleinement épanouie et ça se ressent sur le terrain, quand on voit le niveau auquel elle joue. C’est quelque chose qui lui était promis mais encore faut-il pouvoir le faire… Elle est là où elle doit être. Elle mérite sa place de meneuse titulaire ! »
« La Pop’s ! C’est quelqu’un de goofy, quelqu’un qui aime rigoler. Elle peut être solaire. Elle fait partie de ces filles qui ont pris de la place au fur et à mesure, qui ont compris leur rôle, pris de l’assurance. Maintenant arrivées à maturité, elles peuvent montrer leur personnalité et ça donne un groupe fun où l’on adore se taquiner, où c’est très bon enfant. Ça fait plaisir à voir.
Sportivement, je suis très contente pour elle. Elle a connu des débuts compliqués en équipe de France mais elle a su trouver sa place. Bien évidemment que sa saison à New York lui a donné confiance. Elle mérite tout ce qui lui arrive et elle performe incroyablement bien dans ce qu’elle sait faire. C’est super pour elle et super pour le groupe, surtout, d’avoir une joueuse comme elle en sortie de banc, qui donne autant. »
« Aimé, on a appris à le connaître, à travailler avec lui, à découvrir la personne surtout. On sait comment il est donc on l’accepte, et surtout, on l’adore comme ça ! Des fois, il peut sembler tête en l’air, comme s’il papillonnait. Mais en réalité, il sait très bien où il veut aller. Il est très marrant, très humain, très honnête : c’est ce que la plupart des filles apprécient. Oui, OK, il y a le basket, mais ce qu’il veut pour nous, c’est le meilleur, juste qu’on réussisse.
Hors basket, il est vraiment génial. On peut blaguer avec lui, il est très accessible, il est tranquille ! Il sait faire la part des choses entre le terrain et la vie quotidienne. Quand on est dehors comme ça, ce n’est pas le dernier pour vanner et on aime bien ça. On est très bon public aussi ! Ce n’est clairement pas la même génération mais c’est beau : Aminata, elle le titille parfois sur des petits trucs (elle rigole). Aimé est très ouvert là-dessus et tout le monde a compris que c’était une très bonne personne humainement.
Cela nous donne envie de nous surpasser pour lui, de faire ce qu’il nous demande. Parfois, c’est difficile, car il nous demande beaucoup : il le sait, il est exigeant mais c’est son rôle. Nous, on le prend positivement : on a compris que ce qu’il veut, comme il le dit souvent, c’est de nous voir sourire à la fin des compétitions, pas pleurer. Il est à fond avec nous pour qu’on donne le meilleur de nous-mêmes et qu’on obtienne le meilleur résultat afin d’être toutes contentes. »
Alexandre Lacoste est arrivé sur BeBasket en 2011, lorsque le site se prénommait encore Catch & Shoot. Amateur de portraits et de reportages, généralement au plus près des équipes de France lors des compétitions internationales, il aime chercher des angles originaux et des sujets qui vont au-delà du simple résultat sportif.
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