« Je ne me rends pas compte du chemin parcouru » : Marième Badiane entre dans l’histoire du basket français à la Coupe du monde

Marième Badiane sera ce dimanche à l’entre-deux d’une finale de Coupe du monde
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À partir de 5€Essai gratuitCe dimanche, à 20h, dans le rond central de l’Uber Arena de Berlin Marième Badiane fera face à la légende Breanna Stewart pour l’entre-deux d’une finale de Coupe du monde. « C’est grand », souffle-t-elle. Sa 19e apparition sur la scène mondiale, l’aboutissement parfait d’un parcours inédit pour une joueuse française dans cette compétition.
Seule internationale du groupe actuel à être engagée dans sa troisième Coupe du monde, Marième Badiane a rejoint Céline Dumerc, Sandrine Gruda et Héléna Ciak au Panthéon des Françaises ayant disputé de plus de fois le Mondial.
Co-recordwoman française de participations au Mondial :
« C’est une fierté ! »
« C’est une fierté », savoure-t-elle. « C’est aussi une responsabilité car cela fait de moi la joueuse la plus expérimentée sur ce genre de compétition. C’est quelque chose que je prends à cœur. Je n’ai jamais considérée ma place en équipe de France pour acquise, les spots sont très difficiles à avoir. »
De fait, si elle s’approche sérieusement du cap des cent sélections (sa 96e pour la finale), la Brestoise n’a pas toujours été considérée comme une incontournable. Elle a dû attendre sa 24e année pour s’immiscer dans le groupe bleu, et participer à la Coupe du monde 2018 de Tenerife avec le statut de 12e joueuse. « C’était ma première compétition et j’étais juste super contente d’être là », retrace-t-elle. « Je me suis retrouvée à jouer avec des joueuses que je regardais depuis longtemps à la télévision et que j’admirais. »

Quatre ans plus tard, Marième Badiane est de nouveau de l’aventure à Sydney. Cette fois-ci, elle n’est plus la petite jeune, mais la revenante, plus vue chez les Bleues depuis l’été 2019, devenue maman d’une petite Jaya en décembre 2020. « C’était mon retour au plus haut niveau, mon retour en équipe de France donc c’était particulier. »
Et particulier, ça le restera tout autant cette année, avec une première médaille mondiale en approche. « C’est la continuité de ce que l’on a commencé à construire avec l’équipe de France. »
La seule à avoir fait toutes les compétitions de l’ère Toupane
Une histoire dans laquelle la future intérieure du Besiktas tient un rôle majeur, elle qui ne fut qu’un personnage secondaire lors de ses premières années en sélection. Pour cause, elle est la seule joueuse à avoir participé aux cinq campagnes internationales de l’ère Toupane ! « C’est une preuve de confiance d’Aimé », apprécie-t-elle. « Mon objectif a toujours été d’être dans la constance. Je suis très contente de travailler avec lui et reconnaissante. »
Stats moyennes des 5 derniers matchs
| MJ | MIN | PTS | REB | PD | IN | CO |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 5 | 18:21 | 3,8 | 3,8 | 1,8 | 0,4 | 0,2 |
5 derniers matchs
| Date | MIN | PTS | REB | PD | IN | CO | Match | Ligue |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 12/09 | 20:17 | 4 | 0 | 1 | 0 | 0 | V 86-64 vs ALL | Coupe du Monde Féminine |
| 10/09 | 21:04 | 4 | 8 | 2 | 0 | 0 | V 61-90 @ CHI | Coupe du Monde Féminine |
| 07/09 | 18:00 | 4 | 4 | 3 | 0 | 0 | V 56-111 @ NIG | Coupe du Monde Féminine |
| 05/09 | 13:22 | 2 | 6 | 0 | 0 | 0 | V 95-69 vs COR | Coupe du Monde Féminine |
| 04/09 | 19:04 | 5 | 1 | 3 | 2 | 1 | V 53-99 @ HON | Coupe du Monde Féminine |
Une confiance qui se traduit par une place dans le cinq de départ, elle qui est notamment chargée de donner le ton défensivement avant l’entrée de Dominique Malonga. « C’est clairement pour ça que je démarre les matchs », dit-elle. « Elle apporte son expérience et son talent sur certains aspects du jeu : elle s’inscrit dans le cadre d’une équipe complémentaire, c’est le plus important », ajoute le sélectionneur Jean-Aimé Toupane.
« Un petit soleil »
Au sein de ce groupe qui a déjà écrit l’histoire du basket français, et qui tentera de hisser le maillot bleu là où il n’a jamais été, l’ancienne intérieure de Lattes-Montpellier tient aussi un rôle qui dépasse largement le simple cadre sportif. « Je suis clairement l’une des daronnes de l’équipe », s’esclaffe-t-elle. « Elle est hyper cool avec tout le monde, hyper gentille, hyper souriante : on sait qu’on peut compter sur elle, sur le terrain ou en dehors », apprécie Aminata Gueye, tandis que Romane Berniès la compare à « un petit soleil », qui sert de liant entre les générations. « Qui ne s’entend pas avec elle ?! », clame son ex-meneuse du BLMA.

« On a envie qu’on se souvienne de nous, des valeurs qu’on porte et de l’énergie qu’on dégage », affirmait Marième Badiane, avant les quarts de finale, lorsqu’on l’interrogeait sur l’objectif français. La postérité de cette équipe est déjà acquise, reste à la sceller avec une médaille d’or, elle qui sera la première à se mettre en action lors de la finale. Pas mal pour l’ancienne débutante de l’ES Kerbonne… « Je ne me rends pas compte du chemin parcouru. Ce sont plutôt mes proches qui me font prendre du recul par rapport à ça. » Co-recordwoman de participations à la Coupe du monde et championne du monde, ça sonnerait plutôt bien, non ?
À Berlin,






























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