« On a fait quelque chose d’historique » : Marième Badiane apprend à savourer l’argent mondial

Marième Badiane apprend à apprécier sa médaille d’argent
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À partir de 5€Essai gratuit« Avec ou sans la médaille ? », demande la souriante Marième Badiane (1,90 m, 31 ans) au moment d’aller à la rencontre du pool de journalistes. Élément d’expérience du groupe Bleu, l’intérieure entame, comme ses coéquipières, la digestion d’une finale perdue face aux États-Unis (79-97), à une marche du sacre en Coupe du Monde.
Néanmoins, l’ancienne joueuse de Schio, où elle a réalisé un quadruplé immense en Italie la saison dernière, se rend peu à peu compte qu’elle a fait l’histoire.
Une nuit pour digérer et mesurer la portée de l’exploit
Au sortir de la rencontre disputée dans la capitale allemande, l’amertume prédominait logiquement dans les rangs tricolores. Mais après quelques heures de repos, le sentiment d’avoir accompli un parcours d’exception prend petit à petit le dessus sur la frustration immédiate. « Ca reste une vraie fierté », souligne Marième Badiane, « même si c’était difficile de terminer sur sur une défaite », précise-t-elle. « Je pense que tout le monde tout le monde l’a vu. On avait vraiment des ambitions très très élevées et voilà le coup de per ce dernier match sur le moment ça a vraiment entaché un peu un petit peu tout ».
Après « une bonne nuit », l’intérieure sent le groupe « prendre un petit peu de recul. On se rend compte du chemin qu’on a fait pendant cette campagne, que ça n’est pas rien. Et vice-champion mondial surtout : on a fait quelque chose historique. On reste là-dessus. Tout ça vient confirmer l’argent olympique. »
Un statut confirmé et une « cible dans le dos »
Deux ans après la médaille d’argent obtenue aux Jeux Olympiques de Paris 2024, l’équipe de France confirme que sa bonne performance à domicile n’était pas un épiphénomène, mais bien une tendance amenée à durer. Une régularité remarquable, qui s’accompagne désormais d’une attente maximale de la part des adversaires selon Marième Badiane. « Aujourd’hui, la constance est quelque chose de difficile, surtout quand on place la barre aussi haute. On est dans le viseur forcément désormais, on a une cible sur le dos. On peut être d’autant plus fier d’être là où on est aujourd’hui même si on est forcément un petit peu déçu ».
Pour franchir le cap de l’or olympique, mondial, voire européen l’an prochain, l’intérieure tricolore sait que la tâche s’annonce complexe. Interrogée sur les ajustements nécessaires pour faire sauter ce dernier palier, Marième Badiane a rejointMarine Johannès, appelant à la cohésion sur la durée. « Le fait de travailler ensemble, d’avoir des automatismes. Il ne nous manque pas grand-chose, c’est le sport de haut niveau ».
Si le sujet de la présence de chacune devra se poser un peu plus tard, l’intérieure qui évoluera en Turquie en cette rentrée s’est en tout cas avancée sur sa propre disponibilité pour porter le maillot tricolore lors des prochaines campagnes internationales : « Ca reste loin, mine de rien. En tout cas, c’est ma volonté d’y être, et voilà. On verra bien ».
Depuis Paris, XV° arrondissement…























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