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« Même si certains ne s’aiment pas, il faut faire le job » ; Éric Bartecheky tape du poing sur la table

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C’est un Éric Bartecheky un brin remonté qui s’est présenté devant la presse mardi soir après la défaite de l’Élan béarnais contre Nanterre (75-78). Après une belle série de victoires, l’EBPLO traverse une période de remous. Une période qui doit rappeler à l’équipe qu’elle n’a encore rien réalisé et que le plus dur reste à venir :

« On n’a jamais vécu une série de trois défaites de suite, on sait qu’on a un calendrier difficile en championnat. On va aller à l’ASVEL après la (finale de la) Coupe, on enchaîne avec Cholet qui est sur une bonne dynamique – même s’ils ont perdu ce (mardi) soir. On va rencontrer les Metropolitans ici (à domicile). On va s’accrocher, on va essayer de finir le mieux possible. »

Pour cela, il faut que tous les joueurs, même s’ils ne possèdent pas d’affinités particulières, doivent aller dans le même sens :

« Les joueurs, et notamment ceux qui la ramènent pour évoquer les problèmes qui existent depuis le début, ce n’est pas maintenant qu’on va changer les choses. Qu’ils se regardent eux aussi dans le miroir, par rapport aux prestations qu’ils font, qu’on essaye de faire le mieux ensemble. Comme Hamady (N’Diaye) a dit, même s’il y en a qui ne s’aiment pas dans l’équipe, eh bien il faut faire le job et quand ça sera fini, ça sera fini. Ce qui est sûr c’est que si on met en avant ces trucs là, on finira comme on finira (il souffle). Si on veut faire quelque chose de plus grand, ça passe par le fait de mettre un mouchoir sur tous ces égos là, ces problèmatiques et d’essayer de faire en sorte qu’il y ait moins de soucis et d’essayer d’optimiser les choses. Ca ne me dérange pas de le dire à ce moment là de la saison, il resterait quatre mois derrière, je ne vous dirais pas ça. Mais maintenant, je le dis ! »

« II y a plein de choses qui nous arrivent depuis le début de saison mais les victoires ont caché tout ça », Hamady N’Diaye

La parenthèse de la finale de la Coupe de France, et un éventuel titre à Bercy samedi, pourrait permettre à l’Élan béarnais de soigner ses plaies et de repartir de l’avant. Si la prise de conscience est réelle et que l’équipe joue de manière collective, avec de l’alternance extérieur/intérieur :

« On ne va pas se mentir et dire qu’il y a quelque chose de nouveau qui s’est passé, a avoué le vétéran Hamady N’Diaye. C’est la même chose. Même quand on gagnait les matches, on pouvait sentir de temps en temps qu’il y avait des choses qui clochaient. Comment on commence le troisième quart-temps, ce n’est pas la première fois que ça nous arrive. On joue bien en première mi-temps avec la balle qui bouge, tout le monde qui touche la balle, du pivot aux meneurs, tout le monde est en train de marquer… En deuxième mi-temps, il y en a qui ne touchent plus la balle, ça nous est arrivé plusieurs fois déjà. Il y a plein de choses qui nous arrivent depuis le début de saison mais les victoires cachent un peu ce qu’il se passe. Aujourd’hui, on l’a encore bien ressenti parce qu’on aurait pu prendre le match ; on aurait du prendre le match. »

Image Gabriel Pantel-Jouve
Gabriel Pantel-Jouve est le fondateur et rédacteur en chef de BeBasket, qu’il anime depuis 2010 (sous le nom de Catch & Shoot). Passé par l’Ecole Publique de Journaliste de Tours, puis deux universités en Amérique du Nord, il a pu développer son expertise sur le basket français, de la Ligue Nationale aux divisions amateurs, durant ces 20 dernières années. En parallèle, il est aussi engagé dans le développement de clubs du côté de Montpellier.

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