Génération 1986 : qui sont les 10 meilleurs basketteurs français ?

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À partir de 5€Essai gratuitAprès la génération 1985, place aux joueurs français nés en 1986. Une année qui a produit deux choix du premier tour de Draft NBA, un champion NBA, deux champions d’Europe avec l’équipe de France, mais aussi plusieurs joueurs qui auront traversé une grande partie de l’histoire récente de la LNB.
Pour établir ce classement, BeBasket a pris en compte le niveau maximal atteint, le palmarès, la longévité, la régularité et l’importance occupée dans les équipes fréquentées. Des critères qui permettent aussi de mettre en lumière des carrières moins médiatisées, construites pendant quinze ou vingt ans en Pro A, Pro B ou Nationale 1.
1. Ian Mahinmi, le champion NBA
Premier de cette génération 1986, Ian Mahinmi (2,11 m, 39 ans) possède un CV que personne d’autre dans cette liste ne peut véritablement égaler. Choisi en 28e position de la Draft NBA 2005 par les San Antonio Spurs, le Rouennais a disputé 618 rencontres de saison régulière dans la grande ligue au cours d’une carrière longue de douze saisons.
Après San Antonio, il s’est surtout installé en NBA avec Dallas, Indiana puis Washington. Sa saison 2015-2016 chez les Pacers reste sa plus productive avec 9,3 points et 7,1 rebonds de moyenne. Surtout, Mahinmi possède une bague de champion NBA, remportée avec les Mavericks de Dallas en 2011 face au Miami Heat de LeBron James.
Son parcours avec les Bleus laisse davantage un goût d’inachevé. Entre blessures, forfaits et rendez-vous manqués, il s’est arrêté à 32 sélections et n’a disputé que deux grandes compétitions internationales, l’EuroBasket 2009 et la Coupe du monde 2010.
2. Charles Kahudi, vingt ans au service du collectif
Charles Kahudi (1,97 m, 40 ans) n’a jamais joué en NBA. Mais aucun joueur de cette génération ne présente une carrière aussi dense dans le basket français et en équipe de France.
Après Évreux, Dijon et surtout six saisons au Mans, l’ailier a rejoint l’ASVEL en 2015. Il y est resté dix saisons, jusqu’à sa retraite, accumulant 485 matches sous le maillot villeurbannais avant même son dernier exercice. Il y a remporté quatre championnats de France, en 2016, 2019, 2021 et 2022, deux Coupes de France et la Leaders Cup 2023.
Mais son deuxième rang tient aussi à son parcours avec les Bleus. Kahudi compte 102 sélections entre 2010 et 2018 et quatre médailles seniors : l’argent à l’EuroBasket 2011, l’or en 2013, le bronze à la Coupe du monde 2014 puis à l’EuroBasket 2015. Il a également participé aux Jeux olympiques de Rio en 2016.
Jamais la première option offensive, rarement celui autour duquel une équipe était construite, Kahudi a néanmoins été un soldat de très haut niveau pendant près de deux décennies. Défense, impact physique, tir extérieur et capacité à accepter différents rôles lui ont permis de traverser les époques.
3. Johan Petro, huit saisons NBA et un titre européen
Johan Petro (2,12 m, 40 ans) aurait peut-être pu viser encore plus haut. Lorsque Seattle le sélectionne en 25e position de la Draft 2005, trois choix avant Mahinmi, le pivot fait partie des grandes promesses du basket français.
Il aura malgré tout passé huit saisons en NBA, avec Seattle puis Oklahoma City, Denver, New Jersey et Atlanta. Une longévité loin d’être anodine, même si Petro ne deviendra jamais un intérieur majeur de la ligue.

Son histoire en équipe de France connaît un dénouement inattendu en 2013. Absent des Bleus depuis quatre ans, il est rappelé au dernier moment après l’accumulation des forfaits dans le secteur intérieur. Quelques semaines plus tard, il devient champion d’Europe en Slovénie (en étant central au rebond lors du quart de finale contre le pays hôte). Il terminera sa carrière internationale avec 45 sélections.
Revenu en France à Limoges dans la foulée, il remporte également le championnat de France 2014 avec le CSP. Une fin de parcours au plus haut niveau qui donne à sa carrière un palmarès auquel peu de joueurs de cette génération peuvent prétendre.
4. Romain Duport, une décennie parmi les pivots de Pro A
Romain Duport (2,15 m, 39 ans) n’a jamais porté le maillot de l’équipe de France A mais a construit une carrière d’une remarquable densité en première division.
Le géant angevin a successivement évolué au Havre, à Cholet, Strasbourg, Limoges et Châlons-Reims avant un dernier passage à Cholet et un retour au STB Le Havre en Nationale 1. C’est surtout à Strasbourg, entre 2012 et 2016, qu’il a connu sa période la plus marquante.
Sous les ordres de Vincent Collet, Duport devient un intérieur particulièrement utile grâce à ses mains et à sa capacité à éloigner son défenseur du cercle. Lors de sa dernière saison alsacienne, il avait notamment converti 47,6 % de ses tirs à 3-points en Pro A.
Sa rupture des ligaments croisés en 2014 intervient alors qu’il venait de prendre une importance croissante dans la rotation strasbourgeoise. Il reviendra néanmoins pour participer aux campagnes suivantes de la SIG, avec une Coupe de France et une Leaders Cup remportées en 2015 ainsi qu’une finale d’EuroCup en 2016.
5. Benoît Gillet, plus de vingt ans dans le basket professionnel
Le classement récompense aussi la durée. Et peu de joueurs incarnent mieux cette notion que Benoît Gillet (1,94 m, 40 ans).
L’arrière a débuté en Pro A avec Reims dès le début des années 2000 avant de jouer à Clermont, Saint-Étienne, Lille, Denain puis Saint-Quentin. Sa carrière s’est principalement écrite dans le Nord, où il est devenu l’un des visages familiers de la Pro B.
Son passage à Saint-Quentin symbolise parfaitement cette longévité. Arrivé lorsque le SQBB évoluait encore en Nationale 1, Gillet a accompagné le club jusqu’au titre de champion de Pro B en 2023. Il est ensuite revenu à Denain pour deux nouvelles saisons et disputait encore 38 rencontres d’ELITE 2 en 2024-2025.
Après 21 saisons chez les professionnels, il a choisi de prolonger le plaisir avec la réserve de Denain en Nationale 3 en 2025-2026, parallèlement à des études d’ostéopathie.
6. Nicolas Taccoen, une carrière presque indissociable de Lille
Moins exposé médiatiquement, Nicolas Taccoen (2,04 m, 40 ans) mérite sa sixième place grâce à une constance et une fidélité devenues rares.
Après ses débuts à Gravelines-Dunkerque, l’intérieur a surtout écrit son histoire avec Lille. Il participe à la montée du club de Nationale 1 vers la Pro B avant de s’installer durablement dans l’antichambre de l’élite. Lors de sa première saison à ce niveau, en 2009-2010, il tourne à 8,5 points et 6,8 rebonds avec 60 % de réussite aux tirs.
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— BeBasket (@Be_BasketFr) 19 juin 2021
Passé deux saisons par Orchies, il revient ensuite à Lille, où il reste jusqu’en 2020. Une carrière sans les sommets de Mahinmi, Petro ou Kahudi, mais avec une régularité remarquable dans un championnat de Pro B particulièrement exigeant.
7. Souarata Cissé, un talent offensif qui s’est exprimé très tôt
Souarata Cissé (1,96 m, 40 ans) était l’un des joueurs les plus prometteurs de cette génération au milieu des années 2000. International français chez les jeunes, il réalise notamment un énorme Euro U20 en 2006 : 18,4 points et 4,4 rebonds de moyenne.
L’arrière-ailier connaîtra ensuite la Pro A avec plusieurs clubs et une longue carrière dans les divisions professionnelles françaises. Son potentiel initial pouvait laisser espérer une installation plus durable parmi les joueurs majeurs de l’élite, mais Cissé aura malgré tout traversé de nombreuses saisons à haut niveau.
Il poursuivra également son parcours international avec le Mali, disputant notamment l’AfroBasket 2015 puis les qualifications pour la Coupe du monde 2019. Il est désormais kiné à Drusenheim.
8. Michael Mokongo, le phénomène précoce
Michael Mokongo (1,80 m, 40 ans) aura lui aussi donné très tôt l’impression de pouvoir devenir l’un des meneurs français importants de sa génération.
Lancé à Chalon-sur-Saône alors qu’il est encore adolescent, il est sélectionné pour le All-Star Game de Pro A dès 2004. Il participe également au Hoop Summit 2005 et tourne encore à 16,5 points avec l’équipe de France U20 lors de l’Euro 2006.
Sa carrière sera ensuite beaucoup moins linéaire. Gravelines, Cholet, Roanne, mais également la Turquie, Chypre et l’Espagne jalonnent son parcours avant son retour en France. À Monaco, il remporte successivement la Nationale 1 puis la Pro B et est élu meilleur meneur de NM1 en 2014.
Son plafond initial pouvait laisser espérer davantage, mais son talent et les sommets atteints au début de sa carrière suffisent à lui conserver une place élevée dans cette génération.
9. Kevin Bichard, toujours performant à l’approche de la quarantaine
Kevin Bichard (1,96 m, 39 ans) constitue sans doute le profil le plus atypique de ce Top 10. Il n’a pas connu la NBA, les Bleus - si ce n'est avec l'équipe de France militaire, dont il est le leader - ou une longue carrière en première division. En revanche, peu de joueurs de sa génération ont affiché une telle durée à un niveau national.
L’ailier est devenu au fil des années une valeur sûre de Nationale 1. Et sa longévité ne se résume pas à occuper une place dans une rotation : avec Fougères en 2025-2026, il produisait encore 13,8 points, 2,5 rebonds et 2 passes décisives en 33 minutes de moyenne sur 40 matches, avec 37,5 % de réussite à 3-points.
À bientôt 40 ans, Bichard reste donc un joueur majeur d'une équipe compétitive de NM1. Une régularité sur la durée qui lui permet d’intégrer notre classement, alors qu'il s'apprête ce vendredi à lancer sa saison 2026-2027, toujours avec Fougères.
10. Jonathan Aka, le solide intérieur des rotations LNB
Jonathan Aka (2,03 m, 40 ans) complète le Top 10. L’intérieur parisien n’a jamais vraiment occupé le devant de la scène mais a longtemps trouvé sa place dans les rotations professionnelles grâce à sa puissance et sa capacité à répondre présent sur des missions courtes.
Passé notamment par Pau-Orthez, Dijon, Vichy, Poitiers, Paris-Levallois, Denain puis Monaco, Aka a connu plusieurs environnements de Pro A et de Pro B. En 2015-2016, il disputait encore 29 rencontres de saison régulière avec la Roca Team, alors promue dans l’élite.
#ProA Monaco : Jonathan Aka débutera contre l'Elan Béarnais -> http://t.co/0iQjoGB7DW © @seb_gphoto pic.twitter.com/F6ZzTEDnhI
— BeBasket (@Be_BasketFr) 6 octobre 2015
Une carrière de joueur de devoir, souvent sollicité pour renforcer un secteur intérieur, qui lui permet de devancer plusieurs candidats aux parcours plus essentiellement construits dans les divisions inférieures.
Mekdad, Bestron, Haquet, Zachée : les mentions honorables
Derrière ce Top 10, plusieurs joueurs auraient également pu être cités. Samir Mekdad possède notamment une remarquable longévité malgré plusieurs blessures, avec un parcours durable dans les divisions nationales. Julien Bestron a lui aussi connu un beau début de carrière.
Philippe Haquet, Yannick Zachée, Étienne Plateau ou encore Rida El Amrani appartiennent également aux noms marquants de cette génération 1986. Des parcours différents, parfois loin de la lumière de la première division, qui rappellent aussi qu’une génération ne se résume pas à ses internationaux et à ses joueurs NBA.
Mais au moment de souffler leurs 40 bougies, deux trajectoires dominent cette cuvée : celle d’Ian Mahinmi, seul champion NBA du groupe, et celle de Charles Kahudi, dont les vingt années au plus haut niveau français et les quatre médailles avec les Bleus constituent un modèle de longévité.











































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