Ruptures du tendon d’Achille : La NBA conteste les résultats d’une étude de l’Université de Californie

Jun 22, 2025; Oklahoma City, Oklahoma, USA; Indiana Pacers guard Tyrese Haliburton (0) reacts after suffering an injury during the first quarter against the Oklahoma City Thunder during game seven of the 2025 NBA Finals at Paycom Center. Mandatory Credit: Kyle Terada-Imagn Images
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À partir de 5€Essai gratuitLes ruptures du tendon d’Achille ont marqué la saison NBA 2024-2025, notamment avec les blessures de Tyrese Haliburton, Jayson Tatum ou Damian Lillard. Alors qu’une étude scientifique publiée en juillet suggère qu’une hausse de la charge de travail dans les jours précédant ces blessures pourrait jouer un rôle, la ligue a officiellement contesté cette analyse.
It’s one of basketball’s most serious injuries, a twist of fate that in a second can dash the dreams of fans and players alike: an Achilles tendon rupture. https://t.co/Uq4C0O2Wdp
— NBC News (@NBCNews) August 3, 2026
Publiée dans l’Orthopedic Journal of Sports Medicine par des chercheurs de l’Université de Californie à San Francisco, l’étude révèle une corrélation entre une augmentation de l’activité physique sur la période précédant la blessure et la survenue de ces ruptures, en particulier chez les joueurs les plus âgés.
Selon les chercheurs, « des pics significatifs de charge de travail ont été observés au cours des 10 à 15 matchs précédant les ruptures du tendon d’Achille chez les joueurs NBA. »
Achilles tears in the playoffs in the last two seasons:
Damian Lillard
Jayson Tatum
Tyrese Haliburton
Donte DiVincenzoThey all wear No. 0. 🤯 pic.twitter.com/Pbm095DRHd
— theScore (@theScore) April 27, 2026
La NBA souligne les limites de l’étude
La ligue n’a pas tardé à réagir. Dans une déclaration transmise à NBC Sports, le directeur médical de la NBA, John DiFiori, estime que cette publication présente plusieurs limites méthodologiques.
« Au cours de l’année écoulée, nous avons cherché à mieux comprendre les blessures du tendon d’Achille grâce à un groupe de travail spécialisé. Si nous accueillons favorablement toute nouvelle connaissance, nous pensons que cet article présente d’importantes limites méthodologiques. Notre vaste analyse des données de la ligue, menée avec des épidémiologistes et des consultants indépendants, de la saison 2012-2013 à aujourd’hui, n’a trouvé aucune relation entre les blessures du tendon d’Achille et le nombre de minutes jouées avant la blessure. »
Cette position s’inscrit dans la continuité des déclarations du commissionner Adam Silver après la vague de blessures observée un an plus tôt. Il rappelait alors que la majorité des ruptures du tendon d’Achille recensées étaient intervenues sur la première moitié de saison, ce qui, selon lui, ne permettait pas d’établir un lien direct avec l’enchaînement des rencontres.
« Quand on regarde les dix dernières années, la majorité des blessures au tendon d’Achille sont survenues avant le All-Star break. Il n’est donc pas évident que le nombre de matches soit en cause. Les joueurs NBA d’aujourd’hui travaillent parfois encore plus intensément l’été que pendant la saison, lorsqu’ils disputent trois matches par semaine. »
Si cette nouvelle étude apporte un élément supplémentaire au débat, elle repose sur un échantillon limité et ne permet pas d’établir un lien de causalité. La prévention des ruptures du tendon d’Achille reste ainsi un sujet complexe, sur lequel les chercheurs comme la grande ligue continuent d’affiner leurs analyses.


























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