Dominique Juillot (Elan Chalon) : « Ce n’est pas le moment pour partir vers des choses compliquées »
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À partir de 5€Essai gratuitPrésident de l’Elan Chalon, Dominique Juillot est un homme écouté en Jeep ELITE. L’homme d’affaires et homme politique réagit sur RMC Sport sur les interrogations de la Ligue Nationale de Basket (LNB) qui imagine fusionner la saison 2019/20 avec la saison 2020/21.
« C’est inédit. On a un peu tout dit quand on parle d’inédit. Ca (cette idée) peut paraître séduisant, en disant on va reporter les matchs, finir la saison, faire qu’il n’y ait pas une saison blanche de façon à ce que les classements puissent s’additionner… et puis quand on réfléchit bien, au-delà de incertitudes sanitaires, parce que je fais partie de ceux – quand j’entends les médecins et votre émission, cela ne me rassure pas – qui pensent qu’on ne pourra pas rejouer dans des salles avant pas mal de mois. C’est une incertitude supplémentaire.
En tout cas cette formule a quand même beaucoup d’inconvénients. Elle a un premier inconvénient moral, c’est à dire que c’est quand même la double-peine pour les gens. Additionner les saisons, ça veut dire handicaper dès le début de l’autre saison les clubs qui auraient fait un mauvais championnat. Ca me parait quand même compliqué à faire comprendre. C’est un peu comme si dans une demi-finale de 100 mètres, celui qui finit deuxième aurait un handicap pour la finale. C’est un peu surprenant, en tout cas inédit. Je ne sais pas s’il faut faire de l’inédit en ce moment.
La deuxième des choses c’est que sur le plan juridique, il n’y a pas de jurisprudence aujourd’hui en matière de sport sur une telle méthode. Donc je crains que derrière qu’il y ait beaucoup de recours.
La troisième chose, ce qui a conditionné éventuellement cette solution, c’était l’aspect financier. Or je ne vois pas en ce qui nous concerne nos partenaires revenir comme si de rien était pour reprendre des matchs, refaire les soirées qui étaient prévues avec des clients au mois de septembre dans les mêmes conditions qu’ils l’avaient imaginé. Très honnêtement, je n’y crois pas une seconde. Non seulement on ne va pas régler le problème financier – si tant est qu’on ait à le régler, parce que très peu de partenaires aujourd’hui, parce qu’ils sont proches de nous, parce qu’ils nous aiment bien, parce qu’ils ont de l’affectif pour nos clubs, très peu nous demandent un prorata, y compris d’ailleurs de la part de nos abonnés -, et on aurait à organiser des matchs, à payer les organisations, sans public et avec des partenaires qui ne seraient pas là. Très honnêtement, je ne vois pas l’intérêt de cette méthode, même si je le répète – c’est le président de Bourg (Julien Desbottes) qui en est à l’origine, il m’avait appelé avant, m’avait demandé mon avis – elle pouvait paraître séduisante dans un premier temps. Je crois que ce n’est pas le moment de partir sur des choses compliquées. »




















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