Il y a 20 ans, l’Espagne de Pau Gasol montait sur le toit du monde… pour y rester !

L’Espagne a décroché son premier titre mondial en 2006 au Japon, avec Pau Gasol MVP, lançant une période dorée pour cette génération.
Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.
À partir de 5€Essai gratuitIl y a vingt ans, l’Espagne changeait de dimension. Invaincue en neuf rencontres lors de la Coupe du monde 2006 au Japon, la sélection de Pepu Hernández décrochait le premier titre mondial de son histoire en surclassant la Grèce en finale (70-47). Leader de cette équipe, Pau Gasol (2,15 m, 46 ans) avait pourtant dû suivre la rencontre depuis le banc après s’être fracturé le pied en demi-finale face à l’Argentine. Ce premier grand titre allait surtout ouvrir une longue période de domination espagnole sur le basket international.
🥇 𝟚𝟘 𝕒ñ𝕠𝕤 𝕕𝕖𝕝 𝕆𝕣𝕠 𝕕𝕖 𝕊𝕒𝕚𝕥𝕒𝕞𝕒 🇯🇵 | Bienvenidos al club 👋 Cogemos el túnel del tiempo para revivir el Mundial 2006 🔙#LaFamilia 𝗮𝗿𝗿𝗮𝗻𝗰𝗮 𝗰𝗼𝗻 𝗩𝗜𝗖𝗧𝗢𝗥𝗜𝗔 el camino a su primera estrella ⭐️
🏆 Grupo B @FIBAWC 2006
🇪🇸🆚🇳🇿
FINAL | 86-70
📌… pic.twitter.com/P3lRbhs9Fe— Baloncesto España (@BaloncestoESP) August 19, 2026
L’Espagne avait traversé la première phase avec cinq victoires en autant de rencontres avant de poursuivre son parcours sans faute lors des matches à élimination directe. Après avoir écarté la Serbie-et-Monténégro puis la Lituanie, elle retrouvait l’Argentine, championne olympique en titre, en demi-finale.
La rencontre se jouait sur un dernier tir manqué par Andrés Nocioni, permettant aux Espagnols de s’imposer 75-74. Mais leur qualification avait un prix : Pau Gasol s’était fracturé le pied à une minute et demie de la fin et devait renoncer à la finale.
Pau Gasol y sus 🔟 mejores jugadas en el Mundial 2006 🥹🫶@FIBAWC | #FibaWC | #WinForAllpic.twitter.com/P7NtDD1Z6U
— Gigantes Vintage (@GIGANTESVintage) August 18, 2022
Son tournoi suffisait néanmoins à lui offrir le titre de MVP. L’intérieur espagnol avait compilé 21,3 points, 9,4 rebonds, 1,4 passe décisive et 2,4 contres de moyenne, grâce notamment à des sorties à 28 unités face à l’Angola ou 25 unités accompagnées de 9 prises contre la Lituanie.
Sans leur meilleur joueur, ses coéquipiers avaient abordé la finale avec des maillots d’échauffement portant l’inscription « Pau también juega » (« Pau joue aussi »). Face à la Grèce, tombeuse des États-Unis en demi-finale, l’Espagne avait pris le contrôle dans le deuxième quart-temps, remporté 25-11, avant de s’imposer largement 70-47 en étouffant littéralement les Hellènes à la faveur d’une défense de fer.
Le début de la domination
Avant ce tournoi, l’Espagne commençait sérieusement à faire parler d’elle sans toutefois parvenir à rafler la mise. Elle avait terminé cinquième des Coupes du monde 1998 et 2002, deuxième des EuroBasket 1999 et 2003 et troisième de l’édition 2001.
Le Japon a changé la trajectoire de cette génération. Autour de Pau Gasol figuraient notamment Juan Carlos Navarro, Jorge Garbajosa, José Calderón, Rudy Fernández, Felipe Reyes, Carlos Jiménez et Sergio Rodríguez. Une grande partie de ce groupe, baptisé très tôt « Niños de Oro » par-delà les Pyrénées, allait rester au sommet pendant la décennie suivante.
L’Espagne est ensuite devenue championne d’Europe en 2009, 2011 et 2015, tout en décrochant l’argent olympique en 2008 et 2012 puis le bronze en 2016. Le renouvellement de l’effectif n’a pas interrompu cette réussite : la sélection espagnole a ajouté un deuxième titre mondial en 2019 dans la roue du MVP de la compétition Ricky Rubio, puis un nouvel EuroBasket en 2022.
Le sacre de 2006 reste ainsi le point de départ de la période la plus faste de l’histoire du basket espagnol. Vingt ans plus tard, il demeure aussi indissociable du tournoi de Pau Gasol, meilleur joueur d’une Coupe du monde dont il n’a pourtant pas disputé la dernière rencontre.




























Commentaires (0)