Limoges va retirer le maillot de Stéphane Ostrowski

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À partir de 5€Essai gratuitLe maillot de Stéphane Ostrowski va rejoindre ceux de Frédéric Forte, Richard Dacoury et Ed Murphy au plafond de Beaublanc. Selon Ici Limousin Sport, le Limoges CSP va bientôt retirer le numéro 9 de l’ancien international de 64 ans (193 sélections), passé sous ses couleurs comme joueur de 1985 à 1992 puis comme dirigeant.
Un accomplissement qui récompense vingt années de fidélité et d’implication au sein du club limougeaud. Après sept saisons comme joueur (7 trophées dont trois de champion de France en 1988, 1989 et 1990), l’ancien intérieur a passé 13 années dans les bureaux en tant que responsable marketing/commercial et dirigeant, contribuant aux côtés de Frédéric Forte à la reconstruction du CSP. A la clé : deux trophées de champion de France, 1 titre de champion de France Pro B et un trophée des champions.
En conflit ouvert avec l’ancienne direction, le natif de Bron avait quitté le club en 2020, avant d’être élu au conseil départemental de la Haute-Vienne en 2021.
Une nouvelle récompense après le trophée LNB de meilleur marqueur
En 23 ans de carrière, dont 20 en élite (dans cinq clubs différents : Le Mans, Antibes, Cholet, Chalon et bien sûr Limoges), Ostro' a remporté cinq fois le titre de meilleur marqueur de la saison, dont le dernier à quarante ans avec Antibes, en compilant plus de 17 points de moyenne par saison. Il détient également le plus grand nombre de rebonds captés (en cumulé) de l’élite.
A ce titre, la Ligue Nationale de Basket (LNB) décerne depuis 2025 le trophée Stéphane Ostrowski au meilleur marqueur de la saison de Betclic Elite, considérant le quadruple MVP comme le meilleur marqueur de l’histoire du championnat de France (6 998 points selon le décompte officiel).
En apprenant la nouvelle, Stéphane Ostrowski n’avait pas boudé son plaisir au micro de France 3 Régions, à l'époque.
« C’est une reconnaissance honorifique et gratifiante, qui me procure un sentiment de satisfaction. Mais quand il y a ce genre de reconnaissance individuelle, j’ai toujours une pensée pour les coéquipiers avec qui j’ai eu la chance de jouer, parce que sans travail collectif, ces récompenses individuelles n’existent pas. À l’époque, peu, voire pas de joueurs français, évoluaient à l’étranger, les meilleurs étaient là, donc le niveau de compétition était plus élevé. Mais aussi, j’ai eu la chance d’évoluer dans une salle où le public est très exigeant, on le sait ici à Beaublanc, et ça vous force à ne pas décevoir. »
Un hommage à son président fondateur
Par ailleurs, Ici Limousin Sport ajoute que le Limoges CSP prépare également un hommage à son ancien président co-fondateur Jean-Claude Biojout, décédé en juin dernier à l’âge de 87 ans.
Né en 1939 à Limoges, l’enfant du quartier des Coutures avait le « sang vert ». Entré au club dès l’âge de 9 ans, il en fut d’abord le meneur de jeu et le capitaine durant les années 1950, avant de prendre un tournant décisif pour l’avenir du basket français. En 1961, aux côtés de Xavier Popelier, il décidait de reprendre les rênes du Cercle Saint-Pierre avec une ambition alors jugée folle pour l’époque : hisser le club en Nationale 1.
Sous sa houlette, le CSP a gravi les échelons un à un, de la régionale jusqu’à l’élite, atteinte en 1978. Son mandat a été marqué par une réussite insolente : deux Coupes Korać (1982, 1983), une Coupe des Coupes (1988) et six titres de champion de France.
Officiellement en retrait depuis 1991, il avait laissé ce qu’il appelait un « testament financier » permettant au club de rester au sommet jusqu’à la fin de la décennie. En simple spectateur, payant sa propre place, il avait assisté au sacre suprême de 1993 à Athènes, toujours dans la discrétion, au point de refuser les invitations. « Le Limoges CSP était ma raison de vivre », confiait-il encore avec émotion au Populaire du Centre lors des célébrations des trente ans du titre européen, lui qui ne supportait pas de voir son club de cœur malmené par les crises successives.

























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