Après la victoire au Match des Championnes, Julie Barennes prévient : « Ce n’est pas ce match qui va définir comment la saison va se passer »

Julie Barennes a tenu à mesurer l’importance du premier trophée de la saison
Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.
À partir de 5€Essai gratuitQuatre jours après son retour à la tête de l’équipe, au terme d’un été passé dans le staff de la sélection allemande, Julie Barennes remporte un premier trophée. Celui du Match des Championnes. Pas celui avec le plus de saveur à ses yeux, puisqu’il arrive comme la première rencontre enfin au complet de son équipe, mais la technicienne le prend !
En conférence de presse, elle est revenue sur les belles connexions déjà établies pour son retour dans les Landes. Mais aussi sur le travail à peaufiner pour continuer d’assumer son statut de figure de proue nationale.
Êtes-vous satisfaite du contenu de cette rencontre, avec une équipe pas au complet pendant la préparation mais tout de même vainqueure de près de quinze points ?
Julie Barennes : Oui oui, bien sûr. Mais de la même manière que pour les années précédentes, où on avait perdu, ce n’est pas ce match qui va définir comment la saison va se passer. Pour moi, ça ne change rien. On commence le championnat par un déplacement à Angers, un terrain où cela fait trois ans qu’on perd. Je veux me concentrer sur ce match qui arrive car c’est lui qui compte. C’est très important de l’avoir en tête.
Par contre, je suis agréablement surprise sur plein de points. Je nous ai trouvées vraiment bien et pas si en retard que ça, par rapport à ce que je pensais quand j’étais plutôt dans le flou. Il y a des choses qui ont été très bien dans l’état d’esprit, le partage du ballon, la défense et l’implication. Beaucoup d’éléments vraiment très intéressants au vu du peu d’entraînements ensemble. Même si on a gagné, je ne vais pas m’enflammer pour autant. Ce qui compte, c’est ce qu’on met comme ingrédients.
« Conserver l’identité de Basket Landes » malgré les départs
L’équipe témoigne déjà d’une certaine complémentarité ; est-ce là votre plus belle surprise ?
On essaie toujours de construire une équipe complémentaire pour que tout le monde puisse s’exprimer, avoir du temps de jeu et recourir à sa qualité primaire. Cette année encore, c’est le cas. Les filles qui nous restent — Marie Pardon, Sixtine Macquet, Camille Droguet etc. — font le boulot pour qu’il y ait une continuité dans l’état d’esprit, la volonté du club et la façon de jouer et d’être.
On a changé une partie de l’équipe — cinq joueuses , ce qui n’est pas tant que ça finalement, vu le contexte actuel du basket français. On avait aussi le désir de garder ce noyau dur pour conserver l’identité de Basket Landes. Ce ne sont pas forcément les plus fortes, ce ne sont pas forcément les merveilleuses, mais ce sont des personnes qui, à travers leur rôle, leur tâche et leur engagement auprès du club, transmettent l’esprit Basket Landes. Je suis contente, car c’est ce que j’espérais.
Vous sortez d’un doublé Coupe – Championnat l’an dernier. Gérer ce statut d’arch-favori est-il l’enjeu majeu du début de saison ?
Je ne sais pas, je ne pense pas. Je pense qu’on a appris à gérer ça il y a deux ans, avec une partie de l’équipe encore en place. Ce n’était pas simple après notre premier trophée, où nous n’étions pas prêtes à assumer ce statut, cela en devenait limite bordélique.
L’année dernière, on l’a plutôt bien géré et je pense que cette année on va réussir à le gérer aussi. C’est mon impression, elle peut s’avérer fausse dans trois mois. La majorité des filles ont vécu ça. Celles qui vont le découvrir s’en rendront compte dès le déplacement à Angers : les équipes en face n’auront pas peur de nous jouer et auront justement quelque chose à aller chercher. Ce sera à nous d’y répondre, mais une bonne partie de l’équipe y est habituée à arriver avec cet état d’esprit et les nouvelles joueuses ont envie de bien faire.
Depuis Paris, Roland-Garros…































Commentaires (0)