Fos-Provence, première balle de match ratée
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À partir de 5€Essai gratuitPour Fos-Provence, tous les astres s’étaient alignés. Tout était réuni pour une accession en Jeep ÉLITE dès ce soir : Saint-Quentin a craqué à domicile contre Saint-Chamond, Blois n’est pas reparti du bon pied à Vichy, Nancy s’est incliné à Gries-Oberhoffen… Parmi les concurrents directs, seul Paris l’a emporté, une équipe sur qui les BYers possèdent le panier-average particulier. Restait juste un léger problème : les Fosséens (privés de Sullivan Hernandez, qui a appris son test positif au Covid-19 une heure avant la rencontre) ont subi la loi de Quimper à domicile (66-75).
« C’est bien de remettre un peu d’équité dans cette saison »
« C’est un vrai échec », soupirait Édouard Choquet. « On loupe le coche alors qu’on pourrait être en train de faire la fiesta en ce moment-même. » Une opportunité incroyable gâchée, ou plutôt anéantie par l’UJAP tant les Finistériens ont développé un basket de qualité. Outre l’adresse de Bathiste Tchouaffé (15 points à 4/8 et 5 rebonds) et l’activité de ses intérieurs (15 points et 7 rebonds pour Junior Etou, 13 points pour Ryan Reid, 11 points et 6 rebonds pour Jimmy Djimrabaye), les hommes de Laurent Foirest ont pu s’appuyer sur une agressivité défensive remarquable, notamment venue des joueurs du banc, qui a complètement fait déjouer les locaux. La preuve que l’UJAP tenait à jouer pleinement son rôle d’arbitre. « Les mecs n’ont rien lâché. La saison a tellement manqué d’équité que c’est bien de rééquilibrer cela un peu sur la fin », acquiesçait le technicien breton. « On voulait retarder la montée de Fos-Provence et prendre une petite revanche sur la finale de la Leaders Cup, même si commence à remonter à longtemps », ajoutait Bathiste Tchouaffé, sourire en coin.

Performant à Parsemain, Bathiste Tchouaffé était satisfait du mauvais tour joué à Fos-sur-Mer
(photo : Sébastien Grasset).
Complètement hors sujet tout au long de la seconde période, peut-être berné par une entame de match idéale où tout tombait dedans de loin (19-11, 6e minute), Fos-Provence a manqué d’alternance dans son jeu offensif, se cassant les dents sur la défense quimpéroise et manquant même les tirs sans opposition lors des rares ouvertures. Sans oublier les multiples rebonds offensifs abandonnés et les incroyables cagades du quatrième quart-temps. « Je ne suis pas frustré, la meilleure équipe a gagné », disait Rémi Giuitta, rejoint sur ce point par la synthèse efficace d’Édouard Choquet : « On n’a pas assez bien joué au basket. » Bref, pas de quoi mériter la Jeep ÉLITE pour ce soir.
Fos a toujours son destin en main, « et c’est déjà pas mal »
Et pourtant, même avec ce revers, Fos-Provence ne se retrouve pas dans une situation moins confortable qu’avant la rencontre. Ce mardi matin, il fallait deux victoires. Il n’en faut désormais plus qu’une. « Dans notre malheur, on a une chance incroyable avec les défaites de tous les concurrents directs. C’est un avertissement sans frais », appréciait presque l’ancien meneur de l’ASVEL. Paris est certes le grand gagnant de la soirée mais même du haut de ses 12 défaites, Fos-Provence reste premier ex-aequo et jouera sa saison vendredi à Nantes. « Si on nous avait dit qu’on irait disputer la montée sur un dernier match à l’extérieur au mois d’août, on aurait signé des deux mains », renchérissait Rémi Giuitta. « On reste maître de notre destin, c’est déjà pas mal. » Fos-Provence s’en contentera, mais cela aurait pu être tellement plus beau.
À Fos-sur-Mer,












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