Il y a 20 ans, l’ASVEL affrontait les Spurs de Tony Parker à l’Astroballe

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À partir de 5€Essai gratuitVingt ans plus tard, l’affiche a toujours un goût d’irréel. Le 5 octobre 2006, l’ASVEL accueille les San Antonio Spurs à l’Astroballe pour l’un des matchs de gala les plus prestigieux de son histoire. Une rencontre disputée dans le cadre du premier « NBA Europe Live », avec, en tête d’affiche, un certain Tony Parker.
🔙 20 ans déjà, ASVEL-SPURS à l’Astroballe 👀
— LDLC ASVEL (@LDLCASVEL) 5 octobre 2026
🧵 à dérouler ⬇️ pic.twitter.com/ou9khuMSCP
À 24 ans, le meneur français est déjà une star de la NBA et compte deux titres de champion avec la franchise texane. Il ne sait pas encore que cette salle deviendra, quelques années plus tard, la sienne.
Un pari à un million d’euros
À l'époque, faire venir une franchise NBA à Villeurbanne relève de la folie. Sous l'impulsion du président Gilles Moretton, l'ASVEL réussit pourtant à convaincre l’équipe de Gregg Popovich de poser ses valises dans le Rhône.
Pour accueillir les Spurs pendant cinq jours, le club doit notamment prendre en charge leur camp d'entraînement. Une opération estimée à près d'un million d’euros, avec environ 70 personnes à loger dont une vingtaine de joueurs. Les Texans avaient pris leurs quartiers au Hilton, dans le 6e arrondissement de Lyon.
Pour financer une partie de cette opération, les billets ont été commercialisés dès janvier 2006, avec dix mois d’avance donc, au tarif unique de 140 euros, comme le rappelle Le Progrès dans une rétrospective de 2019.
Malgré ce prix, l'Astroballe affiche complet pour ce rendez-vous historique. La salle, la plus petite de celles utilisées durant le « NBA Europe Live », allait donc connaître une soirée comme elle n'en avait encore jamais vécu.
Tony Parker, attraction numéro un
Sur place, la délégation de San Antonio ne se contente pas de jouer au basket. Tim Duncan et George Gervin participent notamment à l'inauguration d'un terrain à Villeurbanne. Gregg Popovich, lui, plaisante sur le séjour lyonnais : « On appelle cela un camp d'entraînement, mais c'est un mensonge, il s'agit d'une tournée gastronomique. »
Une remarque qui fit sourire Tony Parker, lui-même particulièrement heureux de retrouver la France. Le meneur est évidemment la grande attraction de la semaine. Quelques semaines plus tôt, il avait manqué la Coupe du monde 2006 au Japon en raison d’une blessure à un doigt.
L'ASVEL tient un quart-temps
Le jour J, le public de l'Astroballe découvre un show à l'américaine, avec de nombreuses animations, et même la nouvelle mascotte villeurbannaise, Astroking, présentée au public avant le match. Les choses sérieuses commencent à 21h10, dans un match aux quart-temps de… 12 minutes, par ailleurs diffusé sur Canal+ Sport.
Sur le parquet, Manu Ginobili inscrit les premiers points de la partie mais l'ASVEL ne se laisse pas impressionner pendant un quart-temps (29-33), à l’image d’un dunk d’Amara Sy. Tim Duncan (19 points, 6 rebonds) et ses coéquipiers prennent finalement le large dans le deuxième acte, alors que TP était sur le banc (44-67 à la pause).
Ce soir-là, les principaux marqueurs villeurbannais sont Rowan Barrett (22 points), Brian Greene (17 points), Laurent Foirest (15 points), Chevon Troutman (13 points), Amara Sy (11 points) ou encore Vincent Masingue (6 points). En bout de banc, le jeune Antoine Eito a également l'honneur de participer à la fête (2 unités).
En fin de match, alors que les Spurs se dirigent vers un succès tranquille (90-115), les supporters villeurbannais réclament le retour de Tony Parker sur le parquet : « Tony ! Fais rentrer Tony ! ». L’intéressé finit donc par demander à Gregg Popovich de le faire entrer et le coach américain s’exécute, sous les applaudissements du public lyonnais.
Le match en entier :
Les highlights d'ASVEL-Spurs :
Tony Parker prend rendez-vous avec l’avenir
Meilleur marqueur de la soirée, TP termine alors avec 26 points et 10 passes décisives, confirmant son retour au premier plan quelques semaines après sa blessure.
« Il était important de faire un bon match pour faire plaisir au public français, d'autant plus que je n'ai pas joué le Mondial. Mon doigt va très bien d'ailleurs », expliquait Parker après la rencontre. Puis le futur propriétaire de l'ASVEL allait glisser une phrase qui, avec le recul, prend une saveur particulière : « L'ASVEL fait partie des meilleures équipes françaises et on le savait. Le public m'a vachement bien accueilli toute la semaine et c'est pour cela que j'ai demandé à Pop de rejouer. »
Ce jour-là, Tony Parker venait simplement faire la promotion de la NBA à l’échelle continentale. Il aura finalement trouvé son plan d’après-carrière. En 2011, il portera le maillot villeurbannais en tant que joueur, le temps du lockout NBA (7 matchs) et deviendra surtout, trois ans plus tard, officiellement le propriétaire du club villeurbannais, avant d’en devenir le coach cet été.
Tony Parker
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