ITW Ousman Krubally, l'expérience et la faim à Saint-Quentin : "Il y avait un goût d'inachevé en Betclic ÉLITE"

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À partir de 5€Essai gratuitMoins d'un mois après avoir officiellement appris l'échelon auquel leurs Phénix évolueront, les supporters de Saint-Quentin s'apprêtent à vibrer de nouveau à Pierre-Ratte au rythme de la Betclic ELITE. Sportivement relégué fin mai après avoir perdu face à Poitiers, le club de l'Aisne a finalement obtenu son retour immédiat au plus haut niveau français devant les instances, suite à l'exclusion de Monaco.
Sur le papier, la nouvelle a de quoi réjouir l'environnement axonais. Mais celui-ci a dû se frotter à une réalité bien plus nuancée. Pour dimensionner son effectif du mieux possible à son championnat, les dirigeants n'ont pu boucler leur recrutement qu'après la mi-septembre, avec un dernier beau nom : Axel Toupane. À cela s'ajoutent une préparation difficile sur le plan des résultats amicaux, et une élimination d'entrée en Coupe de France, où les Espoirs du club ont tenté tant bien que mal de faire tomber Besançon. Les conditions sont « plus que compliquées » avant de recevoir le champion d'EuroCup, Bourg, pour la J1 de Betclic ELITE, concédait Raphaël Pascual.
Le technicien pourra tenter de combler ce retard subi grâce à une belle dose d'expérience dans son roster. Parmi ces éléments aguerris, Ousman Krubally a été l'un des premiers à rejoindre le nid des Phénix cet été, alors même que le club était plutôt en passe de vivre sa saison 2026-2027 en ELITE 2. L'Américano-Gambien a l'habitude d'être à la lutte, lui qui a participé à la montée puis au maintien de Boulazac sur les deux dernières saisons. Du haut de ses 38 ans, et toujours très affûté physiquement, le vétéran revient pour BeBasket — avec autant de mots en français que possible — sur cette intersaison particulière, et se projette aussi sur les mois de bataille à venir au SQBB.
BeBasket : Un nouveau club pour vous, Ousman, de nouvelles ambitions... Comment abordez-vous le challenge de Saint-Quentin ?
Ousman Krubally : C'est un nouveau voyage ! Un même livre mais un chapitre différent. Je suis très enthousiaste. J'ai découvert que nous avons certains des supporters les plus passionnés de France, les Phénix. La salle de Saint-Quentin est un endroit vraiment très difficile pour les adversaires. Je suis ravi de faire partie de passer de l'autre côté, celui des fans et de leur énergie. J'ai vraiment hâte de vivre tout cela pendant une saison complète.
Au vu du contexte saint-quentinois que l'on connaît, peut-on dire que votre 17e saison professionnelle sera une saison spéciale ?
Je vais tester mon français : de temps en temps ? Un petit peu ? Oui c'est ça, un petit peu ! [rires]. C'est spécial parce que, avec tout ce qui s'est passé avec Saint-Quentin, c'est comme une seconde chance, une deuxième opportunité. Et je suis très reconnaissant d'être dans cette situation moi aussi. C'est passionnant.
Et personnellement, jouer ma 17e saison, à 38 ans, est d'une certaine manière aussi spéciale. Quand on pense à des athlètes comme LeBron James ou Cristiano Ronaldo... Je ne dis pas que je suis à leur niveau, mais j'ai appris et compris de ce qu'ils font. Trois piliers me guident au quotidien : l'éthique de travail, la mentalité, et l'énergie. C'est ce qui me donne le carburant pour continuer ma "journey". À chaque fois que les gens pensent « ça y est, il est cuit », il reste encore du jus — d'où mon surnom de Juice Man. Cela me permet d'être encore là aujourd'hui, d'être l'un des joueurs les plus âgés de cette compétition — même si je ne fais pas mes 38 ans ! [sourire]
"Il me reste encore beaucoup de jus à 38 ans !"
Vous vivez votre troisième saison consécutive en France après celles de la montée puis du maintien en Betclic ELITE avec Boulazac. Pourquoi avoir choisi le SQBB pour rester en France ?
Pourquoi Saint-Quentin ? C'est surtout une question d'opportunité et d'un très bon feeling, très appréciable : Saint-Quentin m'a choisi. Ils ont montré un réel intérêt pour moi.
Evidemment, personne ne pouvait prévoir ce qui allait se passer ensuite. Quand j'ai signé, j'avais entendu les rumeurs sur la possibilité d'un retour en Betclic ELITE. C'est une opportunité pour le club et une seconde chance exceptionnelle pour moi. Il y avait un goût d'inachevé ("unfinished business") pour moi en Betclic ELITE [il avait été libéré par Boulazac en fin de saison, ndlr.], alors je suis heureux de pouvoir y retourner.
Vous parlez d'un goût d'inachevé, que voudriez-vous faire de mieux dans ce championnat ?
J'étais à Boulazac auparavant, et de belles choses y ont été accomplies pendant deux ans. La saison dernière, nous étions tout près d'accrocher les playoffs.
L'objectif principal ici est d'aider Saint-Quentin à se maintenir dans l'élite. On doit être compétitifs chaque soir, se donner les moyens de rester dans le match jusqu'au bout et de l'emporter. Gagner. Le plus possible. C'est l'objectif majeur. On me surnomme "Juice Man", et il me reste encore beaucoup de jus à 38 ans ! Je veux l'exprimer tout au long de cette saison pour aider l'équipe dans ces objectifs.
Passé les turbulences de l'été, "il n'y a pas d'excuses à chercher"
Quelle est justement le jus, l'énergie qui transpire de ce groupe, après ces premières semaines passées ensemble ?
Ça a été un moment très étrange pour Saint-Quentin avec tout ce qui s'est passé autour de Monaco. Cela a retardé beaucoup de choses. Mais nous sommes enfin au complet et il n'y a pas d'excuses à chercher.
Étant donné les circonstances, il faut savoir s'adapter, et c'est exactement là où nous en sommes. La saison commence, c'est le vrai moment de vérité désormais. Le groupe compte beaucoup d'expérience, cela apporte beaucoup de confiance. Quant à notre entraîneur, c'est un jeune coach mais il a une excellente mentalité. J'aime ce qu'il transmet à l'équipe et notre philosophie de jeu. Il est également entouré d'assistants expérimentés, donc nous avons un très bon collectif.
Quelle pourrait être la force principale de l'équipe cette saison ? L'expérience ? La faim de revanche du club ?
Je pense que le plus important, c'est l'expérience, car c'est une base de travail intéressante. Mais l'envie de montrer ce dont nous sommes capables est très, très présente. Il y aura évidemment des discussions sur la manière dont Saint-Quentin est revenu en première division, mais ce n'est pas de notre faute. C'est une seconde chance pour nous, et il faut en profiter. En montrant une énergie positive, de la dureté et du caractère.
Quels objectifs et ambitions vous fixez-vous pour cette saison 17 ?
À ce stade de ma carrière, mes objectifs personnels… Je n'ai plus rien à prouver. Je suis en paix avec moi-même, dans ma vie en général. Tout ce que je fais désormais, c'est uniquement pour l'équipe et mes coéquipiers. Je veux les aider à se retrouver dans une meilleure position, une meilleure situation, tant individuellement que collectivement.
Nous sommes le reflet de nos supporters quand ils viennent nous voir jouer. Ils veulent se sentir fièrement représentés par les joueurs qui portent ce maillot qu'ils aiment tant. C'est une mission très spéciale, mine de rien. Nous voulons puiser dans l'énergie créée par la communion avec nos supporters, et avoir des résultats grâce à eux. On ne peut pas gagner sans ses fans, sans ce sixième homme.
Depuis Paris, Roland-Garros...




























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