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Patrick Beverley pas près d’arriver : les visas compliquent la rentrée des clubs français

Betclic ELITE - Patrick Beverley ne devrait rejoindre Boulazac que fin août ou début septembre en raison des démarches nécessaires à l'obtention de son visa. Le BBD n'est pas un cas isolé : Le Mans et Dijon ont également dû composer avec des délais administratifs qui compliquent l'arrivée en France des joueurs non européens.
Patrick Beverley pas près d’arriver : les visas compliquent la rentrée des clubs français

Patrick Beverley n’est pas encore arrivé à Boulazac

Crédit photo : © Brett Davis-Imagn Images
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Il faudra encore patienter avant de voir Patrick Beverley (1,88 m, 38 ans) avec Boulazac. Alors que le BBD a repris sa préparation, Alexandre Ménard nous a indiqué que sa recrue phare devrait arriver « fin août, début septembre », le temps de finaliser les démarches administratives et d’obtenir son visa.

Cette attente intervient alors que Boulazac a déjà commencé sa préparation. Pour Beverley, le BBD doit donc composer avec un calendrier administratif qu’il ne maîtrise pas totalement avant de pouvoir intégrer l’ancien joueur NBA à son groupe.

Un temps bloqué, Aaron Estrada, qui a de son côté obtenu le précieux document, a lui posé ses valises en Dordogne dans la journée de lundi… Le problème dépasse largement le cas boulazacois. Les conditions d’arrivée des basketteurs professionnels non ressortissants de l’Union européenne pèsent sur cette reprise 2026.

Le Mans a dû attendre jusqu’au dernier moment pour Moses Wood

Le Mans a rencontré les mêmes difficultés au moment de faire venir ses recrues. Dans un entretien accordé au Maine Libre, le directeur administratif du MSB Arnaud Leproux a détaillé un changement important dans la procédure suivie par les clubs.

« La réglementation a changé. Auparavant, les joueurs américains arrivaient sur le sol français et nous régularisions leur dossier à la préfecture du Mans. Désormais, le visa doit être fait en amont aux États-Unis. Le dossier est lourd, et les joueurs sont parfois à 400 kilomètres des consulats français (une dizaine au total sur le territoire américain). »

Une situation qui a notamment retardé l’arrivée de Moses Wood au Mans.

« À titre d’exemple, notre dernière recrue Moses Wood n’a reçu son visa que jeudi dernier (le 6 août, NDLR). C’était extrêmement limite. Mais j’imagine que cela va se fluidifier dans les prochains mois. J’ai demandé à Vincent [Loriot, le directeur sportif] de n’avoir que des Européens, je crois qu’il n’est pas trop d’accord (rire). »

Les informations publiées par l’administration française confirment en tout cas le principe d’une procédure effectuée avant l’arrivée en France. Pour un salarié étranger résidant à l’étranger et soumis à cette réglementation, l’employeur doit demander une autorisation de travail avant son entrée sur le territoire. Une fois celle-ci obtenue, le joueur peut ensuite effectuer sa demande de visa.

Pour les contrats supérieurs à trois mois, France-Visas prévoit notamment un visa de long séjour valant titre de séjour avec la mention « travailleur temporaire » dans le cadre d’un contrat à durée déterminée.

Dijon a repris sans Silas Melson et Kevion Taylor

La JDA Dijon constitue un autre exemple concret de l’impact de ces démarches sur la préparation des clubs. Les Bourguignons ont repris sans leurs deux nouvelles recrues américaines Silas Melson et Kevion Taylor, retenues par les formalités administratives nécessaires à leur arrivée en France. Melson arrive d’Ostende et Taylor de l’Hapoël Holon pour la saison 2026-2027.

En pleine présaison, quelques jours de retard ont déjà des conséquences sportives : intégration collective différée, préparation physique décalée et travail tactique commencé sans l’effectif au complet.

En ÉLITE 2 également…

La Betclic ÉLITE n’est évidemment pas le seul championnat concerné… En ÉLITE 2, l’ALM Évreux a, par exemple, repris sans ses trois recrues étrangères. Si JaCobi Wood a obtenu son visa, Nicholas McMullen et Elijah Lufile sont toujours empêtrés dans les démarches.

De même, à Vichy, Drew Cissé attend le précieux sésame pour rejoindre l’équipe thermale…

Les visas pourraient devenir un casse-tête pour les pigistes en Betclic ELITE

La question pourrait devenir encore plus sensible en cours de saison. Les clubs français doivent régulièrement recruter dans l’urgence lorsqu’une blessure nécessite l’arrivée d’un pigiste médical. Or le marché américain constitue traditionnellement un vivier important pour ce type de remplacement. Les clubs avaient pour habitude de faire venir ces pigistes un ou deux jours après leur signature, puis de régulariser leur situation administrative une fois sur place en compagnie de contacts au sein des préfectures.

La procédure diffère selon la durée du contrat. France-Visas précise qu’un contrat de travail supérieur à trois mois conduit, dans le régime général du salarié concerné, à un visa de long séjour, tandis qu’un contrat inférieur ou égal à trois mois relève d’un visa de court séjour. L’obligation d’obtenir les documents permettant de travailler légalement en France demeure cependant un paramètre à anticiper.

Ce nouveau fonctionnement pourrait donc peser sur les choix de recrutement lorsqu’un club cherche un renfort disponible immédiatement. Un joueur européen, ou un joueur disposant déjà d’un titre l’autorisant à travailler en France, pourrait devenir beaucoup plus simple à engager rapidement qu’un joueur devant commencer une procédure depuis un pays hors de l’Union européenne. Il s’agit d’une conséquence possible des démarches actuelles plutôt que d’une nouvelle règle sportive.

Pour les directions sportives, la disponibilité d’un joueur ne se mesurera ainsi plus seulement à sa situation contractuelle ou à son état physique. Sa situation administrative pourrait également devenir déterminante lorsqu’il faudra remplacer un blessé en quelques jours.

Image Gabriel Pantel-Jouve
Gabriel Pantel-Jouve est le fondateur et rédacteur en chef de BeBasket, qu’il anime depuis 2010 (sous le nom de Catch & Shoot). Passé par l’Ecole Publique de Journaliste de Tours, puis deux universités en Amérique du Nord, il a pu développer son expertise sur le basket français, de la Ligue Nationale aux divisions amateurs, durant ces 20 dernières années. En parallèle, il est aussi engagé dans le développement de clubs du côté de Montpellier.

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