JSA Bordeaux : de retour en NM1, le club construit déjà son projet pour retrouver l’ELITE 2

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À partir de 5€Essai gratuitQuatre ans après avoir quitté la Nationale 1, les JSA Bordeaux ont retrouvé le troisième échelon français. Une remontée qui doit désormais être consolidée. Battus à Tarbes-Lourdes (89-85) pour leur première journée malgré une rencontre longtemps disputée, les Bordelais vont découvrir la NM1 au Palais des Sports ce vendredi 25 septembre contre Angers.
Le promu n’a pourtant pas attendu son retour à ce niveau pour réfléchir à la suite. Le maintien constitue la priorité de la saison 2026-2027, mais le projet présenté par ses dirigeants s’inscrit sur plusieurs années : retrouver l’ELITE 2 autour de 2030, développer une filière de formation capable d’alimenter l’équipe première et, parallèlement, avancer sur le dossier d’une nouvelle salle.
Derniers résultats
| Date | Match |
|---|---|
| 15/09/2026 | JSA Bordeaux 79 - 80 Poitiers |
| 18/09/2026 | Tarbes-Lourdes 89 - 85 JSA Bordeaux |
Prochains matchs
| Date | Match |
|---|---|
| 25/09/2026 | JSA Bordeaux - Angers |
| 29/09/2026 | Tours - JSA Bordeaux |
| 02/10/2026 | JSA Bordeaux - Lorient |
| 09/10/2026 | JSA Bordeaux - US Laval |
| 16/10/2026 | Vitré - JSA Bordeaux |
Thomas Vincent veut installer Bordeaux dans la durée en NM1
Le visage sportif du projet est désormais Thomas Vincent. Contraint de mettre un terme à sa saison de joueur sur blessure lors de l’exercice précédent, le fils de Pierre Vincent avait alors pris les commandes de l’équipe. Le changement s’est conclu quelques mois plus tard par une montée en NM1.
Bordeaux a choisi de conserver cinq joueurs de l’équipe promue : Eliott Froc, Thomas Llaury, Antoine Bibollet-Ruche, Edgar Wansi Fonkua et Clément Desmonts. Quatre recrues ont complété ce noyau. Mathieu Gibaud justifie cette continuité par la volonté de construire progressivement plutôt que de renouveler profondément l’effectif à chaque intersaison. Thomas Vincent a également été prolongé pour deux saisons.
Une logique partagée par l’entraîneur. « Un projet, ça met du temps à se construire et le fait qu’on ait gardé les cinq joueurs de l’année dernière, les cinq piliers, ça nous permet d’avoir une continuité dans ce qu’on veut faire. Et derrière on a rajouté ce qu’on avait besoin, c’est-à-dire du volume athlétique, du volume physique et en plus du talent », explique-t-il.
L’objectif immédiat ne souffre d’aucune ambiguïté : rester en NM1. « On a besoin de se stabiliser à ce niveau donc ce sera le maintien », insiste Thomas Vincent.
Pour y parvenir, Bordeaux a fait le choix d’un groupe professionnel resserré. « Le plus gros défi sur une saison à 40 matchs, c’est de rester en bonne santé, surtout qu’on a construit l’effectif avec neuf pros. On a choisi ça par rapport au contexte du club qu’on a. [...] Des défis, il va y en avoir des seaux et on les prendra les uns après les autres. »
Une première sortie encourageante avant de recevoir Angers
La première journée a confirmé que le promu pouvait déjà rivaliser. Bordeaux menait 41-38 à la pause à Tarbes-Lourdes avant de céder 89-85. Nicholas Shogbonyo a inscrit 18 points, Edgar Wansi-Fonkua a capté 9 rebonds et Noa Calabre a distribué 8 passes décisives.
Le premier rendez-vous à domicile en NM1 intervient vendredi face à Angers, vainqueur de Tours (75-65) lors de la première journée. La rencontre débutera à 20 heures au Palais des Sports.
Le retour dans cette salle constitue aussi l’un des enjeux économiques du projet. Les JSA évoluent dans une enceinte de 2 400 places et ont accueilli en moyenne 1 600 spectateurs la saison dernière, selon Mathieu Gibaud. Le dirigeant évoque également environ 110 partenaires privés, tout en présentant Bordeaux comme l’un des plus petits budgets de NM1.

L’ELITE 2 autour de 2030, mais sans brûler les étapes
La direction ne cache plus l’étape suivante. À moyen terme, Bordeaux veut retrouver l’ELITE 2, une quinzaine d'années après avoir connu ce niveau avec Boris Diaw notamment, en président/joueur lors du lockout NBA 2011, ou encore Sami Driss. Mais Mathieu Gibaud associe cette ambition à deux mots : stabilité et développement.
La progression doit être annuelle, avec des objectifs adaptés à chaque saison. En 2026-2027, il s’agit donc du maintien. Parallèlement, les JSA travaillent sur leur modèle économique et réfléchissent notamment à une évolution de leur statut, actuellement associatif, afin de pouvoir accueillir des investisseurs.
L’histoire du basket bordelais offre aussi au club plusieurs ambassadeurs. Boris Diaw, Gérald Ayayi, Élie Okobo, Ousmane Dieng ou Amath M’Baye sont notamment passés par les JSA.
La question d’une nouvelle salle déjà posée
Le Palais des Sports répond aux besoins actuels de la NM1. Pour Mathieu Gibaud, sa capacité de 2 400 places deviendrait en revanche une limite si les JSA parvenaient à s’installer durablement en ELITE 2.
« Une nouvelle salle est indispensable pour générer de nouveaux revenus et nous permettre d’avoir un budget à la hausse qui nous permettrait d’exister dans la division supérieure », estime le président.
Le club indique avoir déjà engagé des discussions avec la mairie et la Métropole - qui est cependant la plus endettée de France. L’objectif évoqué serait de faire coïncider la progression sportive et économique des JSA avec la construction d’une nouvelle enceinte autour de 2030-2031. Aucun lieu ni modèle de financement n’est cependant arrêté à ce stade.
La formation au cœur du projet des JSA Bordeaux
L’autre chantier se situe en amont de l’équipe première. La section basket compte environ 400 licenciés et veut construire une passerelle beaucoup plus directe entre ses équipes de jeunes et la NM1. Mathis Badji, Lucas Pinsolle et Lenny Epesse-Titi ont déjà commencé à emprunter cette voie.
Mathis Badji et Lucas Pinsolle, issus des U18 Élite de la saison dernière, appartiennent désormais au groupe NM1 pour leur première saison senior.
Thomas Vincent joue un rôle central dans cette organisation. En plus de l’équipe première, il est responsable technique du club et pilote les entraîneurs du Centre de Performance, qui rassemble les U13 Région, U15, U18 Élite et l’équipe réserve engagée en Pré-Nationale. L’objectif est d’installer des principes de jeu communs afin de faciliter le passage d’une catégorie à l’autre.
La passerelle concerne également les staffs. Arthur Boisson et Raphaël Paquet, adjoints de Thomas Vincent en NM1, entraînent les U18 Élite, tandis que le préparateur physique de l’équipe première Thomas Amalric intervient également auprès du Centre de Performance.

À terme, un centre de formation agréé
Franck Epesse-Titi place cette politique au centre du développement des JSA. « Notre ambition est de construire une véritable passerelle entre la formation et le haut niveau, avec l’objectif à terme d’alimenter notre équipe première qui évolue aujourd’hui en NM1. »
Le projet repose aussi sur un double cursus scolaire et sportif. Les JSA travaillent avec les lycées du Mirail, Gustave Eiffel et Bel Orme afin d’aménager les journées des jeunes du Centre de Performance. Un partenariat avec Elevate Premium Fitness - salle de sport gérée par l'ancien joueur Moses Mubarak - leur permet également de bénéficier de trois séances de musculation par semaine.
À l’horizon d’un éventuel retour en ELITE 2, l’ambition est clairement formulée : disposer d’un centre de formation agréé et renforcer les moyens humains consacrés au développement des jeunes.
Le projet bordelais avance donc sur plusieurs temporalités. À court terme, Thomas Vincent et son groupe doivent assurer le maintien en NM1. À moyen terme, les JSA veulent augmenter leurs ressources, structurer leur formation et préparer la question de la salle. Vendredi contre Angers, le Palais des Sports retrouvera d’abord la NM1 : la première étape concrète d’une saison durant laquelle Bordeaux veut commencer par retrouver durablement sa place à ce niveau.






































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