Les meilleurs championnats européens : BeBasket répond au classement d’Eurohoops

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À partir de 5€Essai gratuitChaque mois de septembre, Eurohoops publie son classement des principaux championnats européens. Pour 2026-2027, le média grec maintient l’Espagne, la Turquie et la Grèce sur le podium, mais fait surtout bondir l’Italie de la sixième à la quatrième position. Conséquence : la Betclic ELITE recule au cinquième rang, deux ans après avoir encore occupé la troisième place.
Le choix est argumenté. Eurohoops sanctionne notamment les difficultés financières qui ont frappé Monaco et considère que le championnat français manque de puissance économique derrière l’ASVEL et le Paris Basketball. Mais le média reconnaît simultanément qu'en matière de produit proposé sur le parquet, « aucune ligue en Europe ne présente une meilleure parité et davantage de talent brut » que la Betclic ELITE. Un constat qui mérite d'être davantage pris en compte au moment d'établir la hiérarchie.
1. Espagne : une première place incontestable
Difficile de discuter la domination de la Liga Endesa. Le Real Madrid, le FC Barcelone, Valence et Baskonia constituent quatre places fortes européennes, auxquelles s'ajoute une profondeur que peu de pays peuvent reproduire.
La fréquentation des salles, la culture basket, la qualité des effectifs et le niveau des équipes intermédiaires donnent surtout à l'ACB une densité unique. Sur ce point, BeBasket rejoint Eurohoops : l'Espagne reste la référence.
2. Turquie : la puissance financière et sportive
La Turquie conserve également sa deuxième place dans notre classement. Fenerbahçe et Anadolu Efes restent deux mastodontes, désormais accompagnés en EuroLeague par le Beşiktaş. Derrière eux, plusieurs formations disposent de moyens considérables et d'effectifs capables de peser en EuroCup ou en Basketball Champions League.
Tout n'est pourtant pas comparable avec l'Espagne. Certaines rencontres domestiques sont disputées devant des tribunes clairsemées et la programmation ne contribue pas toujours à valoriser le championnat. Mais en matière de talent et de puissance financière, la BSL conserve une longueur d'avance.
3. France : une Betclic ELITE plus encadrée, mais toujours aussi dense
C'est ici que notre classement diverge franchement de celui d'Eurohoops. La disparition de Monaco constitue évidemment un coup considérable pour la Betclic ELITE, mais elle dit aussi quelque chose du modèle français. Les clubs sont soumis aux règles financières très strictes d'un organe de contrôle indépendant, avec un niveau d'exigence que l'on retrouve très peu ailleurs en Europe, à l'exception notamment de l'Allemagne.
Ce cadre explique aussi pourquoi l'ASVEL n'a pas pu bâtir un budget de 59 millions d'euros. Là où certains grands clubs européens peuvent fonctionner durablement avec des déficits importants, les formations françaises doivent présenter des garanties économiques beaucoup plus fortes. En Espagne, le Real Madrid peut par exemple absorber environ 25 millions d'euros de pertes annuelles sur sa section basket, tandis que le FC Barcelone a lui aussi accumulé des déficits importants avant de réduire la voilure.
Cette rigueur ne signifie pas que le championnat manque d'ambition. La JL Bourg vient de remporter l'EuroCup en dominant le Beşiktaş en finale, devenant le troisième club français à soulever le trophée après Monaco en 2021 et Paris en 2024. Le Paris Basketball et l'ASVEL restent deux places fortes, tandis que les budgets progressent également derrière eux.
La Betclic ELITE conserve surtout l'une des plus fortes concentrations de jeunes talents en Europe. Nathan Soliman a rejoint Bourg, Hugo Yimga-Moukouri sort d'une saison conclue avec le trophée de meilleur jeune, tandis que Chalon peut notamment compter sur Klark Riethauser et Noa Kouakou-Heugue.
D'ailleurs : la France a pour l’instant réussi à conserver plusieurs de ses meilleurs prospects NBA malgré l’offensive financière de la NCAA. Certains des jeunes les mieux cotés au niveau mondial ont choisi de rester en Betclic ELITE alors que des universités américaines leur proposaient davantage d’argent. Leur choix repose aussi sur la conviction qu’ils seront mieux développés, responsabilisés et peut-être même mieux exposés en restant dans un environnement professionnel français.
Ce n’est pas anodin à l’heure où la NCAA attire une part croissante des meilleurs jeunes européens. L’Espagne elle-même n’est pas épargnée : Nikola Kusturica, l’un des plus gros prospects de sa génération et déjà apparu avec le FC Barcelone en Liga Endesa et en EuroLeague, a quitté le club catalan pour rejoindre UCLA en 2026. Selon la presse espagnole, l’université américaine lui avait proposé un contrat particulièrement important.
La capacité de la Betclic ELITE à conserver ses prospects les plus convoités constitue donc un argument supplémentaire en faveur du modèle français. Dans un marché où l’argent américain bouleverse désormais les parcours de formation européens, les meilleurs jeunes continuent de considérer la France comme un endroit où ils peuvent progresser, jouer et préparer au mieux leur arrivée au plus haut niveau.
La force française réside désormais moins dans une locomotive financière hors normes que dans la profondeur de son championnat. Les écarts entre le haut et le bas du classement restent réduits, les salles sont régulièrement bien remplies et les équipes de fin de tableau sont capables de battre les candidats au titre. Cette imprévisibilité, associée à un contrôle financier particulièrement strict, constitue aussi un signe de stabilité.
La Betclic ELITE a perdu Monaco, mais elle reste un championnat où les budgets sont encadrés, où les jeunes joueurs trouvent des responsabilités et où presque chaque rencontre peut basculer. À nos yeux, cette densité justifie toujours une place sur le podium européen.
4. Grèce : deux géants et une concurrence qui se reconstruit
Placer la Grèce troisième n'a rien d'incohérent. L'Olympiakos et le Panathinaikos disposent de deux des effectifs les plus puissants du continent. L'AEK Athènes conserve une réelle ambition et les deux clubs de Salonique, l'Aris et le PAOK, cherchent à retrouver une dimension supérieure.
Eurohoops souligne aussi un argument économique important : le nouveau contrat télévisé doit rapporter 21 millions d'euros sur trois saisons, avec environ 700 000 euros annuels garantis à chacun des 14 clubs.
Reste une interrogation : juge-t-on les meilleurs clubs ou les meilleurs championnats ? La profondeur grecque demeure inférieure à celle de la France. L'écart entre les deux mastodontes et une grande partie du championnat reste conséquent. Pour BeBasket, cela suffit à placer la Betclic ELITE légèrement devant. Mais c'est probablement la position la plus ouverte au débat.
5. Italie : le bond de deux places paraît prématuré
C'est finalement le choix d'Eurohoops qui nous convainc le moins. La Lega Basket Serie A passe directement de la sixième à la quatrième place, principalement grâce au retour de deux projets à Rome et au regain d'intérêt autour du basket italien. Eurohoops cite également Milan, la Virtus Bologne et l'arrivée de Maurizio Gherardini à la présidence de la ligue.
L'arrivée des deux clubs romains constitue effectivement un développement à suivre. Mais elle intervient après une intersaison marquée par le transfert à Rome des structures de Pallacanestro Brescia et de Vanoli Basket, validé par la Fédération italienne. Six clubs italiens participeront certes à l'EuroCup, dont les deux nouveaux projets de la capitale, mais cette représentation quantitative ne garantit pas encore une progression équivalente du niveau du championnat.
Milan et la Virtus restent les deux références du pays, sans dominer le basket européen. Trente, Venise ou Tortone constituent de solides places fortes, mais l'ensemble ne nous paraît pas suffisamment supérieur à la Betclic ELITE pour justifier deux places d'écart en une seule année.
6. Ligue adriatique : l'expansion au détriment de la densité ?
La sixième place attribuée par Eurohoops à l'ABA League se défend davantage. La présence du Partizan Belgrade, de l'Étoile Rouge et de Dubaï apporte trois locomotives d'EuroLeague.
Mais l'expansion change progressivement la nature de la compétition. Cluj, Bratislava ou Vienne ont rejoint un championnat autrefois concentré sur l'espace de l'ex-Yougoslavie. Eurohoops reconnaît lui-même que l'ensemble demeure très disparate, notamment économiquement.
La tradition de formation et la qualité des meilleurs clubs restent exceptionnelles. La profondeur, elle, s'est diluée.
7. Allemagne : solide, structurée, mais sans véritable décollage
L'Allemagne possède beaucoup des qualités françaises : clubs structurés, public fidèle, formation performante et stabilité économique. Eurohoops insiste d'ailleurs sur le respect des règles financières et la régularité des paiements.
Il lui manque cependant la profondeur de talents et les résultats européens récents permettant de monter davantage. La septième place paraît donc cohérente.
8 à 10. Lituanie, Israël et Pologne complètent le Top 10
La Lituanie reste un marché extrêmement réduit mais profondément attaché au basket. Eurohoops la fait progresser devant Israël, notamment après le succès du Rytas en Basketball Champions League. Le championnat demeure toutefois largement structuré autour du Žalgiris Kaunas.
Israël possède paradoxalement davantage de poids au sommet avec le Maccabi Tel-Aviv, l'Hapoel Tel-Aviv et l'Hapoel Jérusalem, mais la situation locale pèse nécessairement sur l'évaluation du championnat domestique.
Enfin, la Pologne conserve sa dixième place. Un championnat solide et relativement profond, mais dont les clubs restent encore loin des résultats européens obtenus par les formations des pays placés devant.
Le classement BeBasket des championnats européens
Liga Endesa (Espagne)
Basketbol Süper Ligi (Turquie)
Betclic ELITE (France)
Stoiximan GBL (Grèce)
Lega Basket Serie A (Italie)
ABA League (Ligue adriatique)
easyCredit BBL (Allemagne)
LKL (Lituanie)
Winner League (Israël)
Orlen Basket Liga (Pologne)
Ce classement n'a évidemment rien de scientifique, pas plus que celui d'Eurohoops. Tout dépend du poids accordé aux différents critères : puissance financière, résultats européens, qualité des locomotives, profondeur, affluences, formation ou attractivité.
C'est précisément pour cette raison que la cinquième place française nous paraît sévère. La Betclic ELITE a perdu sa plus grosse puissance financière avec Monaco, mais elle conserve une profondeur rare, vient de fournir le vainqueur de l'EuroCup et continue d'accueillir certains des prospects les plus intéressants du continent. À nos yeux, cela vaut encore un podium européen.
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- Liga Endesa — Spain
- Basketbol Süper Ligi — Turkey
- Betclic ELITE — France
- Greek Basketball League — Greece
- Lega Basket Serie A — Italy
- ABA League — Adriatic region
- Basketball Bundesliga — Germany
- LKL — Lithuania
- Israeli Basketball Premier League — Israel
- Orlen Basket Liga — Poland










































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