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Trop brouillons, les Bleus s’inclinent en Serbie malgré un ultime sursaut

Revenue d'une situation très mal embarquée en toute fin de match à Belgrade (-12 à la 37e minute), l'équipe de France a eu le ballon de l'égalisation sur la dernière possession, mais a dû s'incliner en Serbie (90-87). Une première prestation contrastée en ce mois d'août pour les Bleus, mais pas dénués de signaux encourageants.
Trop brouillons, les Bleus s’inclinent en Serbie malgré un ultime sursaut

Aleksa Avramovic et les Serbes ont pris le meilleur sur les Français

Crédit photo : Julie Dumélié
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Puisqu’il faut bien des premières à tout, Frédéric Fauthoux a perdu ce jeudi, à Belgrade, son tout premier match amical à la tête de l’équipe de France, un an après avoir empoché des victoires autoritaires en Espagne (+8) ou en Grèce (+15) en préambule de l’EuroBasket.

Mais comme le championnat d’Europe l’a bien prouvé dans la foulée, les rencontres de préparation ne préjugent en rien de l’avenir. Et on se détachera aisément du résultat, négatif (défaite 90-87), pour juger du fond de la prestation du jour des Bleus en Serbie.

Serbie 90 - 87 France · Préparation 2026-2027 · 20/08/2026

Leaders

Meilleurs joueurs de chaque équipe : points, rebonds, passes
SerbieFrance
PTSNikola Jokic 20Amine Noua 14
REBNikola Jokic 9Gérald Ayayi 5
PDNikola Jokic 8Sylvain Francisco 3

Statistiques d'équipe

Feuille de match : statistiques des joueurs
SerbieFrance
TIRS47,5 %47,6 %
3PTS7/219/32
LF27/3818/24
REB2832
RO1012

Wembanyama – Gobert,
association toujours imparfaite 

On retiendra d’abord tous les éléments qui prouveront que cette sortie n’était qu’un galop d’essai, d’une équipe en manque d’automatismes, pour la première de Victor Wembanyama avec Freddy Fauthoux. À ce titre, les tricolores ont été plombés par leurs trop nombreuses pertes de balle (22), beaucoup non provoquées, équitablement réparties entre les deux mi-temps. Ce sont notamment les errances du début de la seconde période qui ont entraîné la série finalement fatale aux Bleus (de 51-48 à 61-50), et les ont condamnés à naviguer à vue jusqu’au money-time (86-74, 37e), alors qu’ils étaient encore bien dans le coup auparavant.

Au rayon des approximations, on rangera également le retour de l’association Rudy Gobert – Victor Wembanyama, de nouveau guère convaincante, comme aux JO 2024, prouvant que le changement de sélectionneur n’avait, pour l’instant, pas eu de prise sur leur complémentarité. Avec ses 6 balles perdues, Wemby a incarné les imprécisions tricolores, tandis que son aîné présente le plus mauvais +/- des Bleus (-12), à égalité avec son compère de la génération 1992, Evan Fournier, très loin de ses standards (5 points à 2/8 en 26 minutes).

Victor Wembanyama (France) - Rudy Gobert (France)

Comparaison statistique entre deux joueurs
Victor WembanyamaRudy Gobert
PTS106
REB53
PD23
IN20
CO20

Une belle force de caractère 

Mais si le MVP du Final Four de l’EuroLeague a autant joué (plus gros temps de jeu de l’équipe de France), c’est peut-être parce que Frédéric Fauthoux voulait apprendre à le connaître. Mais aussi parce qu’il est capable de sonner la révolte. Soit un peu ce qui s’est passé, avec son panier de haut niveau à la 39e minute (86-81), qui a contribué à ramener des tricolores encore en perdition quelques instants plus tôt. Et c’est bien l’un des gros points positifs du soir : cet ultime sursaut, qui a offert aux 17 026 spectateurs d’une Beogradska Arena bien plus feutrée que lors des soirées d’EuroLeague, un money-time intéressant.

Une vraie preuve de caractère de la part des Français, qui ont alors refusé la large défaite qui se présentait inévitablement (82-69 à la 35e, 86-74 à la 37e). Après un tir miraculeux de Sylvain Francisco, une sorte de fléchette sur la planche, les Bleus ont même eu la possession de l’égalisation entre les mains, mais le très éphémère meneur de l’ASVEL a été étouffé par l’hargneux Aleksa Avramovic, qui a renvoyé sa tentative lointaine à la sirène, évitant ainsi la prolongation.

Même dans cette rébellion réussie, les hommes de Frédéric Fauthoux pourront regretter de trop nombreuses erreurs, signe de leur immense marge de progression : la mauvaise passe d’Evan Fournier entraînant une faute antisportive de Matthew Strazel à la 38e (86-79), la sélection de tir douteuse de Victor Wembanyama à la 40e (86-83), le lancer-franc refusé de Sylvain Francisco à 6 secondes du buzzer pour avoir mordu la ligne (89-87), etc…

Ayayi et Noua, les gagnants du soir 

Reste que venir mourir à seulement trois points des coéquipiers de Nikola Jokic (20 points, 9 rebonds et 8 passes décisives) dans une rencontre de préparation n’a rien d’infamant, surtout vu les prestations timorées des leaders, hormis Matthew Strazel (12 points à 100%).

À ce titre, la plus grande satisfaction du soir est venue de l’apport du banc, avec l’étincelle amenée par quelques facteurs X inattendus : Gérald Ayayi, en premier lieu, auteur de son match référence en sélection (10 points à 4/6, 5 rebonds et 4 interceptions), qui avait bien mérité d’être sur le parquet dans le money-time, et Amine Noua, meilleur marqueur (14 points en 15 minutes), qui prouve décidément qu’il peut être plus qu’un simple joueur de fenêtres. Dans une moindre mesure, Terry TarpeyJaylen Hoard et Maxime Raynaud ont également tiré leur épingle du jeu.

Victor Wembanyama (France) - Rudy Gobert (France)

Comparaison statistique entre deux joueurs
Victor WembanyamaRudy Gobert
PTS106
REB53
PD23
IN20
CO20

Attendus dimanche à Orléans face aux mêmes Serbes, les Bleus seront désormais évalués sur les progrès qu’ils sauront proposer en trois jours, face à leur public, notamment dans leur quête d’automatismes et de repères collectifs. Mais le contenu de cette soirée belgradoise ressemble quand même à quelque chose sur lequel il est possible de construire…

Les statistiques complètes sont disponibles ici

Image Alexandre Lacoste
Alexandre Lacoste est arrivé sur BeBasket en 2011, lorsque le site se prénommait encore Catch & Shoot. Amateur de portraits et de reportages, généralement au plus près des équipes de France lors des compétitions internationales, il aime chercher des angles originaux et des sujets qui vont au-delà du simple résultat sportif.

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