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ITW Nadir Hifi, « visage du basket français » avec le Paris Basketball pour sa « possible dernière saison »

Betclic ELITE - À la veille du coup d'envoi de la saison à Roland Garros pour la SuperCoupe LNB, Nadir Hifi se confie en longueur pour BeBasket. La saison 2026-2027 du meneur du Paris Basketball et international français s'annonce riche et importante, entre ambition collective, potentiels choix de carrière à venir et gestion de son rôle en équipe de France.
ITW Nadir Hifi, « visage du basket français » avec le Paris Basketball pour sa « possible dernière saison »

Nadir Hifi revient en longueur pour BeBasket sur ses différentes actualités

Crédit photo : Florentin Bruère
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C’est un Nadir Hifi souriant, déterminé et revanchard qui ouvre la saison 2026-2027 du Paris Basketball. Déterminé et revanchard, car le meneur tricolore aborde ce nouvel exercice avec la ferme intention de rectifier le tir après la « saison sans titre » vécue par le club de la capitale, une opportunité qui se présente dès ce week-end à l’occasion de la SuperCoupe LNB organisée à Roland-Garros.

Mais aussi déterminé par son été complexe en équipe de France, où son rôle parisien bien spécifique l’avait rendu moins exploitable que Matthew Strazel et Sylvain Francisco, dixit Freddy Fauthoux. Pas de rancœur pour autant chez le jeune homme de 24 ans bien au contraire, lui qui continue de bâtir son jeu à l’heure actuelle. Cela répond même à une ambition personnelle : faire encore évoluer sa palette. Et ainsi mieux exporter son profil à l’étranger ? Puis en Bleu par ricochets, comme il le laisse sous-entendre ? Grand entretien, après une conférence de presse déjà fleuve.

Présent à Roland-Garros, Nadir Hifi est revenu sur son été Bleu, et sur ce qui l’attend à Paris (et ailleurs ?) Crédit : Florentin Bruère

BeBasket : Quels sont les objectifs du Paris Basketball pour cette saison, après la déception de la finale du championnat perdue notamment ?

Nadir Hifi : On a à cœur de faire beaucoup mieux. On a réalisé trois saisons avec des titres auparavant et nous n’en avons pas eu la saison passée, donc on veut en prendre au moins un cette année. La défaite au match 5 de la finale a été un échec, mais cela fait partie du sport. On va revenir plus fort, et pourquoi pas aller chercher un premier titre dès ce week-end. Sur le papier, nous serons plus solides et plus physiques, avec une équipe beaucoup plus complète et homogène que l’année dernière. Nous serons à 100% très bientôt.

Pour l’EuroLeague, il faut aussi être ambitieux et optimiste. Tout le monde a envie de faire les playoffs, mais il faut se rendre compte à quel point c’est compliqué. Même lors de notre première saison, avec toute l’alchimie, la cohésion et la solidarité que nous avions, cela avait été extrêmement difficile et nous avions dû passer par le play-in en allant gagner sur le terrain du Real Madrid. La réalité de l’EuroLeague dépend de beaucoup de facteurs : les blessures, la forme. J’aimerais bien faire le play-in de nouveau dans un premier temps pour pouvoir disputer les play-offs. La campagne sera plus longue avec plus d’équipes désormais, ce qui accroît et le risque de blessure.

« Pour Paris, c’est la suite logique de devenir
le visage du basket français »

Vous êtes perçu comme le pilier du projet parisien. Comment vivez-vous ce rôle alors que Paris est aujourd’hui considéré comme la vraie locomotive du championnat, depuis la disparition de Monaco ?

Être le pilier de la locomotive du championnat, c’est une vraie responsabilité. Pour répondre présent soir après soir, et montrer un beau visage de la France aux yeux de l’Europe. Paradoxalement, il faut essayer de ne pas y penser pour y parvenir.

Pour Paris, c’est la suite logique de devenir le visage du basket français. Mais ce serait un piège de se dire que ce sera plus facile. Chaque équipe est dangereuse, a faim, et les joueurs aussi. L’ASVEL a fini dans le top 4 l’an dernier et Nanterre était devant elle. Saint-Quentin est aussi une équipe très solide qui joue bien ensemble. L’an passé, nous avons perdu contre des équipes du bas de tableau, chaque match doit être pris avec beaucoup de sérieux. C’est plus un piège qu’un avantage.

En parallèle il y a eu l’équipe de France cet été, où votre temps de jeu est resté limité sous les ordres de Frédéric Fauthoux. Comment analysez-vous cette situation et les choix du sélectionneur ?

Il faut que je continue à évoluer. Ce sont les choix du coach, il faut les respecter et prendre cela comme une motivation supplémentaire, pas de façon négative. J’ai 24 ans, et je suis appelé chaque été en sélection. Dans ma vie, on ne m’a jamais rien donné facilement, j’ai dû tout aller chercher par moi-même. Ca me pousse à continuer à travailler et à persévérer.

Parce qu’il y a des aspects de mon jeu où je dois encore progresser. Je performe énormément dans un style de jeu parisien différent, mais qui marche au plus haut niveau européen. Ce n’est pas une question de niveau, je suis convaincu que je vais intégrer cette équipe de France sur le long terme.

Le coach m’a expliqué pourquoi je n’avais pas été retenu et pourquoi il voulait partir avec Sylvain [Francisco] et Matthew [Strazel]. Mais je ne dois pas forcément me concentrer uniquement sur la façon d’intégrer les Bleus ; je dois continuer à évoluer naturellement en club. Ça pourrait m’aider de jouer dans une équipe avec un style de jeu différent, mais c’est un débat sans fin.

« Je ne suis pas inquiet pour mon avenir »

Quelles sont ces axes d’évolution, dont vous parlez ?

J’aimerais améliorer mon playmaking. Durant la présaison, j’ai montré que je faisais de bonnes lectures. J’ai envie de montrer que je peux gagner des matchs tout en « régalant » mes coéquipiers et en faisant « manger » tout le monde. Tout le monde sait que je peux scorer facilement, ce n’est plus à prouver. Marquer moins ? Oui, bien sûr. Les meilleurs meneurs d’EuroLeague ne tournent pas à 20 points, mais distribuent beaucoup plus de passes décisives. Il faut s’inspirer des meilleurs, comme Sylvain Francisco à Kaunas l’an dernier.

En fait, je ne veux pas partir à l’étranger trop tôt. Je veux vraiment être prêt, me bâtir et cocher toutes les cases. Aujourd’hui, je suis au Paris Basketball et j’ai le niveau pour jouer dans n’importe quelle équipe d’Europe. Rester à Paris, me former, bien me bâtir et prouver que je peux gagner des matchs et des titres en étant le leader d’une équipe d’EuroLeague, c’est quelque chose qui me parle beaucoup. Après, c’est clair qu’à un moment donné, il faudra que je me challenge, et cela m’aidera aussi pour l’équipe de France.

Cette saison 2026-2027 peut-elle être celle qui parachève votre construction à Paris, avant d’envisager un départ à l’étranger l’été prochain ?

Ça peut être ma dernière saison à Paris, c’est possible. L’année dernière et l’année d’avant, de grands clubs voulaient me signer, mais mon choix était de rester à Paris car je sentais que ma place est ici. On verra ce qui sera fait demain. L’objectif est vraiment de faire la meilleure saison possible. Ensuite, je ne suis inquiet de rien pour mon avenir.

Cette saison à Paris, vous retrouvez Maxime Lefèvre au coaching, que vous aviez fréquenté en Summer League à Minnesota. Parlez-nous de votre relation, avez-vous été concerté pour son recrutement ?

Oui, j’ai échangé avec lui avant qu’il ne signe officiellement. En général, les joueurs ou les gens qui veulent venir à Paris me posent pas mal de questions. J’ai vraiment aimé son enthousiasme à l’idée de venir à Paris. Nous avons une très bonne relation. Le lien s’était créé dès notre passage commun aux Timberwolves, donc c’est cool de pouvoir le côtoyer encore au quotidien.

Il croit beaucoup en moi, me fait totalement confiance et me donne beaucoup de responsabilités pour performer et bâtir l’équipe autour de moi. J’aime avoir des responsabilités. Il est très exigeant avec moi et me challenge beaucoup, et c’est précisément ce que j’aime. J’espère qu’on accomplira de belles choses ensemble.

Depuis Paris, Roland-Garros…

Image Arthur Puybertier
Arthur Puybertier est le journaliste rookie de BeBasket. Il suit de près l’actualité du basket, de la Nationale 1 jusqu'à la NCAA, NBA et WNBA ! Il analyse le jeu et les transferts avec une solide culture sportive et un regard éclairé sur les enjeux du sport. Cette saison, il couvrira également l'Euroleague et la Betclic ELITE depuis l'Adidas Arena et le Palais des Sports Maurice Thorez, pour vous faire vivre l'actualité au plus près.

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