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Maintien, économie, NBA Europe : Luc Dayan détaille le nouveau chapitre des Metropolitans

ELITE 2 - Deux ans après avoir participé à la relance des Levallois Metropolitans sur de nouvelles bases, Luc Dayan a détaillé les coulisses du projet francilien, désormais tourné vers la deuxième division. Devenu président d’honneur, il évoque le maintien comme priorité, la nécessité d’augmenter les recettes du club et l’incertitude entourant le projet NBA Europe.
Maintien, économie, NBA Europe : Luc Dayan détaille le nouveau chapitre des Metropolitans

Luc Dayan fixe la priorité des Levallois Metropolitans : « L’objectif, c’est de se maintenir »

Crédit photo : You Tube / Le Roster
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Luc Dayan s’est longuement confié sur la reconstruction et l’avenir des Levallois Métropolitans à travers un entretien vidéo accordé au média Le Roster, mené par le journaliste Louison Perard. De la renaissance du club à son accession en Élite 2, en passant par son modèle économique, sa gouvernance et le projet NBA Europe, le président d’honneur est revenu en détail sur les nombreux chantiers qui entourent désormais la formation francilienne.

Un nouveau club construit sur les Blue Steelers

Luc Dayan tient d’abord à apporter une précision sur l’histoire récente des Metropolitans. À ses yeux, le projet lancé à Levallois en 2024 n’est pas juridiquement la continuité du club qui avait évolué au plus haut niveau avec Victor Wembanyama.

« Il a disparu, en vrai », explique-t-il à propos de l’ancienne structure professionnelle. Après la décision de ne pas réinscrire l’équipe en deuxième division à l’été 2024, Dayan raconte avoir cherché une solution permettant de conserver l’identité des Metropolitans à Levallois.

Celle-ci est passée par les Blue Steelers, alors engagés au niveau inférieur et sportivement en mesure d’accéder à la NM1.

« C’est cette équipe dont on a changé le nom », résume-t-il.

Une nouvelle SASP a parallèlement été créée avec des investisseurs privés. La société s’est ensuite appuyée sur les droits sportifs de l’association pour lancer ce nouveau projet sous l’appellation Metropolitans.

« On a réuni des fonds, après on a fait un budget, on a mis une organisation en place. La première année, on a fait ça au dernier moment, donc l’équipe s’est maintenue. On était très contents et on a pu préparer la saison d’après plus tranquillement. »

La deuxième saison a dépassé les ambitions initiales. Alors que les playoffs constituaient l’objectif annoncé par Dayan, les Metropolitans ont finalement obtenu leur montée.

Le maintien comme priorité pour la saison prochaine

Cette accession oblige désormais le club à accélérer son développement. Luc Dayan ne cache pas que la montée est arrivée plus rapidement que prévu.

« On pensait pas monter l’année dernière. L’objectif de l’année précédente, c’était de faire les playoffs. Et là, finalement, on monte et tant mieux. »

Pour la prochaine saison, aucun objectif démesuré n’est affiché. La priorité sera d’abord de stabiliser les Metropolitans à ce niveau.

« L’objectif sportif, là, c’est de se maintenir. »

Le dirigeant évoque également la volonté de commencer à travailler sur la création d’un centre de formation. Mais la montée pose surtout un défi économique. Dayan, qui a quitté la présidence de la SASP pour devenir président d’honneur, explique désormais concentrer une grande partie de son activité autour du développement commercial et marketing du club.

« Il faut qu’on trouve des sponsors, des partenaires, que les gens viennent au stade et payent leur place. »

L’objectif est notamment de construire un budget davantage alimenté par les recettes propres du club et moins dépendant des apports de ses actionnaires.

« On est en train de préparer ça pour avoir un budget qui soit équilibré, en tout cas qui dépende le moins possible de la poche des actionnaires. »

Billetterie, partenariats et structuration commerciale figurent ainsi parmi les principaux chantiers engagés depuis l’accession.

Dayan ne veut pas intervenir dans les choix sportifs

Luc Dayan développe également une conception très précise de son rôle de dirigeant. Malgré son expérience dans le football professionnel et son implication dans la reconstruction des Metropolitans, il refuse de s’immiscer dans le recrutement ou les choix tactiques.

« Moi, la partie sportive, je m’en occupe jamais. »

Sa méthode consiste à nommer des responsables qu’il estime compétents, leur attribuer un cadre financier et les laisser prendre leurs décisions.

« Mon rôle, c’est de choisir les bonnes personnes. Directeur sportif qui choisit l’entraîneur, puis c’est leur boulot, c’est eux qui sont compétents. Moi, je leur donne un budget et après c’est à eux de faire ce qu’ils pensent être le mieux pour l’équipe. »

Une séparation des responsabilités qu’il dit avoir déjà appliquée lorsqu’il dirigeait des clubs de football.

« Après, s’ils ne sont pas bons, c’est ma décision de changer l’organisation sportive. »

Dayan se réserve ainsi davantage les dimensions financière, juridique, stratégique, commerciale et marketing.

NBA Europe : « C’est ESV qui est candidat, pas le club »

Autre dossier évoqué longuement : le projet NBA Europe. Luc Dayan insiste sur une distinction qu’il estime essentielle concernant la candidature déposée autour du projet levallois.

« Attention à ne pas mélanger : ce sont les actionnaires du club qui sont candidats, pas le club. »

Selon lui, c’est EuroStep Ventures (ESV), actionnaire des Metropolitans, qui s’est positionné dans le processus autour d’une éventuelle franchise. Le club de Levallois pourrait toutefois jouer un rôle dans le projet.

« Il se trouve que le club pourrait servir de réceptacle à cette franchise. »

Dayan indique avoir travaillé comme consultant sur ce dossier et avoir eu des échanges avec la NBA au cours du processus de candidature. Mais il reconnaît ne disposer actuellement d’aucune certitude sur la forme définitive que prendra la future compétition.

« Au moment où je vous parle, je ne sais pas ce qui va se passer. C’est impossible de savoir. »

Il s’interroge notamment sur l’articulation du projet avec l’EuroLeague, son futur modèle économique et l’identité des franchises qui seraient finalement retenues.

« Tant qu’on ne sait pas quelle est la compétition, c’est difficile de savoir qui vont être les différentes franchises, quel va être le modèle économique. »

Pour les Metropolitans, le chantier immédiat apparaît donc beaucoup plus concret : réussir leur retour en deuxième division, renforcer leurs ressources commerciales et stabiliser une structure reconstruite seulement deux ans auparavant. Le projet NBA Europe demeure, lui, une perspective dont les contours restent encore très incertains.

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